Transport ferroviaire : pourquoi Thales quitte un marché si prometteur
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L'activité transport représente 10% du chiffre d'affaires total de Thales
Thales Ground Transportation Systems
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L'activité transport représente 10% du chiffre d'affaires total de Thales
Thales Ground Transportation Systems
Fin du voyage pour Thales dans les trains et les métros. La cession à Hitachi Rail pour 1,66 milliard d'euros de son activité transport (Ground Transportation Systems), qui sera finalisée vraisemblablement début 2023 (closing), est une décision stratégique importante prise par son PDG Patrice Caine et ses deux actionnaires principaux (État et Dassault). Ce secteur était pourtant au début de plusieurs révolutions cruciales (trains et métros autonomes, digitalisation, intelligence artificielle, big data, cybersécurité...). Soit autant de technologies qui font intrinsèquement partie de l'ADN de Thales, dont le cœur de métier est essentiellement le développement et la fourniture de logiciels critiques dédiés à l'aéronautique, la défense, le spatial, les systèmes de sécurité et jusqu'ici le transport. D'ailleurs, Thales, qui a obtenu ces dernières années des succès de prestige dans cette activité (métro de New York, train autonome de la SNCF...), est le leader mondial dans la signalisation des métros sans conducteur.
Un ensemble de débouchés cohérents qui avait également l'avantage d'ouvrir à Thales un marché complémentaire, qui s'annonçait très prometteur dans les années à venir sur le plan technologique et en termes de croissance. Ainsi, 60 % de la population mondiale sera urbaine en 2030, selon l'ONU. Les villes devront construire des réseaux de transport urbain (métros, tramways...) de préférence en favorisant les mobilités vertes. En outre, le groupe électronique pouvait aider les opérateurs de transports à se transformer sur le plan digital tout en sécurisant leurs systèmes critiques face à la menace cyber. L'activité GTS pouvait par ailleurs contribuer à amortir les bas de cycle des autres activités. Enfin, le groupe est l'un des leaders mondiaux dans le domaine de la signalisation et la supervision ferroviaires.
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En dépit de tous ces atouts, cette activité, passée au grill de l'habituelle revue stratégique de début d'année, n'a pas coché toutes les cases pour rester dans le périmètre du groupe électronique. Héritée d'Alcatel en 2006, cette activité, qui a connu beaucoup de déboires dans la gestion (construction des offres, négociation des contrats et exécution des engagements) d'une demi-douzaine de grands contrats, a été pourtant redressée. Thales visait à court-terme l'objectif d'atteindre 8 à 8,5% de marge d'EBIT dans sa branche transport, qui représente environ 10% de son chiffre d'affaires total.