Michelin va fermer son usine de Vannes dès septembre
latribune.fr

Le 5 novembre, Michelin avait annoncé la fermeture des sites de Cholet (Maine-et-Loire, 955 salariés) et Vannes (Morbihan, 299).
Alessandro Bianchi
latribune.fr

Le 5 novembre, Michelin avait annoncé la fermeture des sites de Cholet (Maine-et-Loire, 955 salariés) et Vannes (Morbihan, 299).
Alessandro Bianchi
Michelin va fermer dès septembre son usine de Vannes. L'usine fermera « en avance de deux mois par rapport au calendrier initial, qui était prévisionnel » et prévoyait une fermeture début novembre, a indiqué à l'AFP un porte-parole du groupe ce mardi 25 février, confirmant une information du quotidien Ouest-France.
« Les salariés vont progressivement démarrer leurs congés de reclassement » et « continuer à bénéficier de leur accompagnement individuel jusqu'à 24 mois au maximum pour assurer leur futur professionnel », a précisé le groupe, soulignant que « rien ne change » de ce côté-là.
Pour mémoire, le 5 novembre, la direction du fabricant français, dont le siège est à Clermont-Ferrand, avait annoncé la fermeture des sites de Cholet (Maine-et-Loire, 955 salariés) et Vannes (Morbihan, 299), en les justifiant par « l'effondrement » des ventes des pneus pour camions et camionnettes et la concurrence asiatique.
« C'est l'effondrement de l'activité qui a provoqué cette situation, et je veux dire à tous ces salariés que nous ne laisserons personne au bord du chemin », avait déclaré le PDG de Michelin Florent Menegaux. La fermeture est devenue « inéluctable » en raison de la concurrence asiatique sur les pneus de camionnettes et poids lourds, les secteurs des deux usines, mais aussi de la « dégradation de la compétitivité de l'Europe », avait indiqué la direction du groupe français dans un communiqué.
« Il y a deux mois d'avance sur Vannes seulement », a indiqué le porte-parole ce mardi, alors que pour Cholet, l'échéance annoncée de début 2026, est maintenue. Pour rappel, l'usine de Vannes fabrique des renforts métalliques de pneus pour poids lourds, un marché en crise.
Chaque jour à 13h, l’essentiel de l’actualité industrielle.

« On s'engage à accompagner chaque salarié sans limitation de durée jusqu'à ce qu'il ait un CDI, période d'essai validée », avait déclaré début décembre Alain Robbe, directeur des relations sociales de Michelin France, lors d'une conférence de presse à Clermont-Ferrand.
« La première des priorités pour nous est de donner la possibilité aux personnes de rester dans l'entreprise » grâce à la mobilité interne : plusieurs centaines de postes seront proposés chez Michelin en France, avait indiqué Alain Robbe.
« Nous aurons aussi des gens qui souhaiteront rester sur le bassin d'emploi qui est le leur » et cela « devrait concerner la majorité des personnes », avait poursuivi Alain Robbe : « bilans professionnels, validation des acquis de l'expérience, formations, reconversion vont être des éléments concrets pour les aider à rebondir ».
À lire également
Le troisième type de mesure concerne les personnes en fin de carrière qui auront une retraite à taux plein au 1er janvier 2030. Une enveloppe de 330 millions d'euros a été provisionnée pour accompagner les salariés et redynamiser les sites, avait souligné début décembre Pierre-Alexandre Anstett, directeur du personnel Michelin France.
(Avec AFP)
latribune.fr