Glyphosate : recherche alternatives désespérément

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Aux Etats-Unis, le glyphosate de Bayer-Monsanto est visé par plus de 13.000 plaintes, une quarantaine d'ONG européennes réclament son interdiction, et la France voudrait s'en passer d'ici trois ans.
Aux Etats-Unis, le glyphosate de Bayer-Monsanto est visé par plus de 13.000 plaintes, une quarantaine d'ONG européennes réclament son interdiction, et la France voudrait s'en passer d'ici trois ans. (Crédits : iStock)
Revenir au labour, utiliser de nouvelles machines, repenser la façon de cultiver... Sortir de la dépendance à cette molécule n'est pas si simple. Et la transition, qui risque d'être longue, implique de remettre en cause le modèle agricole actuel.

Aux yeux de certains, il incarne aujourd'hui l'arrogance, la fourberie et le cynisme des pires multinationales, alors que d'autres voient dans la défiance qui l'entoure la énième preuve d'un refus croissant et irrationnel de la science. Depuis quelques années le glyphosate est, sinon dans tous les corps, du moins sur toutes les lèvres. Dans les conversations privées comme dans l'espace politique, judiciaire et médiatique, on oppose les études et les arguments en faveur ou contre l'interdiction de cet herbicide à l'efficacité redoutable, lancé sur le marché en 1974 par l'entreprise américaine Monsanto.

Comme dans bon nombre d'autres pays du monde, l'enjeu en France est énorme puisque, depuis l'expiration des brevets de Monsanto en 2000, son prix a été divisé par dix et une partie de l'agriculture - mais aussi d'autres secteurs (voir encadré page 25) - en est devenue très dépendante. « Bien que deux tiers des parcelles françaises n'en reçoivent pas, il est aujourd'hui l'herbicide le plus utilisé dans l'Hexagone, au rythme de plus de 9000 tonnes par an », souligne Arnaud Gauffier, codirecteur des programmes par intérim du WWF France.

Capable de détruire intégralement, en migrant à...

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Commentaires
a écrit le 13/07/2019 à 10:32 :
Cela semble arriver mais c'est lent, trop lent, on suppose que l'oligarchie doit essayer de détourner une partie de l'argent public afin de compenser la perte des actionnaires milliardaires obscurantistes de l'agro-industrie et que c'est pour cela que ça prend tant de temps.

BRef sauver d'abord leurs juteux revenus avant la vie sur terre.
a écrit le 12/07/2019 à 19:23 :
LES 5 PESTICIDES classées cancérigene sont.. le gliphosate (herbicide) et 4 insecticides.. tétrachlorvinphos et parathion/ le malathion et le diazinon ..du travail pour le ministre des écolos pour éviter le cachet du mépris ou de la médiocrité en ce moment
Réponse de le 13/07/2019 à 12:42 :
Classé cancérigéne par QUI?
La seule agence l'ayant classé caérigéne l'a mis en seconde liste, possible.)
Pour info votre saucisson est plus cancérigéne que le glyphosate.
;Merci de faire attention avant d'avancer des argument FAUX.
Les écolos veulent la peau du Glyphosate car les principaux OGM se reposent dessus. Point BARRE.
a écrit le 12/07/2019 à 19:22 :
LES 5 PESTICIDES classées cancérigene sont.. le gliphosate (herbicide) et 4 insecticides.. tétrachlorvinphos et parathion/ le malathion et le diazinon ..du travail pour le ministre des écolos pour éviter le cachet du mépris ou de la médiocrité en ce moment
a écrit le 12/07/2019 à 16:16 :
On peut signer l'arrêt de mort de notre biodiversité. Nos petits enfants admireront les papillons en images virtuelles. Triste époque.
a écrit le 12/07/2019 à 15:52 :
Un lobby de la société Monsanto a créé des groupes de "faux agriculteurs" chargés de se prononcer en faveur du glyphosate, révèle la cellule d’investigation de Greenpeace et du quotidien britannique "The Independent".

