24% : c'est la baisse des estimations des réserves de gaz de schiste en France

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L'Agence gouvernementale américaine de l'énergie a drastiquement révisé ses estimations du potentiel français en matière de gaz de schiste. Elle dit avoir affiné ses estimations grâce à une meilleure connaissance du sous-sol du sud-est français.

Alors que le débat sur le gaz et le pétrole de schiste bat son plein en France, l'Agence gouvernementale américaine de l'énergie (EIA) a révisé ce lundi à la baisse ses estimations de réserves potentielles dans l'Hexagone. D'après l'EIA, le sous-sol français détiendrait 3.870 milliards de mètres cubes de gaz de schiste, soit une baisse de 24% par rapport à ses précédentes estimations qui datent d'avril 2011. L'EIA évaluait alors les réserves françaises à 5.100 milliards de mètres cubes. Avec ces nouvelles estimations, la France peut espérer couvrir 77 années de consommation nationale de gaz, contre 100 années pour l'estimation précédente.

Seules estimations disponibles

L'EIA explique avoir revu ses estimations après avoir pris connaissances de données plus précises du bassin du sud-est français qui comprend un triangle entre Nice, Montpellier et Grenoble. Le rapport de l'EIA compte beaucoup dans le débat actuel sur l'opportunité d'explorer le gaz de schiste ? qui nécessite d'utiliser la méthode de la fracture hydraulique interdite en France pour des questions environnementales ? puisqu'il est le seul à avoir réalisé des estimations. Les professionnels s'accordent toutefois pour dire que seuls des forages pourraient établir la réalité des réserves contenues dans le sous-sol français.

Des estimations optimistes

D'autant que les estimations de l'EIA sont réputées très optimistes. Ainsi, la Pologne qui a engagé plusieurs programmes d'exploration, observe que ses réserves réelles de gaz de schiste sont nettement inférieures aux estimations de l'EIA. Ainsi, en 2011 l'organisme américain avait évalué le potentiel du sous-sol polonais à 5.300 milliards de mètres cubes. Or, d'après l'institut polonais de géologie, les réserves ne devraient pas dépasser les 2.000 milliards de mètres cubes.

 

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a écrit le 11/06/2013 à 19:12 :
ont est dans le flou sur les previsions des resreve du gaz de schiste dans le sol francais ;;;Donc il serais bien d attendre qu une methode prope et non dangereuse soit decouverte ... la francais a aussi du charbon en reserve mais cela n enpeche pas de continues les recherches sur d autre source dernergie verte ou autre vent mares biomasse bois cours d eau barrages ect?????
a écrit le 11/06/2013 à 15:34 :
En attendant aux USA le gaz de schiste permet une production d'électricité à un prix divisé par 2 par rapport au nucléaire. On comprend qu'ils vendent conserver cet avantage compétitif le plus longtemps possible. Se qui sera le cas, en France ou il y à un consensus improbable entre écolos et partisans du nucléaire pour conserver le moratoire sur le sujet. Je voudrait bien savoir où en sera notre compétitivité quand nos voisins, la Chine, etc... auront le même avantage de cette énergie réellement bon marché (3-4 USD le Mbtu). Contrairement au nucléaire ou la charge va crescendo.
a écrit le 11/06/2013 à 14:45 :
Le mirage n'aura dure qu'un temps. Peut-etre cela va-t-il remettre tout le monde sur le chemin d'une societe decarbonee.
a écrit le 11/06/2013 à 14:28 :
De quelle réserve est-il question? De réserves inexploitables par les techniques conventionnelles comme cela se fait aux USA ou de réserves réelles sans rapport à son exploitation possible? Pourquoi les français ne sont-ils pas capables de réaliser leurs propres estimations?
a écrit le 11/06/2013 à 14:22 :
Compte tenu des énormes ressources d'uranium : avec les réacteurs de 4ieme génération,on peut tenir 1000 ans ou plus .,On ne voit pas pourquoi aller chercher (du moins pour l'instant) le gaz de schiste difficille à exploiter et assez polluant,alors que le Nucléaire ,bien exploité, est propre et n'affecte pas le climat par des gaz à effet de serre .
Réponse de le 11/06/2013 à 14:48 :
Cessez votre mensonge : votre nuke 'propre' a besoin de petrole pour etre extrait, transporte, prepare, les centrales pour etre demantelees, les dechets pour etre stockes.
Choisir entre le nuke et le gaz de schiste ? Certainement pas, je choisis les EnR et les economies d'energies !
Réponse de le 11/06/2013 à 15:37 :
Désolé Steph... Les ENR ne sont pas actuellement suffisamment performantes... Il faudra patienter encore quelques années. Par contre, les économies d'énergies, c'est déjà en route... depuis 1973 et le premier choc pétrolier! Il n'y a qu'à comparer les émissions de gaz produites par la France et les autre pays qui l'entourent.

