5.000 euros d'aides minimum : comment le gouvernement veut inciter les particuliers à passer à la géothermie pour se chauffer
Juliette Raynal
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Licence Unsplash - Hessam Nabavi
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Le gouvernement a dévoilé ce matin de nouvelles aides financières pour encourager les Français à troquer leurs chaudières au fioul et au gaz pour des pompes à chaleur géothermiques, qui permettent d'exploiter l'énergie contenue dans le sous-sol de la Terre afin de fournir de la chaleur et du froid de manière décarbonée. Une technique baptisée géothermie de surface.
Lors d'un déplacement à Clamart (Hauts-de-Seine), ce jeudi 2 février, la ministre de la Transition énergétique Agnès Pannier-Runacher a indiqué vouloir « doubler le nombre d'installations de pompes à chaleur géothermiques chez les particuliers d'ici 2025 ». Autrement dit, passer de 3.000 installations par an, à 6.000. C'est l'un des principaux objectifs du nouveau plan d'action national conçu pour doper le développement de cette énergie renouvelable encore largement sous-exploitée.
En France, la chaleur représente près de la moitié de la consommation énergétique du pays. Toutefois, cette chaleur est encore très carbonée en raison du recours massif aux énergies fossiles. Dans le résidentiel, on dénombre encore « plusieurs centaines de milliers de chaudières au fioul et des dizaines de milliers de chaudières au gaz », rappelle-t-on au ministère de la Transition énergétique. La géothermie, qu'elle soit profonde ou de surface (voir encadré en bas d'article), ne représente, elle, que 1% de la chaleur consommée.
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Pourtant, cette technique cumule les avantages. « C'est une énergie locale, bas carbone, dont l'empreinte écologique est très faible, et qui n'est pas intermittente. Cela signifie qu'elle permet de produire de la chaleur en continu », fait valoir Sylvie Jéhanno, la PDG de Dalkia, une filiale d'EDF active dans ce domaine. « La géothermie émet entre 10 et 30 grammes de CO2 par kilowattheure et n'utilise pas de matériaux critiques », complète Alexandre Joly, responsable du pôle Energie chez Carbone 4 et auteur d'une étude sur la chaleur renouvelable.
Juliette Raynal