Pour que des "agriculteurs" disent du bien du glyphosate – cet herbicide présent dans le Roundup et classé cancérigène probable par le centre international de recherche sur le cancer –, la société Monsanto aurait créé, dans au moins sept pays, des groupes de faux professionnels.
"Mosanto a piloté de faux groupes de fermiers contre l’interdiction du glyphosate en Europe. C’est ce que révèle une enquête de la cellule d’investigation de Greenpeace et du quotidien britannique 'The Independent'", que RMC dévoile ce mercredi.

"Agriculture et Liberté", est le nom du groupe français de faux agriculteurs. Sur son compte Twitter, on peut lire : ""Nous sommes un groupe d'agriculteurs français unis pour protéger notre mode de vie et nos moyens de subsistance"."

Mais ni ce compte Twitter ni le site internet, ne permettent de savoir qui sont les fondateurs de ce groupe, observe RMC. "Il est juste mentionné qu''Agriculture et Liberté' est soutenu par une 'coalition d'utilisateurs et de fabricants de produits agricoles'. Aucune trace d'un agriculteur parmi les fondateurs. Pourquoi ? Parce qu’en réalité, ce groupe a été créé par un lobby", accuse le site internet. C'est l'entreprise Red Flag Consulting, basée à Dublin et inscrite au registre de transparence de l'Union européenne, qui aurait organisé la supercherie, à la demande de Monsanto. L'entreprise qui a également pour client la British American Tobacco, aurait reçu entre 100.000 et 200.000 euros de Monsanto en 2017.

"Dans un document promotionnel, Red Flag se vante d'ailleurs d'avoir 'récemment remporté la plus grande campagne de réglementation et d'affaires publiques de l'Union européenne', grâce à des 'alliés non-traditionnels' afin de changer la position de cibles identifiées au sein du gouvernement français, mais aussi allemand, anglais, polonais, espagnol, néerlandais, italiens et roumains", précise RMC.Selon Greenpeace, repris par RMC, "il fait peu de doute que Red Flag fait ici référence à la campagne contre l'interdiction du glyphosate".

Pour que des "agriculteurs" disent du bien du glyphosate – cet herbicide présent dans le Roundup et classé cancérigène probable par le centre international de recherche sur le cancer –, la société Monsanto aurait créé, dans au moins sept pays, des groupes de faux professionnels.

"Mosanto a piloté de faux groupes de fermiers contre l’interdiction du glyphosate en Europe. C’est ce que révèle une enquête de la cellule d’investigation de Greenpeace et du quotidien britannique 'The Independent'", que RMC dévoile ce mercredi.

"Agriculture et Liberté", est le nom du groupe français de faux agriculteurs. Sur son compte Twitter, on peut lire : ""Nous sommes un groupe d'agriculteurs français unis pour protéger notre mode de vie et nos moyens de subsistance"."

Mais ni ce compte Twitter ni le site internet, ne permettent de savoir qui sont les fondateurs de ce groupe, observe RMC. "Il est juste mentionné qu''Agriculture et Liberté' est soutenu par une 'coalition d'utilisateurs et de fabricants de produits agricoles'. Aucune trace d'un agriculteur parmi les fondateurs. Pourquoi ? Parce qu’en réalité, ce groupe a été créé par un lobby", accuse le site internet.
Des "alliés non-traditionnels"

C'est l'entreprise Red Flag Consulting, basée à Dublin et inscrite au registre de transparence de l'Union européenne, qui aurait organisé la supercherie, à la demande de Monsanto. L'entreprise qui a également pour client la British American Tobacco, aurait reçu entre 100.000 et 200.000 euros de Monsanto en 2017.

"Dans un document promotionnel, Red Flag se vante d'ailleurs d'avoir 'récemment remporté la plus grande campagne de réglementation et d'affaires publiques de l'Union européenne', grâce à des 'alliés non-traditionnels' afin de changer la position de cibles identifiées au sein du gouvernement français, mais aussi allemand, anglais, polonais, espagnol, néerlandais, italiens et roumains", précise RMC.

