Logement : les professionnels de l'immobilier interpellent les candidats à la présidentielle

REPORTAGE VIDÉO. A quatre mois jour pour jour du premier tour de l'élection présidentielle, "La Tribune" a interrogé, dans le cadre du salon de l'immobilier d'entreprise (Simi), cinq constructeurs, développeurs, entrepreneurs et promoteurs pour connaître leurs attentes vis-à-vis des prétendants au scrutin en matière d'habitat.
César Armand

4 mn

(Crédits : Regis Duvignau)

 "A l'aube de l'élection présidentielle, l'immobilier reste une question de préoccupation centrale des Français". Ce constat est signé Jean-Marc Torrollion, président de la Fédération nationale de l'immobilier (FNAIM), qui a auditionné les candidats le 30 novembre dernier.

Il ne croit pas si bien dire. Dès le 21 octobre, c'est la Fédération française du bâtiment (FFB) qui recevait les prétendants. La socialiste Anne Hidalgo a par exemple promis de reprendre le plan France Relance et de "mettre le paquet" sur l'investissement dans la construction de logements et dans la lutte contre les passoires thermiques "à travers les collectivités locales", quitte à oublier les milliards d'euros débloqués dans ce cadre.

Son ancien camarade Arnaud Montebourg, chantre de la "Remontada", s'est, lui engagé à aider les 10 millions de Français "qui rêvent de quitter les métropoles", proposant que l'Etat achète des habitats anciens à rénover. Dans ce domaine, le communiste Fabien Roussel a chiffré à 10 milliards d'euros sur 5 ans un plan de rénovation des maisons et des logements collectifs.

"Les mairies doivent avoir les moyens de donner des permis de construire; huit personnes sur 10 que je reçois dans ma permanence viennent pour des problèmes de logement", a déclaré le député de la 20ème circonscription du Nord depuis 2017.

10 milliards d'euros, c'est encore la somme promise par l'écologiste Yannick Jadot pour le logement et le bâtiment, insistant sur une "prise en charge globale des frais de rénovations de logements" pour 1,7 millions de ménages. La désormais représentante des Républicains, Valérie Pécresse, assure, de son côté, qu'elle démocratisera les prêts à taux zéro pour les néo-acheteurs/primo-accédants.

A quatre mois jour pour jour du premier tour de l'élection présidentielle, "La Tribune" est allée interroger, dans le cadre du salon de l'immobilier d'entreprise (Simi), cinq constructeurs, développeurs, entrepreneurs et promoteurs pour connaître leurs attentes vis-à-vis des prétendants au scrutin en matière d'habitat.

> Olivier Salleron, président de la Fédération française du bâtiment

"L'aspiration des Français, c'est de vivre en maison individuelle et dans des bâtiments plus durables."

> Caroline Fortier, directrice générale de Sogeprom

 "Il faut un permis de construire multi-produits. Qu'on arrête de siloter le bureau et le logement ! On irait beaucoup plus vite et ce serait moins coûteux".

> Patrice Pichet, président-directeur général du groupe Pichet

"Que le logement soit lié au transport et que le transport soit lié au travail ! C'est le triptyque absolu pour la ville de demain."

> Jeanne Massa, présidente d'Habiteo

"J'attends des candidats qu'ils prennent en compte les usagers et les futurs citoyens dans ce qui doit être le paysage urbanistique de demain."

> Cédric Nicard, directeur du développement durable de CBRE France

 "De la visibilité, notamment, sur l'amélioration des passoires énergétiques pour pouvoir anticiper les travaux."

César Armand

4 mn