Gel des péages : les automobilistes vont payer très cher le "cadeau" de l'Etat

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La question des super profits des sociétés d'autoroutes, révélée dès 2013 par la Cour des comptes, puis dénoncée en 2014 par l'Autorité de la concurrence, et enfin, l'année suivante, transformée en vrai cheval de bataille par un gouvernement de gauche en mal de pouvoir d'achat à redonner, n'en finit pas de faire des vagues.
Le 8 avril 2014, tandis que le Premier ministre Manuel Valls assurait qu'il n'y aurait "pas de hausse des tarifs autoroutiers en 2015", la ministre de l'Écologie et de l'Énergie Ségolène Royal, n'avait-elle pas déclaré de son côté, devant l'Assemblée nationale, que les sociétés concessionnaires d'autoroutes "sont appelées à contribuer d'une part pour protéger les consommateurs, c'est-à-dire les automobilistes, en renonçant à la hausse des tarifs pour l'année 2015, sans rattrapage pour l'année prochaine" ?
Pourtant, hier mardi, l'Arafer, le régulateur ferroviaire et autoroutier, a annoncé dans un rapport que le gel des péages autoroutiers décidé par le gouvernement pour l'année 2015 va coûter 500 millions d'euros aux usagers sur les 20 prochaines années.
En 2015, en plein bras de fer entre l'Etat et les concessionnaires autoroutiers, un gel des tarifs avait été imposé, avec un rattrapage lissé sur la période 2019-2023.
Ces augmentations de péages, prévues pour compenser le gel, s'ajoutent aux hausses annuelles prévues dans les contrats entre l'Etat et ces sociétés, et qui sont indexées sur l'inflation.
Le conflit entre l'Etat et les sociétés concessionnaires avait commencé à l'automne 2014, après un rapport de l'Autorité de la concurrence qui faisait état d'une situation de "rente" pour ces sociétés depuis la privatisation de 2006, un calcul que contestent les sociétés.
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Au plus fort de la crise, une résiliation pure et simple des contrats de concession avait été évoquée notamment par la ministre de l'Ecologie Ségolène Royal, mais cette piste n'avait pas été suivie par le gouvernement.
(Avec AFP)
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