Les chauffeurs de taxis menacent de paralyser la France à partir du 5 septembre
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La réforme transport sanitaire vise à réduire les coûts, avec des économies estimées entre 100 et 150 millions d’euros. (Photo d'illustration.)
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La réforme transport sanitaire vise à réduire les coûts, avec des économies estimées entre 100 et 150 millions d’euros. (Photo d'illustration.)
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Face à une réforme du transport sanitaire qui met en péril leur activité, les fédérations de taxis, dont la Fédération nationale du taxi (FNDT), menacent de « mettre le pays à l'arrêt » dès le 5 septembre. Cette mobilisation d'une ampleur inédite, avec des blocages prévus sur les Champs-Élysées, autour des aéroports, gares et sites de distribution de carburant, vise à forcer le gouvernement à revoir sa copie. Le conflit soulève des questions fondamentales sur l'équilibre des finances publiques et la survie d'un secteur économique vital.
Au cœur des revendications se trouve une nouvelle convention avec l'Assurance maladie, qui doit entrer en vigueur en octobre. Cette réforme a pour objectif de freiner les dépenses croissantes du transport sanitaire, qui ont bondi de 45 % depuis 2019 pour atteindre 6,7 milliards d'euros en 2024. Si le forfait de prise en charge des taxis sera harmonisé et augmenté, la mesure la plus controversée est la forte dissuasion des retours « à vide », une fois le patient déposé. Selon la FNDT, cette réforme pourrait entraîner une perte de 30 % de leur chiffre d'affaires, une conséquence dramatique pour la profession, dont 85 % des membres réalisent du transport de patients, une activité qui représente jusqu'à la moitié de leurs revenus.
L'Assurance maladie justifie la réforme par la nécessité de faire face à cette augmentation exponentielle des coûts. Les taxis, qui ne représentaient que 20 % de ces dépenses au début des années 2000, en incarnent aujourd'hui près de la moitié, soit 3,07 milliards d'euros. L'Assurance maladie estime qu'un transport en taxi coûte en moyenne 63 euros, contre 38 euros pour un Véhicule sanitaire léger (VSL). Les économies attendues de la réforme sont estimées entre 100 et 150 millions d'euros.
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La Caisse nationale d'Assurance maladie (Cnam) veut mettre en place une coordination avec les hôpitaux pour regrouper les patients et ainsi éviter les coûteux retours à vide. Marguerite Cazeneuve, directrice déléguée de l'Assurance maladie, a défendu la réforme, assurant qu'elle serait favorable aux taxis dans deux tiers des départements, notamment les zones rurales. Pour l'exécutif, il s'agit de faire des économies « sur l'efficacité, pas sur le service aux malades ».
Outre la réforme du transport sanitaire, les taxis dénoncent une concurrence déloyale de la part des Véhicules de transport avec chauffeur (VTC), qu'ils accusent de ne pas respecter l'interdiction de maraude aux abords des gares et des aéroports. Pour apaiser les tensions, le ministère des Transports a promis un renforcement des contrôles visant spécifiquement les VTC.
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Parallèlement, la nouvelle convention prévoit également la généralisation des logiciels de facturation et des dispositifs de géolocalisation pour les taxis d'ici au 1er janvier 2027, afin de renforcer la lutte contre la fraude. L'Assurance maladie se réserve le droit de refuser de conventionner de nouveaux taxis dans les départements où leur nombre est jugé suffisant. Ces mesures, en complément de la réforme tarifaire, visent à rationaliser l'ensemble du secteur, mais ne font qu'alimenter la colère d'une profession qui se sent à la fois pressurée financièrement et menacée sur son marché.
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