L'Argentine va signer le contrat de financement pour s'offrir quatre patrouilleurs de Naval Group

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Le patrouilleur L'Adroit, construit par Naval Group, va définitivement accoster en Argentine
Le patrouilleur L'Adroit, construit par Naval Group, va définitivement accoster en Argentine (Crédits : DCNS)
L’Argentine et la France vont signer jeudi matin à Buenos Aires le contrat de financement pour l'acquisition des quatre patrouilleurs de Naval Group par la marine argentine pour un montant d'environ 300 millions d'euros.

Les trois patrouilleurs (OPV), qui seront construits par Naval Group, et l'Adroit sont très proches d'accoster en Argentine. Le contrat va passer dans les heures qui viennent une dernière étape majeure avant la promulgation du décret du président Mauricio Macri. Selon des sources concordantes, le ministre de l'Economie Bruno Le Maire et son homologue argentin Nicolás Dujovne vont signer le contrat de financement pour l'acquisition des quatre patrouilleurs de Naval Group par la marine argentine pour un montant d'environ 300 millions d'euros. Ce sera l'épilogue d'un très long dossier, qui a connu d'incroyables rebondissements lors de sa négociation. Comme quoi quand l'équipe de France se mobilise, les résultats arrivent...

Bruno Le Maire sera en Argentine dans le cadre d'une visite bilatérale officielle d'Emmanuel Macron et du sommet du G20, qui se déroulera à Buenos Aires à compter de vendredi jusqu'à samedi. Ce sommet du G20 est le treizième du Groupe des vingt pays depuis sa création pour les chefs d'État en 2008. Bruno Le Maire aura d'abord un entretien bilatéral à 11h30 (heure argentine) avec son homologue argentin, Nicolás Dujovne, puis un deuxième entretien à midi avec Mauricio Macri, qui sera suivi d'une conférence de presse conjointe des deux présidents.

Un long cheminement

En juin dernier, Naval Group avait signé un contrat commercial avec la marine argentine pour la vente de quatre patrouilleurs. Puis, le groupe naval a tenté ces derniers mois de boucler le financement de cette acquisition par l'Argentine. Un dossier très compliqué compte tenu de la situation financière de l'Argentine. Douze ans après avoir rompu avec le FMI, Buenos Aires a récemment reçu 15 milliards de dollars du Fonds monétaire international, la première tranche d'un prêt de 50 milliards de dollars conclu en août dernier. Puis L'Argentine, secouée par une crise économique et la chute du peso, a obtenu fin septembre du FMI une rallonge de 7 milliards de dollars d'aide.

Le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, qui avait reçu en avril dernier son homologue argentin, Jorge Faurie, un proche du président Mauricio Macri, avait déclaré au quotidien argentin, La Nacion, qu'un accord final avait été conclu entre Buenos Aires et Paris pour ce contrat d'armement"Le principe a été accepté et l'opération devrait bientôt être finalisée", avait-il précisé à La Nacion. Le ministre des Affaires étrangères argentin Jorge Faurie avait donné quelques détails sur cette opération : "L'offre technique a été acceptée. Maintenant nous discutons du montage financier de ces navires. Le prix final, qui a été décidé après le voyage de Naval Group en Argentine, était beaucoup plus proche de celui des autres chantiers navals".

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Commentaires
a écrit le 29/11/2018 à 19:02 :
l'egypte a commandé de l'armement en 2014 et non il y a quelques mois, ils paient rubis sur l'ongle l'ensemble des contrats, et ont donc déjà remboursés une grande partie du montant global. Au passage, ils ont également acheté les BPC non livrés aux Russes ce qui a évité une perte de 1 G€ pour la France.
a écrit le 29/11/2018 à 13:10 :
L'Argentine en faillite, avec une paupérisation terrible de sa population a telle vraiment besoin de ces joujoux ?
a écrit le 29/11/2018 à 11:04 :
Macron et Le Drian sont des specialistes pour vendre a des clients insolvables tels que l'Egypte, l'Ukraine..

Dans le cas égyptien, on a vendu à crédit pour 12 milliard il y a quelques mois. Sachant que les équipements militaires de l'Egypte sont payés par l'Arabie Saoudite, on peut craindre que l'Etat Français n'éponge les 12 milliard à ses propres frais.

12 milliard, c'est le montant de la taxe carbone actuel. On la doublera pour l'année 2019 pour éponger la perte subie.

Cela sens l'affaire d'Etat de la Vème République.
a écrit le 29/11/2018 à 9:14 :
on n'a pas bien compris qui finance, on a compris que c'etait complique
est ce que c'est le contribuable francais qui va genereusement offrir des bateaux a l'argentine qui n'a pas l'intention de payer ses dettes?
Réponse de le 29/11/2018 à 11:00 :
Macron ne trouve que des clients insolvables comme l'Egypte ou l'Ukraine. On a vendu 12 milliard a credit a l'Egypte. C'est un montant equivalent a la taxe petroliere que Macron entend metre en place.
Réponse de le 29/11/2018 à 11:05 :
Macron ne trouve que des clients insolvables comme l'Egypte ou l'Ukraine. On a vendu 12 milliard a credit a l'Egypte. C'est un montant equivalent a la taxe petroliere que Macron entend metre en place.
a écrit le 29/11/2018 à 7:26 :
La France spécialiste du financement des pays à risques élevés …. Égypte en faillite sous perfusion du FMI ,vente à crédit du bateau (déjà payé) confisqué à la Russie ,pour cause d'embargo …..et vente de Rafale …..Maintenant l' Argentin aux caisses vides.., mais qui finance tout ces marchés à risques ? et quelle est la part des impôts, que des contribuables captifs devront directement ou indirectement payer…?

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