Comment l'Eco Explorers Society veut encourager l'innovation durable
Laurence Bottero, à Nice
Laurence Bottero, à Nice
Quand Bertrand Piccard, le pilote de Solar Impulse, Raphaël Domjan, l'initiateur du premier tour en bateau solaire Planet Solar, et Gildo Pallanca Pastor, le Monsieur Véhicule électrique de record, rassemblent leurs énergies, ça donne une association décidée à aider au développement de projets innovants en matière d'exploration des mers, des terres et des cieux.
Ils ont tous un point commun, et nom des moindres: celui d'avoir imaginé, concocté et réalisé des projets un peu fous. Bertrand Piccard prend tous les risques avec son tour du monde aérien à bord du premier avion solaire Solar Impulse. Raphaël Dormjan a fait de même, mais sur les mers, avec le bateau Planet Solar.
Quant à Gildo Pallanca Pastor, on connaît l'implication de Venturi, sa PME basée à Monaco, dans les tentatives de record du monde de vitesse en véhicule à pile à combustible et électrique grâce à sa "Jamais Contente" et le programme VBB mais aussi pour son engagement en Formula-E. Trois passionnés de la chose durable qui ont décidé de faire pot commun et de créer l'Eco Explorers Society.
Une toute jeune association, portée sur les fonts baptismaux lors de cette COP21 et qui se place sous l'égide de la fondation d'un autre convaincu de la chose durable, le prince Albert II de Monaco, via donc sa Fondation.
"Nous parlons tous le même langage et nous pouvons mettre en commun nos efforts pour accompagner des actions encore plus pertinentes mais pas forcément aussi spectaculaires", avance le Prince Albert II de Monaco.
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Concrètement, l'Eco Explorers Society vise à aider véritablement les porteurs de projets innovants et à encourager les programmes de R&D y afférents. "Nous devons pouvoir donner à d'autres projets une chance de devenir réalité. Notre association a un sens", explique Gildo Pallanca Pastor, qui la préside et pour qui il est toujours utile et même nécessaire de pousser les recherches.
À l'instar de ce qu'explique Raphaël Domjan, l'idée est de conserver d'ores et déjà qui les carnets de bords, qui des pièces utilisées mécaniquement dans les projets afin de leur offrir une postérité utile et intelligente, pourquoi pas dans les musées.
Car, si le développement durable, la mobilité propre, la croissance des énergies renouvelables semblent une évidence, comme le souligne le Prince Albert II de Monaco, qui connaît bien le sujet, "il reste encore des messages à faire passer, non seulement au monde politique, mais aussi au monde économique et surtout au grand public".
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En février prochain la fondation entrera dans le concret avec la sélection de projets qui lui auront été soumis. Bien évidemment la Fondation Albert II apportera son regard. Quand au budget dont l'Eco Explorers Society sera doté, il est pour l'heure en cours d'élaboration mais sera fonction de la dimension des projets soutenus.
Laurence Bottero, à Nice
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