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ClimatEnergie & Environnement

120.000 euros par jour : le coût de chauffage astronomique de l'Université de Strasbourg

latribune.fr

Publié le 09 novembre 2022 à 17:17 - Mis à jour le 09 novembre 2022 à 17:17

Université Strasbourg

La facture énergétique de l'Université de Strasbourg est en passe de plus que tripler, à 36 millions d'euros pour 2023, contre 10 millions d'euros en 2021.

Unistra

Le Quotidien Numérique

18 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
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Fin octobre, la ministre de l'Enseignement supérieur avait annoncé débloquer une enveloppe de 275 millions d'euros pour aider les organismes de recherche, les grandes écoles et les universités à faire face aux surcoûts liés à la flambée des prix de l'énergie. Un coup de pouce insuffisant pour faire baisser la facture énergétique de l'Université de Strasbourg pour 2023 qui est en passe de tripler par rapport à 2021. Son président a donc décidé de fermer les locaux durant deux semaines supplémentaires cet hiver.

Face à l'envolée des prix de l'énergie, l'Université de Strasbourg a décidé de fermer deux semaines supplémentaires cet hiver. Le coût est énorme pour chauffer les 600.000 mètres carrés de bâtiments de « l'Unistra » : « Chaque jour de chauffe coûte 120.000 euros », affirme Michel Deneken, le président de l'Université. Par conséquent, le conseil d'administration de l'Université a acté deux semaines de fermeture cet hiver.

Concrètement, le retour des vacances de Noël se fera le lundi 9 janvier au lieu du mardi 3, avec un décalage ou un aménagement des examens en conséquence. La semaine du 13 au 20 février fera, elle aussi, l'objet d'une « trêve pédagogique » pour les enseignements.

Sur ces semaines de fermeture supplémentaires, les membres du personnel sont encouragés à télétravailler autant que possible. Trois des vingt bibliothèques que comptent les huit sites de l'Université resteront ouvertes, de même que certains bâtiments de recherche de pointe. En revanche, pour les étudiants, « il n'y aura pas de retour au distanciel », jugé « extrêmement traumatique » pour ses 60.000 étudiants pendant la période de restrictions sanitaires liées à la pandémie de Covid.

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Télétravailler pour la sobriété : pourquoi ça ne sert pas à grand chose

Le coup de pouce du ministère jugé insuffisant

Fin octobre, la ministre de l'Enseignement supérieur Sylvie Retailleau avait pourtant annoncé le déblocage d'une enveloppe de 275 millions d'euros pour aider les organismes de recherche, les grandes écoles et les universités à faire face aux surcoûts liés à la flambée des prix de l'énergie. Un coup de pouce jugé insuffisant par le président de l'Unistra.

« Cela ne représentera que quelques millions pour Strasbourg », a estimé Michel Deneken alors que la facture énergétique de l'université est en passe de tripler à 36 millions d'euros pour 2023, contre 10 en 2021.

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Situation qui rend l'option de la fermeture temporaire nécessaire. « C'est une mesure qu'il faut tester », explique Michel Deneken, le président de l'Université, qui avait déjà évoqué cette possibilité de fermeture en septembre.

La fermeture, une mesure contestée par le Snesup-FSU

Cette décision de fermer l'université pour réduire la facture énergétique ne fait pourtant pas l'unanimité. « Il n'y avait aucune raison de maintenir ces fermetures après les annonces de la ministre », a dénoncé Pascal Maillard, le secrétaire académique du syndicat national de l'enseignement supérieur (Snesup-FSU), majoritaire chez le personnel de l'Université de Strasbourg.

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Trois comités consultatifs s'étaient successivement prononcés contre le plan de sobriété énergétique, dont le calendrier a finalement été quand même approuvé en conseil d'administration par 21 voix pour, 13 contre et 2 abstentions.

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« Un plan d'action stratégique à plus long terme sur la transition écologique » sera présenté lors du prochain conseil d'administration du mois de décembre, a précisé la présidence de l'université. « Les calendriers universitaires vont devoir s'adapter, et pas seulement à Strasbourg. C'est le seul moyen d'avancer durablement », a persisté Michel Deneken.

(Avec AFP)

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