Prix des carburants : les distributeurs restent l'arme au pied
Marie-Caroline Lopez
Marie-Caroline Lopez
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Après avoir annoncé mercredi une baisse « modeste » et « provisoire » des taxes qui pèsent sur les carburants en France, le premier ministre s'est tourné vers les distributeurs pétroliers et grandes surfaces. Selon Jean-Marc Ayrault, la baisse des taxes au niveau de l'Etat permettra au gouvernement "de demander aux producteurs et aux distributeurs leur propre part d'effort".
Ce qui relance les inquiétudes exprimées ces derniers temps par les distributeurs, qui martèlent en ch?ur qu'ils ne peuvent pas toucher à leur marge brute, qui s'établit à un centime d'euros par litre en moyenne. "Nous sommes prêts à discuter avec le gouvernement pour voir ce que l'on peut faire pour accompagner ce mouvement, dans quelle mesure et sur quelle période", a assuré Jean-Louis Schilansky, délégué général de l'Union française des industries pétrolières (Ufip). Tout en prévenant qu'il ne fallait pas espérer "de miracle" en rognant les marges du secteur.
"Les prix en France sont hors taxes parmi les plus bas d'Europe, on ne va donc pas trouver des sommes considérables, mais il faut en discuter, et nous ne fermons pas la porte", a-t-il déclaré à l'AFP. "Quel effort ? alors que l'on vend déjà pratiquement à nos coûts de revient ?", a lancé de son côté Alexandre de Benoist, le délégué de l'UIP, qui regroupe les filiales pétrolières des groupes de distribution Auchan, Carrefour, Casino et Cora.
La question sera au menu d'une réunion avec les professionnels du secteur organisée mardi prochain à Bercy par le ministre de l'Economie Pierre Moscovici, au lendemain d'une rencontre avec les associations de consommateurs.
Marie-Caroline Lopez
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