Selon Greenpeace, repris par RMC, "il fait peu de doute que Red Flag fait ici référence à la campagne contre l'interdiction du glyphosate".
"Rétablir la vérité sur le glyphosate"

"Free to Farm" en Angleterre, "liberta di Coltivare" en Italie... Ces groupes de faux agriculteurs chargés d'offrir une bonne presse à Monsanto n'existent pas qu'en France. Tous sont basés sur le même modèle, explique RMC. Greenpeace a identifié leur présence dans au moins 33 foires agricoles.

"Agriculture et Liberté" a été notamment aperçu au dernier salon de l'agriculture. "Sur un stand, des hôtesses expliquaient qu'elles travaillaient pour un groupe d’agriculteurs. Aucune mention de Monsanto évidemment", assure RMC.
De leur côté, les responsables de Red Flag, contactés par RMC, affirment "n'avoir jamais prétendu être un groupe de fermiers" et "n'avoir exercé aucun lobbying" mais seulement "cherché à rétablir la vérité sur le glyphosate auprès d'agriculteurs qui ont ensuite fait entendre leur propre voix".
Réponse de le 12/07/2019 à 21:49 :
en meme temps les ONG type generations futures sont financées par les multi nationnales du BIO comme biork et bonneterre etc
a écrit le 12/07/2019 à 13:41 :
Alternatives?Non. On peut très bien produire sans herbicide, sans besoin d'un labour profond, sans une irrigation aux conséquences désastreuses sur les nappes phréatiques et les cours d'eau.
Il faut abandonner le modèle agricole des années 60 et produire ce qu'il faut pour les besoins des populations locales. S'il y a des excédents, les exporter. Mais certainement pas surproduire pour exporter, ce qui ne fait l'affaire que des financiers, des producteurs d'intrants et de pesticides.
Si on supprime cet échelon, les agriculteurs de nos régions pourront produire et vivre dans de bonnes conditions.
Réponse de le 12/07/2019 à 17:02 :
Vous avez tout à fait raison, la conjoncture française, européenne et mondiale a changé depuis les années 50-60 et la fameuse politique agricole commune qui était destinée à la fois à rendre le marché commun auto-suffisant et à exporter des produits agricoles pour nourrir les pays pauvres en échange de matières premières importées.
Désormais, nous sommes auto-suffisants et les pays pauvres se sont développés et devraient parvenir à nourrir eux-mêmes leur population, les exportations doivent donc devenir marginales tandis que l'abondance de produits agricoles récoltés par nos agriculteurs doit permettre le passage de la quantité à la qualité.
Il faut en plus, rémunérer les agriculteurs désormais sur leur rôle d'entretien des paysages pour le tourisme et pour les activités sportives des citadins. Car les sentiers qui serpentent la campagne ne sont praticables que grâce à eux et si la jachère revient en force, il faudra qu'ils cultivent en engrais vert ou autre alternative les terres laisser en friche pour la qualité de vie de ceux qui se promènent avec des chiens...
a écrit le 12/07/2019 à 12:57 :
"... implique de remettre en cause le modèle agricole actuel." : évidemment !! Un agriculteur en mode classique "industriel" qui se contente de ne plus arroser ses cultures de pesticides pour passer en mode bio cours à l'échec évident (ou alors il triche !) ! Pour avoir une chance de réussir, il faut totalement changer de modèle (surfaces plus petites, moins de mécanisation, changer de circuit commerciale et passer des centrales d'achat à la vente locale etc ...) ; ça implique un changement de mentalité radicale, une transition brutale et pas évidente et du temps !!
a écrit le 12/07/2019 à 11:52 :
En 2012 le Prof. Séralini a publié une étude dans laquelle il affirme que le glyphosate utilisé dans la nourriture conduit à des cancers chez les souris , par ailleurs , cette publication a été retirée de la revue scientifique
L’ UE a financé une étude européenne pour 15 millions . Cinq ans de travaux ont conduit à la publication qui vient d’être publié par le Prof B. Salle qui contredit les travaux de Séralini
Réponse de le 12/07/2019 à 14:04 :
Pour résumer ,l’ UE a financé une étude européenne de 15 millions au Prof B. Salle pour qu'il contredise les travaux de Séralini .
Réponse de le 13/07/2019 à 8:15 :
L'étude Seralini n'a jamais pu être reproduite pas aucun labo du monde, c'est pourtant la base de la démarche scientifique. Elle a été reconnue comme comportant de nombreux biais méthodologiques, et c'est pourquoi elle a été retirée de la publication.

