Coronavirus : "un déclic pour la lutte contre le changement climatique"

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LE MONDE D’APRÈS. Pour Julien Tchernia, président et co-fondateur du fournisseur alternatifs d'électricité verte d'ekWateur, la crise du coronavirus a démontré la capacité des Etats à prendre des mesures drastiques rapidement. Il espère une telle mobilisation pour le climat.

LA TRIBUNE - La crise du coronavirus peut-elle être un catalyseur pour la transition écologique ?

JULIEN TCHERNIA - On pourrait avoir une prise de conscience parce que le problème est mondial. Les hommes sont souvent en compétition avec les autres. L'un des grands freins de la transition écologique jusqu'à maintenant c'était la compétition entre les régions, entre les pays. Là, comme tout le monde est affecté, on pourrait tous se dire que l'on va tous arrêter en même temps.  Si les conséquences sanitaires sont très graves, cela fera réfléchir, même les Etats-Unis, où le leitmotiv reste de Donald Trump de placer l'économie d'abord. Ce qui est positif par rapport à la crise climatique et écologique, c'est que la plupart des pays ont pris des décisions drastiques en 67 jours, entre le premier et le 100.000ème cas. Aujourd'hui en France, le confinement est très bien accepté. Quand les portiques écotaxes et la taxe carbone ont été mis en place, on a eu les bonnets rouges et les gilets jaunes. Si le confinement est accepté, c'est parce que l'individu est touché à titre personnel, il voit qu'il peut mourir ou infecter des gens. Il est donc prêt à faire des sacrifices. Peut-être pourra-t-on créer un déclic pour faire comprendre que le changement climatique va aussi nous toucher à plus long terme. Et donc qu'il faut accepter des changement forts, qui soient mis en place en même temps dans le monde entier. Le chemin reste étroit mais un peu moins qu'avant.

Mais dans un contexte de déficit croissant, ne risque-t-on pas d'assister à un ralentissement des investisseurs publics dans les énergies renouvelables, au profit du nucléaire ou du charbon existants ?

Je pense que ce combat est déjà gagné depuis longtemps. Après, il faut laisser le temps à la transition: il faut encore améliorer les moyens de production et de stockage. La question aujourd'hui est de savoir combien de temps certains pays vont resister à cette vague - la France, par exemple, avec son nucléaire. Ils pourront la ralentir mais ils ne pourront pas l'empêcher. Les défenseurs du nucléaire arguent que nous savons construire des centrales nucléaires mais que nous savons pas construire facilement et pour pas cher des centrales solaires ou éoliennes. C'était le cas en 2007, mais c'est de moins en moins le cas. En France, le volume d'appel d'offres CRE (commission de régulation de l'énergie), c'est à dire de mégawatts subventionnés d'énergies renouvelables, diminue tout le temps. De plus en plus, des parcs peuvent être construits et être rentables sans subventions. Dans l'éolien offshore, la France est certes en retard mais la technologie se développe ailleurs et va devenir compétitive. On pourra alors la développer sans soutien public. Et sans en faire tout un raout politique de choix énergétiques. On a une vision très nationaliste de l'énergie en France, qui a bien marché au moment où il fallait reconstruire le pays. Je pense que l'Etat a perdu la main sur l'énergie depuis longtemps, mais qu'il ne l'admet pas.

La baisse des coûts du baril pourrait-elle pousser les grands groupes pétroliers a accéléré leur transition, déjà entamée, vers les renouvelables ?

Total, Shell ou encore BP ont annoncé qu'ils voulaient devenir numéro un dans le vert. Nous le constatons concrètement parce qu'ils viennent nous parler pour nous vendre de l'énergie verte. C'est un enjeu économique. A 25 dollars le baril, beaucoup moins de réserves de pétrole sont rentables. Ces sociétés ont vu leur valorisation boursière chuter, elles doivent donc démontrer qu'elles sont capables de trouver des réserves énergétiques ailleurs. Cela ne va que conforter les conseils d'administration dans cette direction: ils vont chercher à se prémunir contre les futures variations du pétrole que pourraient entraîner de futures crises, sanitaires ou liées au changement climatique.

Quel est l'impact de la crise actuelle pour les fournisseurs alternatifs ?

La consommation de nos clients a baissé de 28% la semaine dernière. Dans le même temps, nos coûts restent les mêmes. Et nous ne pouvons pas garder l'électricité que nous devons contractuellement acheter, et qui n'était pas consommée. Nous devons la revendre sur les marchés à prix cassé. Nous perdons beaucoup d'argent. Nous sommes en train de regarder nos contrats pour savoir si on peut faire jouer la clause de force majeure, ce qui nous permettrait d'acheter moins d'électricité. La situation est difficile pour une entreprise jeune comme la nôtre. Nous essayons de voir quelles aides nous pourrons obtenir.

Cette baisse de la consommation intervient à un moment où est négocié le successeur de l'Arenh (Accès régulé à l'électricité nucléaire historique, qui permet aux fournisseurs alternatifs de racheter une partie de la production nucléaire d'EDF à un prix fixe). Quel pourrait être l'impact ?

