Coronavirus: la demande d'énergies fossiles plonge... au profit des renouvelables
Jérôme Marin
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Manifestation de greenpeace dans une centrale au charbon en pologne
Kacper Pempel
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Manifestation de greenpeace dans une centrale au charbon en pologne
Kacper Pempel
Le choc est "historique" et ses conséquences seront "sans précédent", prévient l'Agence internationale de l'énergie (AIE). Dans son dernier rapport, publié en fin de semaine dernière, l'organisation anticipe une chute de 6% de la consommation mondiale d'énergie, soit sept fois plus que lors de la crise financière de 2008 et du jamais vu depuis la seconde guerre mondiale. En terme absolu, ce repli sera même le plus important jamais enregistré. Il sera "l'équivalent de la perte de l'intégralité de la demande indienne, le troisième consommateur mondial d'énergie", note l'AIE.
Sur l'ensemble du premier trimestre, la demande d'énergie a déjà chuté de 3,8% par rapport à début 2019. Et le repli a été beaucoup plus marqué en mars, alors que la propagation de l'épidémie de coronavirus a stoppé des pans entiers des économies en Europe et en Amérique du Nord. Les mesures de confinement touchent aujourd'hui plus de la moitié de la population mondiale. En moyenne, elles se traduisent par une baisse de 18% de la demande d'énergie si elles sont partielles, et de 25% si elles sont totales, chiffre l'organisation basée à Paris. Sur un mois, les mesures actuelles représentent un impact de 1,5 point sur la demande annuelle.
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L'AIE anticipe une levée progressive du confinement, tout en écartant pas l'hypothèse d'une seconde vague de contamination. L'ampleur de la chute dépendra également de la vigueur de la reprise économique, alors que les grandes économies mondiales se sont fortement contractées au premier trimestre - et qu'elles devraient se contracter encore davantage au deuxième trimestre. Aucune région ne sera épargnée: -11% au sein de l'Unions européenne, -9% aux Etats-Unis, -8% au Japon, -4% en Chine ou encore -3% en Afrique.
Jérôme Marin