Plus d'une vingtaine d'autorités de santé officielles dans le monde se sont attelées à déterminer la dangerosité du produit et aucune n'a pu conclure à un effet cancérigène.

Donc d'un coté, une étude qui ne fait pas l'unanimité et conclut à un effet "probable" et de l'autre 20 études qui sont incapables de trancher.
Tous des vendus? des irresponsables qui sont près à vendre leur santé et celle de leurs enfants?
Réponse de le 13/07/2019 à 12:44 :
Merci Pour le dernier commentaire. Enfin quelqu'un qui rappelle les fait.
Si l'onm pouvais éviter de citer Seralini dont les études sont régulièrement sujette à caution et qui vit de la peur qu'il génére ce serait plutot positif pour le débat.
a écrit le 12/07/2019 à 11:51 :
Pourquoi prendre la décision de se passer d'un tel produit: Pour des raisons de santé? Mais toutes les agences de santé du Monde (publiques) infirment les questions de cancérogénéité, à commencer par l'Agence française. Ce produit est le produit le plus connu au Monde, pour lequel on a le plus de données. Pour des raisons environnementales? Si c'est pour remplacer un tel produit par du désherbage mécanique en brûlant du fuel, c'est tout simplement un non sens: je crois qu'il y a consensus pour lutter contre le CO2. Par un autre produit? c'est tout simplement du rêve, car il suffit de se demander quels sont les efforts qu'ont consentis les concurrents de Monsanto pour trouver un autre produit: des années de recherche sans trop de succès à grand coup de centaines de millions de dollars. Ce n'est pas l'Inra, respectable, qui avec ses petits moyens, sans expertise, arrivera à un résultat en trois ans quand toute l'industrie s'est cassée les dents. Pour des raisons économiques? un produit bon marché, qui rend de grands services à nos agriculteurs, et à d'autres, comme la SNCF qui se retrouvera à essayer de brûler les mauvaises herbes sur ses voies (je me demande même si cela est possible avec les câbles certainement installés à proximité). Mais voilà, une fois de plus les politiques ont parlé trop vite, sur base de fake news distillés par les organisations écologiques, et il va être difficile d'inverser la vapeur. Il y a un énorme travail pour essayer de revenir à des attitudes scientifiques plus sages dans nombre de sphères, et surtout dans la patrie de Descartes!
Réponse de le 12/07/2019 à 17:19 :
Les Français feront confiance aux scientifiques lorsque ceux-ci découvriront que leurs cours de philosophie de terminales n'étaient pas plus du baratin que leur chère science. Ils ne savent ni ce que signifient l'éthique ni l'équité ni la responsabilité inter-générationnelle...
Je suis plutôt une "littéraire", certes, mais tout de même, j'ai un cerveau et il a un peu de mal à comprendre comment un produit qui tue toutes les plantes sur son passage ne peut pas être nocif pour nous, qui sommes des êtres vivants qui se nourrissent de plantes.
C'est comme les insecticides que les pubs nous demandent de répandre à tort et à travers dans nos maisons, ils tuent les insectes qui sont des animaux comme nous, avec un squelette différent mais c'est tout et ils veulent nous faire respirer ces gaz en permanence.
Ce que je pense c'est que ces organismes sont plus fragiles que nous à ces produits chimiques mais que nous aussi, cela peut nous faire quelque chose à haute dose.
Les cultivateurs ne sont pas apparus au 20ième siècle, tous ces produits très pointus et, il est vrai hyper efficace, si. Nous avons vécu sans, nous pourrons revivre sans, en retournant un peu en arrière en produisant moins sur la même surface mais mieux et en s'organisant pour éviter le gaspillage. Il faut aussi revoir l'idée d'une agriculture tellement mécanisée qu'il n'y a presque plus de personnel agricole. Il y a des chômeurs, autant qu'ils retournent dans les champs que de passer leurs journées à se morfondre. Ça coûtera pas plus cher de les payer à travailler la terre de façon moderne (pas avec une faux, une serfouette et une charrue tirée par des bœufs) qu'à rester chez eux, ce sera plus agréable pour eux d'avoir une reconnaissance sociale et pour nous d'avoir un pays avec une population moins concentrée dans des grandes villes et des quartiers populaires tout le temps en ébullition.
Réponse de le 13/07/2019 à 8:17 :
@arpagon
il ne faut pas regretter le bon vieux temps.
il y 200 ans , avant monsanto donc , l 'esperance de vie etait a 35 ans .
des millions de personnes mourraient de famine.
si on est a 80 ans aujourd'hui ? c'est aussi grace a la chimie.
Réponse de le 13/07/2019 à 8:23 :
+ 1000