Mais cela n'aura d'effet que quand les plus gros pollueurs (USA et CHINE) s'y mettront sérieusement... ce qui n'est pas pour demain!

Alors, vous pouvez toujours rêver (profitez-en, ce n'est pas encore taxé!), mais les réalités sont bien là. Et je rejoins SOUVENIRS ET INTOX, les USA n'ont absolument pas intérêt à ce que nous devenions autonomes en énergie, et feront tout popur nous dissuader d'exploiter quelque énergie que ce soit.

Réponse de le 11/06/2013 à 16:21 :
@carpatrick

La Chine a déjà fait un gros effort qui va lui coûter très cher par la politique de l'enfant unique. Pouvez-vous en dire autant des américains et des européens qui consomment par tête de pipe beaucoup plus d'énergie qu'un chinois. On ne peut parler sérieusement d'écologie sans parler démographie.
Réponse de le 11/06/2013 à 19:58 :
@Michel. Certes, mais déjà un peu tard. Et la Chine pèse 1,3 milliards d'individu... Et se développe à vitesse grand V et au départ avec des techniques des années 50... Donc, certes, ils polluent moins par tête de type, mais restent néanmoins les 2ème pollueur du monde, explosé bien sûr par les USA...
a écrit le 11/06/2013 à 14:18 :
Il faut se souvenir que les américains avaient déjà tenté de court-circuiter notre exploitation de gaz naturel sur le gisement de lacq dans les pyrénées atlantiques, en précisant que cette exploitation ne serait pas rentable! bilan, plus de 25 années d'exploitation!!!
Réponse de le 12/08/2013 à 13:38 :
57 ans exactement d'exploitation a ce jour.
a écrit le 11/06/2013 à 13:44 :
Il s'agit de ressources brutes et non de "réserves". Il faut dépenser énormément d'énergie et d'eau pour exploiter ces ressources problématiques.
Réponse de le 11/06/2013 à 14:33 :
Des ressources brutes de gaz de shale sont des réserves puisque piégées dans la roche. Dépenser de l'énergie pour exploiter ces gisements au même titre que le pétrole n'enlève en rien à leur potentiel énergétique tant que cela reste rentable sans dommage pour l'environnement, ce qui n'est hélas pour le moment pas possible en l'état des techniques d'exploitation disponibles.
a écrit le 11/06/2013 à 13:05 :
La strategie de nos politiques depuis 30 ans aidés par le vote de nombreux ignotants.... s engraisser et jouer les petits rois avec une cour autour d eux, des maitresses...des depenses somptuaires....et maintenant qu est ce qu on fait ....comme le coq les deux pieds dans la m....e
Cocorico...vive la RRBF (royaute repupblique bananiere de France)
a écrit le 11/06/2013 à 12:08 :
En Europe, 38% du gaz naturel est destiné au chauffage.

38% de la consommation de gaz naturel en Europe est destinée au secteur résidentiel/tertiaire pour la production d?eau chaude et du chauffage des particuliers (Source ADEME, 2006).
C'est 50% en France.

La technologie est disponible pour arrêter d'utiliser le gaz naturel pour le chauffage. Ceci jusqu'à la fin des temps.
- Isolation.
- Chaudières biomasses
- Chauffe-eaux solaires (pour le sud de l'Europe)
- Pompes à chaleur valorisants la chaleur des eaux usées.

