Airbus finalise son accord avec Spirit AeroSystems, vital pour l'A350
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Les difficultés de Spirit AeroSystems tendent aujourd'hui à ralentir la supply chain de l'Airbus A350.
Ahmed Jadallah
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Les difficultés de Spirit AeroSystems tendent aujourd'hui à ralentir la supply chain de l'Airbus A350.
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Après dix mois de négociations, Airbus vient de trouver un accord définitif avec Spirit AeroSystems. L'avionneur va racheter les activités de l'équipementier américain qui sont dédiées à ses appareils commerciaux. Il s'agit d'un « mouvement défensif », comme l'a décrit Guillaume Faury, président exécutif d'Airbus, afin de sécuriser sa chaîne d'approvisionnement au moment où Spirit AeroSystems s'apprête à rejoindre le giron de Boeing. La transaction et le transfert officiel des opérations doivent être finalisés au troisième trimestre de cette année, après l'obtention des autorisations nécessaires. Le montant de l'opération est fixé à 439 millions de dollars, sous réserve de certains ajustements.
Si ce n'est pas une surprise, Airbus ayant déjà partagé sa décision d'internaliser les activités de Spirit AeroSystems le concernant, cet accord n'en est pas moins important. Bien que largement lié à Boeing, l'équipementier est stratégique dans la chaîne d'approvisionnement du constructeur européen. C'est tout particulièrement le cas pour l'A350, le fer de lance de sa gamme long-courrier, ainsi que pour l'A220.
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Le principal enjeu de cet accord était de trouver un découpage industriel satisfaisant entre Airbus, Spirit, mais aussi Boeing. Airbus va ainsi mettre la main sur trois sites qui lui sont dédiés. Il s'agit de Kinston (Etats-Unis) et de Saint-Nazaire pour des sections de fuselage de l'A350, ainsi que le site de Casablanca pour des composants de l'A321 et de l'A220. C'était sans doute la partie la plus facile, à en croire un connaisseur du dossier.