Transactions en hausse, prix orientés à la baisse : en Bretagne, le marché immobilier reprend le chemin d’une certaine normalité. C’est la fin d’une période de tension et de la « bulle Covid » jugent les notaires bretons.
En mai, le taux moyen des crédits immobiliers s'est légèrement durci à 3,11 %, contre 3,08 % un mois plus tôt, selon les derniers chiffres du baromètre Crédit Logement/CSA. Ces barèmes, établis autour de 3% sur 20 ans, n'empêchent pas les volumes de ventes de repartir à la hausse.
C'est ce qu'ont observé les notaires de la cour d'appel de Rennes (Ille-et-Vilaine), relevant que même la hausse des droits de mutation, décidée par le gouvernement dans la loi de Finances 2025, au 1er avril dernier en Ille-et-Vilaine, de 4,5 à 5,5% a été bien anticipée par les acheteurs.
Il en a résulté, sur ce département, une augmentation de 15% des volumes de ventes au 1er trimestre 2025 par rapport 2024, dans un marché breton actuellement orienté à la baisse de prix sur l'ensemble de la région, y compris sur les littoraux. La taxe départementale dans les autres départements n'étant appliquée que depuis mai, les notaires manquent encore de recul pour en apprécier les conséquences. Et la durée.
«Les acheteurs reviennent»
« Au premier trimestre de l'année, le volume des ventes a grimpé de 10,2 % sur un an, en Bretagne historique (Loire-Atlantique comprise) », a confirmé Alain Gautron, président de la Chambre des notaires de la cour d'appel de Rennes, lors de la présentation jeudi 3 juillet du baromètre régional de milieu d'année.
« À l'exception du Finistère et des Côtes-d'Armor, où il se stabilise, le nombre de transactions a augmenté de 1,5% en Morbihan et surtout de 15,1% en Ille-et-Vilaine. Indépendamment de l'anticipation de la hausse de la taxe départementale, le marché immobilier à l'échelle de la Bretagne semble retrouver un certain équilibre », analyse-t-il.
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