J'ai bien peur que les français et notamment les dirigeants et ceux qui "vulgarisent" la science n'aient laissé leur rationalité de coté, c'est tellement moins fatiguant de suivre ses émotions plutôt que de chercher à comprendre des sujets complexes par nature.

Le premier scandale du glyphosate c'est l'agrobusiness qui va avec et prive les populations de la maîtrise des semences.

Le second c'est le manque de certitude sur les effets à long terme d'un produit qu'on a tellement disséminé qu'on en retrouve dans les cheveux des gosses.
Réponse de le 13/07/2019 à 8:49 :
La science est amorale, elle choque parfois gravement ce que les gens croient savoir au plus profond de leur être.

L'histoire des sciences est une longue suite de baffes infligées à nos Croyances.
La terre n'est pas le centre de l'univers, elle n'a pas été crée il y a 6642 ans par Dieu, l'homme partage 98% de son génome avec des singes, la femme n'est pas issue d'une côte d Adam mais c'est l'inverse, et une partie de la population mondiale porte des gènes de Néandertaliens.

Et pour finir non seulement les civilisations sont mortelles, mais l'espèce humaine également.

Si vous vous intéressez au processus scientifique et aux relations entre la science et les media , je me permets de vous conseiller la revue de l'AFIS (association pour l'information scientifique). Elle a sorti début 2018 une bonne synthèse sur le Glyphosate (et le lévothyrox, autre sujet à l'époque).
Réponse de le 14/07/2019 à 16:17 :
@ réponse à @ Harpagon,
Je suis tout à fait d'accord avec vous que la science a bien sûr des avantages, mais si les citoyens français sont si dubitatifs envers leurs scientifiques, c'est qu'ils affirment toujours, même quand ils ne sont pas sûrs.
Ainsi, j'ai connu l'époque où les médecins expliquaient aux jeunes accouchées qu'il était "scientifiquement prouvé" qu'il était préférable de coucher les bébés sur le ventre avec le bénéfice même d'un gain car ils étaient plus enclins à se muscler... quelques années plus tard, les Mamans ont eu l'ordre de ne jamais coucher un bébé sur le ventre parce que, cela provoquerait des morts subites... (il est vrai que nombre d'entre-elles leur laissaient leur oreiller dans cette position). Personnellement, je suis une vilaine électron libre, mes bébés n'aimaient pas être sur le ventre et je me fichais qu'ils marchent plus ou moins tôt, ils ont d'ailleurs marché tous un peu tard (14 mois), mais je ne souhaitais pas en faire des champions olympiques. Il y a eu aussi bien sûr, le nuage de Tchernobyl, les scandales de l'amiante et du sang contaminé par le virus du Sida. Donc étant tous des petits-enfants de paysans, nous sommes tous choqués de cette mode "Monsanto" où il n'est plus possible d'être un vrai cultivateur qui plante ses semences, récolte, conserve une partie de la récolte et replante. Par dessus, le marché, comme les éleveurs intensifs, ils sont devenus des ouvriers qui doivent obéir à un cahier des charges qui leur est imposé pour savoir comment ils doivent travailler !
Merci pour le lien, je ne connaissais pas ce site du tout et il a l'air intéressant. C'est vrai que ce n'est pas facile de s'informer sur internet dans un domaine que l'on ne connait pas.
Je vous rassure, j'essaie toujours de m'informer et, par exemple, je n'ai jamais suivi la mode des anti-vaccins, je sais ce que sont les maladies parce que je connais l'Histoire de France et je pense qu'entre deux maux, le risque de la vaccination est très loin derrière ces maladies. Surtout que les vaccins d'aujourd'hui ne sont pas aussi dangereux que celui de la variole que nos parents ont accepté, en connaissance de cause pour nous.
Réponse de le 14/07/2019 à 16:35 :
