La transition vers l’électrique, le difficile défi industriel de Renault Trucks
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A Bourg-en-Bresse, Renault Trucks assemble 132 camions par jour.
Pierre Manière
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A Bourg-en-Bresse, Renault Trucks assemble 132 camions par jour.
Pierre Manière
Dans le monde des poids lourds, c'est un fer de lance de l'industrie française. L'usine Renault Trucks de Bourg-en-Bresse assemble les camions les plus lourds du constructeur, propriété du groupe Volvo. Sur ce site qui s'étend sur 117 hectares, quelque 1 500 employés fabriquent quotidiennement 132 de ces monstres d'acier, qui pèsent jusqu'à 44 tonnes à pleine charge pour les plus gros modèles.
Le site, qui a fêté ses 60 ans en septembre dernier, est aujourd'hui en pleine transformation. Comme ses homologues dans l'automobile, l'usine de Bourg-en-Bresse a amorcé sa transition vers l'électrique. Renault Trucks a de grandes ambitions dans ce domaine, où il entend devenir « leader », insiste François Savoye, le vice-président de sa division électromobilité. « À l'horizon 2030, nous souhaitons produire 50 % de nos véhicules en motorisation électrique », affirme-t-il, tablant sur l'abandon des modèles diesel en 2040.
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Mais il y a un monde entre ces objectifs stratégiques et la réalité du marché. Aujourd'hui, seuls deux camions électriques E-Tech sont assemblés quotidiennement dans l'usine, nous dit-on, pour une capacité journalière maximale de quatorze unités. « Cette transition ne sera malheureusement pas aussi rapide que nous le souhaiterions », déplore François Savoye, rappelant que « près de 96 % » de la production de l'usine, d'où 25 000 camions sont sortis l'année dernière, sont des véhicules diesel.