Anomalie à la centrale de Fessenheim: les antinucléaires attaquent EDF et Areva

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Laura Monnier, chargée de campagne juridique à Greenpeace, citée dans le communiqué consulté par l'AFP, n'y va pas par quatre chemins.
De fait, l'ONG Greenpeace a annoncé vendredi qu'elle allait porter plainte avec d'autres associations contre EDF et Areva à la suite de la détection d'une anomalie dans un générateur de vapeur du réacteur numéro 2 de la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin).
Selon le document consulté par l'AFP, la plainte mentionne aussi un délit d'utilisation d'un équipement à risques ne satisfaisant pas aux exigences essentielles de sécurité et la déclaration tardive de l'exploitant d'un incident risquant d'avoir des conséquences notables sur la sûreté de l'installation.
La plainte devait être déposée vendredi dans la matinée auprès du tribunal de grande instance de Paris par Greenpeace, mais aussi Réseau Sortir du nucléaire, Stop Transports-Halte au nucléaire, Stop Fessenheim, Alsace Nature, France Nature Environnement et le Comité pour la sauvegarde de Fessenheim et de la plaine du Rhin (CSFR).
Fin avril, Areva avait annoncé que des anomalies documentaires avaient été détectées dans le suivi des processus de fabrication d'équipements au sein de son usine du Creusot, où a aussi été fabriquée la cuve de l'EPR de Flamanville.
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L'audit mené sur 400 dossiers prioritaires a déjà permis de relever 87 irrégularités sur des réacteurs en fonctionnement, dont la virole basse d'un générateur de vapeur du réacteur numéro 2 de Fessenheim.
L'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a décidé de maintenir à l'arrêt le réacteur dans l'attente des résultats de tests complémentaires prévus jusqu'à la fin de l'année pour prouver la sûreté de la pièce. Pour mémoire, le réacteur en question a été mis à l'arrêt en juin dernier par EDF, à cause des anomalies de fabrication détectées sur le réacteur n°2 du site alsacien.
Les associations reprochent aussi à Areva d'avoir "présenté un dossier avec un état descriptif falsifié" afin d'obtenir un certificat de conformité auprès de l'ASN.
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Quant à la mise en danger de la vie d'autrui, elle résulte de la démultiplication du risque d'accident nucléaire "par le fonctionnement de réacteurs à risques", selon le même communiqué.
(Avec AFP)
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