Dans l'Arenh, il existe aussi une clause de force majeure, qui avait été écrite pour protéger EDF mais qui se retourne aujourd'hui contre lui. Si elle est activée, EDF devra vendre son électricité à 20 euros, au lieu de 42 euros le mégawattheure. A partir delà, ils vont dire qu'ils sont en énorme difficulté. Il est alors possible que le gouvernement décide d'arrêter de l'Arenh et de mettre en place immédiatement le nouveau mécanisme. L'Etat a toujours cherché à favoriser et à protéger EDF, dont il a toujours suivi la vision du monde de l'énergie.

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Commentaires
a écrit le 01/04/2020 à 13:00 :
Ce Monsieur dit ce qui l'arrange. Il ne prend pas la hauteur de vue qu'il appelle pourtant de la part des décideurs, EDF inclus. Je me permets de lui faire remarquer que solliciter toujours plus d'énergies dites renouvelables reste dans le domaine des incantations habituelles. Ainsi, veut-il beaucoup plus d'éolien ? Si oui, qu'il l'exprime fort et clair ... à condition qu'il s'exprime aussi sur le phénomène déferlant du rejet de l'éolien terrestre et de l'offshore proche des cotes. A-t-il entendu parler de l'acceptabilité sociale ? Pense-t-il que les populations du monde rural doivent être sacrifiées (il emploi le mot "sacrifices" !) au nom de la vertu invoquée par les gens des villes qu'il "faut accepter des changements forts". Sans parler ici du gaspillage public qui subventionne les industriels de l'éolien alors qu'il est prioritaire d'affecter ces montants au domaine de la Santé. Développer le solaire, oui, et d'autres énergies dans les territoires assurément, mais pas l'éolien qui est un scandale d'Etat. Philippe Maurisset.
a écrit le 30/03/2020 à 19:51 :
Ce Monsieur Tchernia est le parfait exemple de l'affairisme vert dont l'écologisme (qui n'a rien à voir avec l'écologie) est actuellement la bouée de secours idéologique du néo-libéralisme aux abois depuis la crise du coronavirus. Il fait partie de ces charognards qui tournoient au-dessus d'EDF, convoitant le fabuleux trésor de guerre que constituerait EDF, qu'avec ses amis des multinationales du vent, il veut démanteler et privatiser les dépouilles.
Il ne produit rien et grâce au scandaleux process de l'anreh, il fait croire à ses clients bobos écolos (parfois de bonne foi) qu'il leur vend (avec sa marge bénéficiaire) de l'électricité "verte", alors qu'en fait il vend de l'électricité en provenance de nos centrales nucléaires que notre opérateur national est obligé de lui céder à vil prix.
Ces entreprises délétères pour notre indépendance énergétique nationale n'arrivent à prospérer que grâce à la lâcheté du personnel politique en place et la corruption rampante dans la plupart des organismes d'État.
Pas certain que toutes ces officines financières comme celle de Monsieur Tchernia ne soient amenées à rendre des comptes "le jour d'après" la crise sanitaire et budgétaire du coronavirus.
Comme dit l'adage "il n'y a que la vérité qui blesse" . Merci pour la censure de mon commentaire. La qualité de votre journal mérite mieux.
a écrit le 30/03/2020 à 10:33 :
Contrairement à ce qui est dit par Monsieur Tchernia, la bataille de la transition énergétique n'est pas du tout gagnée depuis longtemps. Elle est encore beaucoup trop lente et risque d'arriver trop tardivement quand beaucoup d'effets irréversibles ont déjà été constatés. Ceci du fait qu'elle coûte encore beaucoup trop, et d'un point de vue économique et financier ne rapporte pas assez et pas assez rapidement, ni pour les producteurs/ distributeurs, ni pour les consommateurs. Et cela avait déjà été clairement exprimé au cours de la COP21.
On se demande alors pourquoi on traine à s'intéresser d'avantage aux nouvelles solutions réalisables avec lesquelles on peut parvenir à court terme à des coûts de production beaucoup plus faibles qui profiteraient alors à tout le monde, y compris aux financiers et aux industriels et pas de se contenter de quelques % et d'attendre que ces solutions arrivent "toutes seules" sur les marchés pour commencer à les exploiter.
On constate que ni dans l'organisation de la production, en général, ni dans les milieux des investisseurs, ni dans les milieux scientifiques académiques, on dispose de savoir faire et de volontarisme plus réaliste et multidisciplinaire suffisant , avec lesquels on saurait mieux concilier les impératifs économiques, financiers, industriels, techniques commerciaux et environnementaux et que cela demande des efforts qu'il ne faudrait pas trop rembarrer avec du réglementarisme à critéres trop primitifs et trop restrictifs et d'inciter les décideurs et investisseurs à faire preuve de plus de discernement.
a écrit le 29/03/2020 à 10:50 :
"wiki" votre argument est juste erroné.Il faut déjà distinguer les notions "d'énergie primaire" et "d'énergie finale".
Cette dernière est celle que nous consommons effectivement.
Sur le plan mondial , le nucléaire pèse très peu .En effet , cette énergie est réservée aux pays riches (car chère et nécessitant un haut niveau de compétences) et de plus ne produisant que de l'électricité (qui est une énergie secondaire) qui n'est pas utilisée dans de nombreux domaines comme l'agriculture , les transports routiers et aériens, , l'industrie,...
Ainsi en France , si le nucléaire est très majoritaire dans la production d'électricité (entre 70 et 75% selon les années) il n'en n'est pas de même en énergie finale (celle qui est consommée) où sa part est ramenée à ... 21% à comparer au pétrole qui pèse 45% du bouquet énergétique national !
Au niveau mondial , en énergie finale , le nucléaire pèse moins que l'hydraulique et se trouve désormais rattrapé par l'éolien !
Bref , toujours ressasser le nucléaire (civil) pour tenter de préserver le climat est un leurre.
C'est sur l'efficacité énergétique qu'il faut travailler (bref sur la demande).
Au pays (la France) des "grilles-pains" et des cumulus energivores , il y a matière à revoir notre copie et ce en remplaçant progressivement ces appareils dépassés par des pompes à chaleur (PAC installées par de vrais professionnels) et des cumulus thermodynamiques voire des cumulus solaires.
L'idéologie pro ou anti nucléaire n'a plus lieu d'être !
Place au pragmatisme !
Ainsi , au lieu de voir rouler sur les routes et autoroutes de France des milliers de camions brûlant du pétrole , il vaudrait mieux les voir sur des trains de FRET qui majoritairement fonctionnent à l'électricité !
On pourrait parler également des vols aériens courts courriers (Paris/Bordeaux, Paris/Marseille,...) brûlant du kérosène alors que le TGV offre des temps de parcours (de centre à centre ) équivalents avec de l'électricité aux origines multiples (nucleaire , éolien, hydraulique,...).


