Le bureau comme remède aux fractures territoriales
César Armand
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Le siège d’Euronext à la Défense.
Benoit Tessier
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Le siège d’Euronext à la Défense.
Benoit Tessier
Cinq ans après la fin du premier confinement mondialisé, l'immobilier tertiaire n'est pas sorti de la crise : remise en question des usages du fait du télétravail qui bouscule, encore et toujours, la vie de bureau, vacance en hausse lorsque ces espaces de travail sont trop éloignés des hubs de transports en commun, sans parler des obligations légales à être toujours plus sobre en consommation d'énergie.
Mais pour le conseil et courtier en immobilier d'entreprise Colliers France, qui publie ce vendredi une étude baptisée Ancrages, ces bâtiments incarnent l'ancrage territorial d'une entreprise et peuvent devenir des catalyseurs de coopérations locales. Autrement dit, il ne faut pas les regarder comme de simples lieux de production, mais comme un moyen de structurer les écosystèmes économiques voire de réduire les fractures.
« La question du territoire est à la fois omniprésente et un impensé des politiques d'entreprise. Il ne faut plus le considérer comme une source de foncier, mais comme un système complexe de réseaux d'acteurs au sein desquels les entreprises doivent s'intégrer s'ils ambitionnent d'y jouer un véritable rôle », explique à La Tribune Diane Le Luyer, cheffe de projet R &D chez Colliers.
Alors que tous les professionnels parlent d'ESG ou de RSE, le cabinet spécialisé préfère parler de responsabilité territoriale des entreprises (RTE). Cette dernière repose sur deux piliers : l'ancrage territorial et la coopération écosystémique. A savoir concevoir les décisions immobilières non plus de comme choix fonctionnels mais comme des actes stratégiques à impact social, économique et environnemental.
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L'Oréal, par exemple, a ses bureaux à Clichy-la-Garenne (Hauts-de-Seine) depuis cinquante ans. « Le groupe a fait le choix d'y rester alors que de nombreux auraient opté pour une centralisation à Paris ou un déménagement en périphérie. Malgré sa distance vis-à-vis du quartier central des affaires, son siège est pensé comme un lieu intégré à la ville, et ce par le biais des transports en commun », décrit Diane Le Luyer de Colliers.
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César Armand