@ Kahi, Amartia Zen a obtenu le prix Nobel d'économie en démontrant entre autres que les famines sont plus souvent dues à un problème d'acheminement des denrées alimentaires et de gestion des ressources qu'à une réelle pénurie.
Ce n'est pas la chimie qui a permis une élévation de l'espérance de vie, en augmentant la nourriture disponible, tout au plus, produire plus permet la sur-population, c'est tout. Les progrès en logistique, les transports bon marché et un système économique plus "performant" y sont davantage pour "quelque chose", ils ont permis que les récoltes soient plus facilement à disposition des populations, malheureusement sans apprendre aux gens qu'il fallait, puisque les enfants survivent, en avoir moins...
D'ailleurs autrefois, les riches souffraient de la goutte et on disait toujours qu'on meurt de "trop manger" (ce qu'on appelle aujourd'hui les risques de l'obésité, les maladies cardio-vasculaires...).
Les progrès de la médecine, de l'hygiène et du mode de vie (ne pas s'arsouiller et fumer du matin au soir, mais manger et bouger mieux...) expliquent aussi, bien plus que la chimie, l'augmentation de l'espérance de vie.
A moins, que pour vous l'hygiène, l'eau potable, le traitement des eaux usées, ce soit de la chimie, ce qui est possible. Les cours de chimie dans mon cursus scolaire ne m'ont laissé qu'un souvenir dont je remercie mon ancien prof : savoir que les produits chimiques comme le chlore sont dangereux et qu'il ne faut jamais mélanger du vinaigre avec de la javel. Grâce à ses expériences, j'ai appris à éviter toutes odeurs fortes comme celle du chlore, c'est déjà ça.
a écrit le 12/07/2019 à 11:14 :
Et tout cela pour éliminer l'utilisation du glyphosate dont il n'est pas du tout prouvé qu'il ait un effet nocif sur la santé ....
Il est plus que vraisemblable que les personnes qui ont été touchées dans leur santé du fait de la présence de glyphosate l'ont été pour des raisons diverses mais tenant toutes à un manquement dans la mise en oeuvre du produit : pas de protection respiratoire pour les agriculteurs, pulvérisation à proximité des habitations, etc ...
La solution sensée serait de réguler l'utilisation et l'épandage au lieu de trouver un produit de substitution qui aura sans doute un effet nocif proche.
Mais on est en France et nos personnels politiques et hauts fonctionnaires ne savent pas réfléchir normalement .....
Réponse de le 12/07/2019 à 17:27 :
C'est comme les nitrates, les problèmes sont connus depuis plus de 40 ans mais finalement les nappes phréatiques sont bien empoisonnés, la solution c'est encore un peu de chimie en nettoyant l'eau que les paysans ont bien salis avant... Vous avez raison, c'est bien en économie de marché, cela fait "marcher le commerce'. En développement durable, par contre, cela s'appelle le gaspillage dû aux externalités négatives, qui provient de la façon stupide dont les économistes calculent la production par le PIB... Mais c'est vrai, les marées vertes, comme tout ce que votre chère science crée, ce n'est pas grave, personne n'a "scientifiquement prouvé" que cette odeur pestilentielle qui fait vomir certains (souvent des très jeunes enfants au nez plus proche du sable), peut tuer d'autres...
a écrit le 12/07/2019 à 10:53 :
Tout tourne autour d'une gestion intelligente pour diminuer les charges au lieu de se soucier du prix a la vente! La gestion des couverts et du non travail des sols le permettent! Le plus dur c'est de se remettre en cause!
a écrit le 12/07/2019 à 10:52 :
Tout tourne autour d'une gestion intelligente pour diminuer les charges au lieu de soucier du prix a la vente! La gestion des couverts et du non travail des sols le permettent! Le plus dur c'est de se remettre en cause!

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