Si les bâtiments basse consommation (BBC) avaient été généralisés en Europe après 1973 (le premier choc pétrolier), nous n'en serions pas là.
a écrit le 11/06/2013 à 12:04 :
Les USA sont en train de mettre leur sous-sol à sac pour "gagner" 10 ans seulement de consommation pour leur pays. Peu de temps auparavant ils organisaient la gabegie du "big" made in America pour soutenir leur croissance en polluant la planète. Cette première flèche étant devenue sans effet, ils tirent la seconde pratiquement en sens contraire pour les mêmes raisons. Dans leur équation n'est pas prise en compte de façon satisfaisante voire réaliste la baisse de la demande d'énergie, tant pour eux, ce qui les avantagera de quelques années mais aussi pour les pays développés comme la France. Sans même parler des "études" faites au doigt mouillé. Ainsi nous n'avons pas besoin de l'exploitation du gaz de schiste car nous disposons d'autres moyens. C'est surprenant : Ils n'ont pas l'air de le comprendre, comme ils n'ont pas moins envie de ne s'occuper que de leurs problèmes qui sont pourtant considérables !!
a écrit le 11/06/2013 à 11:09 :
rien n'est fait pour developper de nouvelles énergies vertes cela fait 30ans que l 'on en entend parler mais rien ne bouge il est certes beaucoup plus simple et moins côuteux de forer et faire jaillir du gaz qu'investir dans la recherche le profit est immédiat tant pis pour le desastre écologique que cela entrainera irrémédiabement
a écrit le 11/06/2013 à 11:02 :
diagnostic de l'EIA ? n'est-on pas capable en France d'avoir un organisme national apte à faire ses propres estimations sur un dossier stratégique aux plans de l'économie et de l'indépendance énergétique de notre pays ?
Quels stratèges gouvernent la France ?
a écrit le 11/06/2013 à 10:58 :
Moi je suis pour le gaz naturel de pet ...et la culture intensive des haricots brésiliens ...ca c'est de la vraie écologie ... ! et avec le reste nous planterons le cannabis bio de Madame Cécile Duflot...
a écrit le 11/06/2013 à 10:46 :
Pourquoi publier des articles sans dire qu'il n'y a pas eu d'évaluation réelle de nos réserves puisque le gouvernement ne l'accepte pas pour ne pas perdre les "bulletins de vote" des Verts.
Toujours des démarches à court terme de nos gourvernements successifs qui ne s'occupent pas de leur pays mais de "leur" bulletins de vote à venir.

a écrit le 11/06/2013 à 10:31 :
Je crois que j'ai de l' avenir dans la vente des boules de cristal...
a écrit le 11/06/2013 à 10:27 :
On a vraiment besoin d'une agence gouvernemantale americaine pour evaluer nos reserves? Et en plus, on devrait les croire, pour mieux leur acheter?
Réponse de le 11/06/2013 à 14:25 :
Je me faisais la même réflexion. Si c'est la cas, il faut y remédier.
a écrit le 11/06/2013 à 9:29 :
Les nombres et pourcentages évoqués dans cet article ne sont pas crédibles. Une baisse de l'estimation de 24% qui entraîne une perte de 23% de la durée de vie de ces réserves alors que la consommation en énergie ne cesse d'augmenter ??? Incompétence ou foutage de g***** de leur part?
a écrit le 11/06/2013 à 9:19 :
L'article conclut que nos réserves de gaz représenteraient 30 ans de consommation nationale de gaz. 30 ans, c'est la durée de vie d'une centrale nucléaire. De plus les dégats sur l'environnement porteraient sur des millénaires comme ceux des centrales nucléaires. Projet sans intérêt.
a écrit le 11/06/2013 à 8:55 :
Mais pourquoi sont ce les yankees qui evaluent nos ressources potentielles ? On ne sait pas faire ?
Réponse de le 11/06/2013 à 9:19 :
C'est exact, les franchouillards ne sont pas précurseurs pour ce qui est des techniques de forage.
Réponse de le 11/06/2013 à 9:25 :
Je me posais la même question. Que fait le BRGM ? Ils doivent avoir plus de données précises que l'EIA, peut être une censure venue d'en haut ?
Réponse de le 11/06/2013 à 9:30 :
Il y a des domaines comme celui-ci dans lesquels il est préférable de ne pas l'être ou alors de tester chez les autres d'abord. Et les retours de l'exploitation US le confirment.
Réponse de le 11/06/2013 à 11:13 :
Quelques réponses,

1°) Le BRGM n'a pas les compétences pour réaliser ce genre d'estimations de réserves. et n'a pas les données non plus.

2°) En France, ce sont les opérateurs privés qui font ce genre de calculs afin de calibrer leurs investissements sur la base des données existantes publiques (mais payantes) mais aussi de leurs données privées.
Les investissements de recherche (sismique, forage, études diverses et variées) sont énormes et ne sont pas à la portée de l'état. En gelant des centaines de permis de recherche l'état français s'est tiré une balle dans le pied en dissuadant les chercheurs potentiels de réaliser les études qui pourraient établir la faisabilité (ou non) technique, économique et écologique de la production non seulement des hydrocarbures non conventionnels mai aussi conventionnels.
L'administration et les scientifiques, qui ont accès aux données brutes, se privent ainsi des moyens de comprendre les choses.et d'avoir un avis indépendant.

3°) Les pétroliers US ont l'avantage d'avoir une expérience de première main en ce qui concerne l'exploration et l'exploitation des gaz/huiles de schistes. Ceci écrit, les expériences ne sont pas forcément transposables d'un champ un autre.

