Face à la crise : après le choc, l'industrie automobile cherche des roues de secours
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Série d'été #automobile 2
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24 AVRIL
Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a annoncé vendredi sur TF1 que l'Etat français envisageait un prêt bancaire garanti par l'Etat d'environ 5 milliards d'euros pour aider le groupe automobile Renault à traverser la crise du coronavirus.
Il y a environ un mois déjà, Jean-Dominique Senard, président Renault, avait confirmé qu'il aurait probablement recours à un prêt garanti par l'Etat, excluant ainsi une augmentation de capital, apparentée à une nationalisation (l'Etat, premier actionnaire, possède déjà 15% du capital).
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3 MAI
C'est un soulagement pour le premier loueur français de voitures. Europcar a annoncé dimanche soir avoir bouclé un refinancement total de 307 millions d'euros, dont 220 millions de prêts garantis à 90% par l'Etat français via BPI France, et 67 millions auprès de l'Etat espagnol. Eurazeo, l'actionnaire principal avec 30% des parts, a également participé en garantissant un RCF (revolving credit facility) augmenté de 20 millions d'euros (à 670 millions d'euros). L'entreprise s'est engagé à ne pas verser de dividendes en 2020 et en 2021.
Dans un communiqué, la PDG, Caroline Parot s'est réjouie de l'issue de plusieurs semaines de négociations notamment avec les autorités françaises:
10 JUIN
Le cabinet Deloitte vient de publier une note où il recommande aux Etats et à l'Europe de redéfinir une doctrine afin de piloter la transformation de l'industrie automobile européenne. Pour Guillaume Crunelle, associé responsable du secteur automobile du cabinet d'audit, et Jean-Michel Pinto, directeur spécialisé en stratégie industrielle, le contexte de crise du coronavirus doit être une opportunité pour établir des nouvelles règles de gouvernance. Entretien.
LA TRIBUNE - Vous venez de publier une étude où, dans un contexte de crise et de transformation de l'industrie automobile, vous remettez au centre des enjeux le rôle de la puissance publique...
GUILLAUME CRUNELLE - Il y a deux phénomènes qui se téléscopent: le premier, c'est un choc économique et industriel majeur induit par la crise du coronavirus; le second, c'est une transformation comportementale et technologique profonde de l'industrie automobile. C'est dans ce contexte que nous avons réfléchi aux pratiques de gouvernance qui vont être amenées à évoluer. Nous avons ainsi émis l'idée que le rapport à la mobilité était devenu majeur au point d'être élevé au rang de droit pour les citoyens. Le phénomène des Gilets Jaunes nous l'a rappelé. Il y a donc véritablement un aspect stratégique, au même titre que pour la Défense, à construire une vision d'avenir avec les pouvoirs publics sur ce que sera la mobilité de demain.
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