Face à la crise : l'impact sur les mobilités

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(Crédits : DR)
SÉRIE D'ÉTÉ. Du jour au lendemain, les citoyens ont du réduire à l'essentiel leurs déplacements quotidiens. Ce furent d'abord les bars, restaurants et lieux de sorties qui fermèrent le 17 mars, puis, petit à petit, un système d'autorisations de sorties, géré par l'Etat, se mit en place. Confinés et soumis à de nouvelles règles, les individus découvrent une hiérarchie des déplacements. Chacun est alors tenté de réfléchir à des solutions alternatives. #REPLAY

19 MARS

 « Cette crise choque notre rapport consumériste à la mobilité », Mathieu Flonneau

Pour Mathieu Flonneau, maître de conférences d'histoire contemporaine à l'université Panthéon-Sorbonne, la crise du Coronavirus révèle les graves distorsions de notre rapport à la mobilité. Selon lui, le monde ne pourra pas faire l'économie d'une introspection de cet appétit de mobilité jamais repu et qui l'a conduit à tous les excès...

LA TRIBUNE - Dans le moment inédit que nous rencontrons aujourd'hui où une pandémie nous contraint au confinement, l'Histoire peut-elle nous éclairer sur notre rapport à cette mobilité aujourd'hui complètement empêchée ?

MATHIEU FLONNEAU - Convoquer l'Histoire n'est malheureusement pas le plus pertinent pour tenter d'éclairer ce que nous vivons aujourd'hui tant cet épisode est inédit. C'est la première fois dans l'Histoire, hors période de guerre bien sûr, que la mobilité est empêchée à ce point, et c'est d'autant plus remarquable au vu des potentialités existantes en matière de mobilité.

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26 MARS

 Les startups de la mobilité face au confinement, la possibilité d'un désastre ?

Après le transport aérien, et l'industrie automobile, c'est une autre facette de la mobilité qui est frappée de plein fouet par la crise du coronavirus, celle dite des Mobitechs, ou ces startups spécialisées dans la mobilité digitalisée. Covoiturage, véhicules (voiture, vélo, scooters, trottinettes) en libre-service, transport avec chauffeur... Avec l'état exceptionnel de confinement, tous ces services sont tout bonnement suspendus. Avec la deuxième version de l'attestation dérogatoire de déplacement, il est désormais interdit de quitter son domicile au-delà d'un rayon d'un kilomètre. Autrement dit, la mobilité sera désormais essentiellement assurée par les pieds. D'autant que la mobilité partagée pourrait souffrir du risque de contamination. "On est sur un écosystème qui tourne à maximum 15% de ses capacités", estime Alexandre Quintard, fondateur du cabinet de conseil en stratégie et en politiques publiques Cardinal.

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16 MAI

 "Nous n'avons plus le choix, il faut organiser la démobilité" (Christophe Najdovski, Paris)

INTERVIEW. L'adjoint à la maire de Paris chargé des transports, de la voirie, des déplacements et de l'espace public estime que la crise du coronavirus ne restera pas sans séquelle dans notre rapport à la mobilité. Selon lui, le télétravail pourrait s'imposer comme une réponse nécessaire dans un contexte de défiance vis-à-vis des transports collectifs et de contraintes sanitaires strictes. Dès lors, la société pourrait alors se transformer autour d'une nouvelle organisation sociale et urbanistique.

LA TRIBUNELe déconfinement a commencé lundi dernier à Paris... Qu'est ce qui a changé dans le retour des Parisiens et des Franciliens dans ce qui étaient leurs habitudes de mobilité ?

CHRISTOPHE NAJDOVSKILa crise du Covid oblige à repenser la mobilité et il est fortement probable que la société ne puisse plus se mouvoir comme avant. Ce qui est réellement nouveau, c'est le développement massif du télétravail. C'est une opportunité intéressante parce que dans le même temps, nous constatons une défiance et une désaffection vis-à-vis les transports en commun qui risquent de durer.

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Rendez-vous demain pour un nouvel épisode de nos séries spéciales « FACE A LA CRISE ».

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Commentaires
a écrit le 22/07/2020 à 18:55 :
Une petite idée, comme ça, hop... : au Luxembourg, les transports en commun sont gratuits, entièrement...

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