L’Assurtech Qover lève 8 millions d’euros et part à la conquête du marché français

 |   |  522  mots
La startup Qover développe des offres d'assurance en ligne en marque blanche. Elle emploie une trentaine de collaborateurs et devrait bientôt en compter une quarantaine.
La startup Qover développe des offres d'assurance en ligne en marque blanche. Elle emploie une trentaine de collaborateurs et devrait bientôt en compter une quarantaine. (Crédits : Qover)
La startup bruxelloise Qover, qui développe des offres d'assurance digitales en marque blanche, revendique 50.000 assurés dans huit pays européens dont 10.000 en France. Grâce aux fonds levés, elle entend nouer de nouveaux partenariats pour se renforcer dans l'Hexagone, où un écosystème Assurtech émerge.

La startup belge Qover vient de boucler un nouveau tour de table de 8 millions d'euros auprès du français Alven et du canadien Portag3 Ventures, déjà au capital de l'Assurtech française Alan. L'actionnaire historique Anthemis, un fonds de capital-risque spécialisé dans les startups de la finance, participe également à cette nouvelle augmentation de capital. La jeune pousse, née en 2016, avait déjà levé 7 millions d'euros.

Qover, qui emploie une trentaine de collaborateurs et bientôt quarante, a développé une plateforme technologique permettant à différentes entreprises d'intégrer simplement une offre d'assurance en ligne pour la proposer à leurs utilisateurs.

"Nous sommes capables de créer un produit d'assurance en l'espace de 4 à 6 semaines", se targue Jean-Charles Velge, cofondateur de Qover avec Quentin Colmant.

Pour porter les risques, la startup fait appel à différents réassureurs comme Munich Re, Lloyd's of London et La Parisienne, en France.

Une assurance à la demande pour les coursiers Deliveroo

L'Assurtech travaille notamment avec Deliveroo en Europe pour assurer ses coursiers uniquement lors de leur temps de travail.

"Lorsque le coursier se connecte à l'application Deliveroo, l'assurance s'enclenche en temps réel. Cela permet de les couvrir sur trois points : la responsabilité civile s'ils blessent quelqu'un, l'assurance accident s'ils se blessent eux-mêmes et une protection des revenus s'ils ne peuvent plus travailler. La couverture prend fin lorsqu'ils se déconnectent de l'application", expose Jean-Charles Velge.

La startup compte également parmi ses clients la plateforme Immoweb, propriété du groupe Axel Springer et présentée comme le Seloger français. "Cette entreprise dispose d'une importante base d'utilisateurs et cherchait à la monétiser. Grâce à notre technologie, elle peut proposer aux locataires et propriétaires des services supplémentaires, en marque blanche, comme l'assurance habitation et loyers impayés", détaille Jean-Charles Velge.

Multiplier par quatre le nombre d'assurés à l'horizon 2020

Au total, Qover revendique 50.000 assurés dans huit pays européens, dont 10.000 en France, notamment via son partenariat avec Deliveroo. D'ici 2020, Qover espère atteindre les 200.000 assurés en Europe.

"Les fonds levés vont nous permettre de financer notre expansion géographique, et de nous renforcer notamment en France et au Royaume-Uni. Nous allons également continuer à investir dans notre plateforme technologique", indique l'entrepreneur.

Dans l'Hexagone, l'Assurtech Eloa développe une approche quelque peu similaire. « L'objectif est d'éliminer les différentes ruptures dans le parcours client, de casser les silos, et de permettre à des acteurs non banquiers, ni assureurs, de proposer des offres de crédit et d'assurance », nous expliquait dans une précédente interview Jean-Christophe Boccon-Gibod, cofondateur de la startup. Elle aussi se développe dans une logique de B2B2C et vient de lancer une offre d'assurance habitation en ligne.

En France, le secteur de l'Assurtech demeure petit au regard d'autres sous-ensembles de l'écosystème Fintech, mais il connaît la plus forte croissance en termes de financement. Les 120 Assurtech recensées dans l'étude Fintech Horizon, publiée au mois de juin par le cabinet Klein Blue, ont levé 107 millions d'euros au cours des cinq premiers mois de l'année, contre 70 millions d'euros sur l'ensemble de l'année 2018.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :