Après Fukushima, l'AIEA veut renforcer la sûreté des centrales

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L'Agence internationale de l'énergie atomique veut durcir les mesures de sécurité des centrales après l'accident de la centrale japonaise en mars dernier. Cependant, le patron de l'agence, le japonais Yukiya Amano n'envisage pas la fin du nucléaire.

L'Agence internationale de l'énergie atomique veut tirer les leçons de l'accident de Fukushima en durcissant les normes de sûreté des centrales nucléaires, déclare le directeur général de l'AIEA. Aux yeux de Yukiya Amano, le "très grave" accident de la centrale japonaise consécutif au séisme et au tsunami du 11 mars n'annonce pas pour autant la fin du nucléaire dans le monde.

"Fukushima est un accident très grave, mais je ne pense pas qu'il signifie la fin du nucléaire", dit-il dans un entretien au Figaro de mercredi. "Même s'il est compréhensible que certains pays révisent leurs programmes de développement nucléaire, la production d'électricité d'origine nucléaire reste une option importante pour plusieurs d'entre eux."

Il reconnaît toutefois une montée d'angoisse dans les opinions publiques à l'égard de ce type d'énergie. "Il faut prendre très au sérieux les préoccupations, voire les angoisses, des gens", dit-il. "Cela exige de tous les acteurs du nucléaire un effort de transparence et de clarté sur les conséquences de l'utilisation de l'énergie nucléaire et des moyens de s'en servir de façon durable, prévisible et sûre."

Le patron de l'AIEA, qui est japonais, juge ainsi "absolument nécessaire de procéder à une analyse et à une évaluation approfondies des mesures de sécurité et des normes de sûreté existantes".

Une conférence ministérielle sur la sûreté nucléaire se tiendra du 20 au 24 juin à Vienne, où se trouve le siège de l'AIEA. Yukiya Amano annonce pour "les prochaines semaines" l'envoi au Japon d'une mission s'experts.

"Le Japon, ensuite, présentera son propre rapport d'étape. Enfin, nous devrons nous pencher sur la révision des normes de sûreté elles-mêmes", ajoute-t-il. "Vu qu'il y en a des centaines, il faudra établir des priorités et se concentrer sur les mesures de prévention pouvant être entreprises de façon plus régulière ou plus fréquente".

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