Grève chez Boeing : la direction fait une « offre finale » aux salariés
latribune.fr

La direction a adressé une « offre finale » aux salariés pour mettre la fin à la grève.
Staff
latribune.fr

La direction a adressé une « offre finale » aux salariés pour mettre la fin à la grève.
Staff
[Article publié le lundi 23 septembre 2024 à 21h26 et mis à jour le mardi 24 septembre 2024 à 07h26] La grève massive chez Boeing va-t-elle prendre fin ? C'est en tout cas ce qu'espère vivement la direction de l'avionneur américain. Pour cela, elle a adressé une « offre finale » au syndicat international des machinistes (IAM). Cette offre comprend une hausse des salaires de 30% sur quatre ans.
Plus de 33.000 ouvriers de l'avionneur américain dans la région de Seattle (nord-ouest) sont en grève depuis le 13 septembre, dans le cadre de la négociation de leur nouvelle convention collective. Un accord préliminaire avait été rejeté le 12 septembre à près de 95% par les membres de l'IAM-District 751, branche locale du syndicat, qui n'étaient pas satisfaits des propositions en matière de hausse salariale (+25% au lieu des +40% réclamés) ni de retraite.
« Cette offre est conditionnée à une ratification au plus tard le 27 septembre à 23H59 » locales (5h59 heure de Paris, ndlr), a-t-il poursuivi. Sollicité par l'AFP, le syndicat n'a pas répondu dans l'immédiat.
Mais l'IAM a estimé lundi soir que la proposition du groupe n'allait « pas assez loin pour répondre aux demandes » :
« Boeing reste loin du compte avec cette proposition », souligne l'IAM-District 751, branche locale du syndicat, dans un communiqué, précisant qu'elle ne votera pas le 27 septembre, date butoir fixée par Boeing pour une ratification, mais qu'elle demandera leur avis à ses membres.
Le groupe, dont les deux principales usines - celle du 737, son avion le mieux vendu, et celle du 777 -, font partie des sites à l'arrêt depuis dix jours, propose également un bonus de ratification doublé à 6.000 dollars, ainsi que le rétablissement d'une prime de performance - supprimée dans l'accord préliminaire -, et une contribution accrue au plan d'épargne retraite 401(k).
Chaque jour à 13h, l’essentiel de l’actualité industrielle.

Le reste de l'accord présenté le 8 septembre reste inchangé, en particulier l'engagement de produire le prochain avion - attendu pour 2035 -, dans la région de Seattle. Cette convention collective a vocation à remplacer celle vieille de 16 ans, conclue après une grève de 57 jours et qui avait été prolongée en 2011 et en 2014.
Les négociations entre Boeing et l'IAM-District 751 ont commencé en mars et, les 17 et 18 septembre, une session s'est déroulée avec des médiateurs fédéraux sans trouver un terrain d'entente.
Vers 18H45 GMT (20h45 à Paris), l'action Boeing progressait de 2,24% à la Bourse de New York.
Pour le nouveau patron Kelly Ortberg, mettre fin à la grève est un objectif ultra-prioritaire.
Dans un message distinct adressé aux employés, il a annoncé le départ prochain de Ted Colbert, patron de la branche Boeing Défense, Espace et Sécurité (BDS). Il s'agit du premier changement opéré au sein de la direction du groupe depuis son arrivée.
Après deux crashes de Boeing 737 MAX, Pékin avait arrêté les livraisons d'avions Boeing. Une mauvaise période pour le constructeur américain qui semble désormais révolue : l'avionneur a livré, en août, neuf exemplaires du 737 MAX à des compagnies aériennes chinoises. Un niveau qui n'avait plus été atteint depuis décembre 2018.
À lire également
Pour rappel, Pékin avait été le dernier pays au monde à accepter de nouveau les livraisons d'avions de Boeing - fin décembre 2023 pour le 787 Dreamliner, un mois plus tard pour le 737 MAX -, interrompues après les accidents d'octobre 2018 et de mars 2019.
(Avec AFP)
latribune.fr