Face à la crise : après le choc, l'industrie automobile cherche des roues de secours

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(Crédits : DR)
SÉRIE D'ÉTÉ - EPISODE 2/2. Avril 2020. Avec les fermetures des usines liées au confinement, la production automobile se retrouve à l'arrêt. L'industrie automobile doit rapidement trouver des solutions et se tourne vers l'Etat afin de conserver de la trésorerie et d'éviter la catastrophe. #Replay

>>  L'EPISODE 1 : Face à la crise, l'industrie automobile stoppée net

24 AVRIL

Pourquoi Renault est contraint de négocier un prêt avec l'Etat

Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a annoncé vendredi sur TF1 que l'Etat français envisageait un prêt bancaire garanti par l'Etat d'environ 5 milliards d'euros pour aider le groupe automobile Renault à traverser la crise du coronavirus.

"Nous travaillons sur un prêt de 5 milliards d'euros pour Renault, qui serait cette fois un prêt garanti par l'Etat", a déclaré le ministre.

Il y a environ un mois déjà, Jean-Dominique Senard, président Renault, avait confirmé qu'il aurait probablement recours à un prêt garanti par l'Etat, excluant ainsi une augmentation de capital, apparentée à une nationalisation (l'Etat, premier actionnaire, possède déjà 15% du capital).

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3 MAI

Europcar obtient 307 millions d'euros de financement et sauve sa trésorerie

C'est un soulagement pour le premier loueur français de voitures. Europcar a annoncé dimanche soir avoir bouclé un refinancement total de 307 millions d'euros, dont 220 millions de prêts garantis à 90% par l'Etat français via BPI France, et 67 millions auprès de l'Etat espagnol. Eurazeo, l'actionnaire principal avec 30% des parts, a également participé en garantissant un RCF (revolving credit facility) augmenté de 20 millions d'euros (à 670 millions d'euros). L'entreprise s'est engagé à ne pas verser de dividendes en 2020 et en 2021.

Dans un communiqué, la PDG, Caroline Parot s'est réjouie de l'issue de plusieurs semaines de négociations notamment avec les autorités françaises:

"Ces nouvelles lignes de financement nous permettront de sécuriser nos activités et de les reprendre progressivement lorsque les économies locales redémarreront et commenceront à se redresser. Notre Groupe se prépare activement à ce redémarrage, en tenant compte des nouveaux standards et des nouvelles attentes des clients qui découleront très probablement de la crise.

Au cours des prochains mois, compte-tenu des incertitudes auxquelles nous allons être confrontés, nous poursuivrons activement nos efforts pour rationaliser notre base de coûts et adapter la structure de notre capital ainsi que celle de notre dette aux évolutions de notre environnement d'affaires, avec souplesse et agilité", a-t-elle déclaré.

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10 JUIN

«L'Europe doit accompagner la transformation de son industrie automobile»

Le cabinet Deloitte vient de publier une note où il recommande aux Etats et à l'Europe de redéfinir une doctrine afin de piloter la transformation de l'industrie automobile européenne. Pour Guillaume Crunelle, associé responsable du secteur automobile du cabinet d'audit, et Jean-Michel Pinto, directeur spécialisé en stratégie industrielle, le contexte de crise du coronavirus doit être une opportunité pour établir des nouvelles règles de gouvernance. Entretien.

LA TRIBUNE - Vous venez de publier une étude où, dans un contexte de crise et de transformation de l'industrie automobile, vous remettez au centre des enjeux le rôle de la puissance publique...

GUILLAUME CRUNELLE -  Il y a deux phénomènes qui se téléscopent: le premier, c'est un choc économique et industriel majeur induit par la crise du coronavirus; le second, c'est une transformation comportementale et technologique profonde de l'industrie automobile. C'est dans ce contexte que nous avons réfléchi aux pratiques de gouvernance qui vont être amenées à évoluer. Nous avons ainsi émis l'idée que le rapport à la mobilité était devenu majeur au point d'être élevé au rang de droit pour les citoyens. Le phénomène des Gilets Jaunes nous l'a rappelé. Il y a donc véritablement un aspect stratégique, au même titre que pour la Défense, à construire une vision d'avenir avec les pouvoirs publics sur ce que sera la mobilité de demain.

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>> LIRE : Toutes nos séries d'été sur les secteurs stratégiques

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Commentaires
a écrit le 31/07/2020 à 7:47 :
on demollit l'industrie auto, puis on s'etonne qu'elle n'aille pas bien
dans 10 ans ca sera interdit de vendre de l'electrique qui sera devenu obligatoire, car on va se rendre compte que c'est loin d'etre vert!
a écrit le 30/07/2020 à 19:40 :
Ils cherchent des roues de secours ? Sont pas près d'en trouver, ils devraient savoir qu'il n'y a plus que des "galettes" avec lesquelles on ne peut pas ( au mieux) dépasser 80 km)heure...ou alors la bombe anticrevaison. Rassurant !
a écrit le 30/07/2020 à 19:38 :
On aurait du transformer l'industrie automobile dans les annees 70 avec le premier choc du petrole. EDF developpait une pile a Zinc Air excellent a l'epoque deja pour les vehicules electriques - beaucoup moins chere que le LiIon (qui n'existait pas) et plus performant. Mais non, G. d'Estaing a mis le pays en banqueroute avec le nucleaire, surconstruit pour endetter le peuple - une technologie qui ne remplacait le petrole et qui produit enorment de gaz de serre lors de sa construciton qui vaut au moins 10 ans de sa production de l'electricite pour recompenser. Absence d'accents - clavier britannique.

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