4°) Les estimations de réserve sont, à ce stade des choses terriblement imprécises du fait du manque de données et d'expérience dans le domaine. On ne parle pas ici de 20% ou 50% d?erreur mais de facteurs 10 à 100 dans les prédictions de production. Il faut donc prendre les prévisions de l''EIA, en ce qui concerne le gaz de schiste français pour ce qu'elles sont... une estimation au doigt mouillé, mâtinée d'un zeste de considérations politiques et d'espoirs.
Réponse de le 11/06/2013 à 14:30 :
Tout à fait d'accord avec vous JM57
Voir mon message un peu plus bas. J'avais donné une imprécision pour la ressource supposée de 50% ce qui est la norme mais pour du spéculatif de ce genre, je suis bien d'accord avec vous les 3870 peuvent être aussi bien 500 que 10000 et ce genre de chiffre on peut lui faire dire tout et son contraire en fonction de ses intérêts.
Réponse de le 11/06/2013 à 14:35 :
@ JM57 ;
Le cobaye Polonais est explicite en soit, pourquoi dépenser pour un résultat identique . D'autre part pour
ceux qui croient qu'il ne se passe rien en France, habitant en province je peux vous dire que les maisons en construction sont de type ( BBC) .
Réponse de le 11/06/2013 à 20:25 :
@roro
En ce qui concerne la Pologne, les paramètres ne sont pas forcément transposables aux réservoirs potentiels français, ceux-ci pouvant même être assez différents à l?intérieur d'un même champ.

Il se passe des choses en France en matière d'économie d''énergies mais malheureusement pas assez. Il faudrait que l'état booste avec des incitations fiscales et des subventions bien ciblées pour les entreprises et universités qui travaillent en vue de limiter les consommations. Il n'en reste pas moins que nous dépensons 60 milliards d'euros chaque année à l'étranger pour acheter des énergies fossiles qu'on aurait peut être la possibilité de produire ici. Les russes et les algériens nous tiennent par les c....s avec leur gaz et on paye très cher cette dépendance qui représente 100% de notre déficit commercial.
S'il est possible de produire les hydrocarbures non-conventionels.

@mjj
50% me semble une bonne approximation pour les réserves des gisements conventionnels a peu près circonscrits, mais dès qu'on parle gisements non conventionnels et à peine connus, on est dans la fumée. Un opérateur américain (en fait un groupement d'investisseur) du bassin parisien avait sorti des chiffres de réserves jugés... disons peu crédibles, il avait besoin de trouver des financements pour sa campagne de forage.
a écrit le 11/06/2013 à 8:47 :
les américains veulent surtout se protéger et protéger leurs exportations, en sous-estimant notre capacité du gaz de schiste
Réponse de le 11/06/2013 à 9:24 :
tout à fait d'accord avec vous, l'existence de gaz en hte savoie à Viry, a fait l'objet de nombreux articles dans la presse régionale, l'article de la tribune mentionne un triangle entre Grenoble, Nice et Montpellier.....
Réponse de le 11/06/2013 à 9:28 :
Au contraire, comme pour les ressources offshores de la Grèce et d'Israël, ils ont intérêt à surestimer pour pouvoir vendre tous les services d'exploration derrière, puis contrôler l'exploitation.
Réponse de le 11/06/2013 à 9:33 :
Triangle dans lequel de minis secousses sismiques ont déjà été recensées par le passé. Donc vous envisagez le pourrissage du sous sol pour en augmenter les dégâts potentiels.
a écrit le 11/06/2013 à 8:30 :
C'est une mauvaise nouvelle pour les Verts plus grand chose à se mettre sous la dent. Plus d'industries en France donc moins de pollution que vont-ils devenir?
Réponse de le 11/06/2013 à 10:42 :
+1
a écrit le 11/06/2013 à 8:29 :
''L?agence gouvernementale américaine de l'énergie a drastiquement révisé ses estimations du potentiel français en matière de gaz de schiste''.

INTOX : les Américains veulent protéger leur économie et leurs exportations de gaz qu'ils ont prévu d?amplifier.
Réponse de le 11/06/2013 à 9:38 :
Tant mieux, quitte à utiliser du carburant polluant, autant se servir des bactéries qui en produisent et éviter de trop toucher à notre environnement. Il est vrai qu'il est toujours plus facile de piller que de construire/fabriquer/produire quelque chose.
a écrit le 11/06/2013 à 7:54 :
C'est attristant de voir que ces supposées réserves (qui sont en fait des ressources et non pas des réserves) au delà du spéculatif et très loin du supposé, servent à toutes sortes de spéculations de la part d'hommes politiques de tous bords et sont quasiment gravées dans le marbre.
Le premier stade des ressources (faits avec études + quelques sondages) admet 50% d'incertitude. Ca donne une idée de la précision de ce chiffre

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