En quatre ans, Automotive Cells Company (ou ACC), co-entreprise de Stellantis et Total, a connu une ascension fulgurante, passant de zéro à 2.200 salariés. Direction comme salariés aiment rappeler cette croissance accélérée, comme pour minimiser le vent défavorable qui souffle désormais. Car face au ralentissement du marché de l'automobile électrique, ACC est contraint de réduire la voilure.
Le fabricant français a acté un plan de départs volontaires avec les syndicats qui va concerner une centaine de personnes sur ses sites de Bruges - au nord de Bordeaux - et Paris. Le premier vise en particulier les services de recherche et développement chargés d'imaginer les lignes de production quand le second abrite des fonctions support et de direction. La réduction d'effectifs s'opérera sous le régime de la rupture conventionnelle collective et s'ouvrira courant mars. La gigafactory de Billy-Berclau (Pas-de-Calais) et l'usine pilote de Nersac (Charente) ne sont en revanche pas concernées.
« La montée en cadence est assez compliquée à orchestrer, on fabrique moins de batteries que ce qu'on avait imaginé. ACC est le premier à le faire en Europe donc on essuie forcément les plâtres. C'est dans la réalité de cette industrie difficile à maitriser qu'on a lancé une négociation avec les syndicats », explique Matthieu Hubert, secrétaire général d'ACC qui évoque « un ajustement ». Validé par les partenaires sociaux, le plan prévoit la suppression de postes dans les fonctions support.