a écrit le 29/03/2020 à 10:15 :
Trente ans que l'on entend le même discours c'est peut-être pour cela que l'on ne l'entend plus malgré les aspirations des humains.La principale question et je n'ai pas trouvé l'amorce d'un début de réponse dans l'article ,c'est comment fait-on pour faire diminuer un peu la consommation par tête d'habitant? Sinon l'équation reste inchangé :population multiplié par nombre d'habitant égale consommation d'énergie du pays et rejets CO2 à peu près constants sur vingt ans malgrè une vingtaine de milliards d'euros dépensés tous les ans depuis vingt ans.Tient c'est vingt pour cent de la dette...
a écrit le 28/03/2020 à 20:41 :
L'espoir de cette crise sanitaire sans précédent, c'est surtout, entrevoir enfin la possibilité d'un "gouvernement mondial". Là, même les septiques peuvent voir que la solidarité entre pays et même continent, cela paie.
Les Chinois ont été exemplaires en essayant de retenir le plus possible le virus chez eux et en transmettant toutes les infos aux savants du monde entier pour faire avancer la recherche. Ils ont confiné une région très productive alors qu'ils auraient pu continuer à commercer sans vergogne, ils nous ont laissé ainsi un répit qui permet aujourd'hui que lorsque nous sommes frappés à notre tour, ils vont mieux et peuvent nous aider.
La grippe espagnole a fait des millions de morts, pour l'instant, nous n'avons que 30 000 morts dans le Monde, il est peu probable que nous atteignons plus d'un million de morts. Bien sûr, pour les proches, un seul mort, c'est déjà beaucoup, mais à l'échelle planétaire, 30 000 morts en trois mois, c'est un succès de la coopération entre pays.
Une fois, cette crise passée, nous retrouverons le problème de la surpopulation et du changement climatique à gérer ainsi que la transition vers un monde "nouveau".
Comme après la 2ième guerre mondiale, où le désir de préserver la paix a permis la création de ce qui est aujourd'hui l'UE, cette crise devrait permettre de créer des "organisations représentatives" pour mettre en place un nouveau mode de vie plus durable, moins d'humains sur terre (nous avons les moyens contraceptifs pour ralentir les naissances partout), ralentir le réchauffement climatique, mettre en place une bio-éthique mondiale et des règles pour savoir ce que l'on veut faire de l'IA...
Les euros-septiques n'ont pu que remarquer que nos voisins accueillent chez eux certains de nos malades. Une solidarité qui n'existait pas lors de la grippe espagnole.
Réponse de le 29/03/2020 à 13:06 :
Faire croire au grand soir de la gouvernance mondiale releve de l'imposture quand toutes les réactions actuelles des "opinions" sont marquées par le complotisme.
Sérieux ? Vos croyez vraiment que les agenda chinois, russe, américain, européen sont les mêmes ?
a écrit le 28/03/2020 à 19:45 :
"il voit qu'il peut mourir ou infecter des gens. Il est donc prêt à faire des sacrifices. "

Oui mais quand il habite à 30 bornes de son lieu de travail avec des horaires comme tout le monde à savoir hétérogènes, les trois quarts des voies ferrées démantelées par tous nos politiciens et qu'on lui dit que du coup qu'il faut qu'il change sa 205 diesel par une zoé à 23000 balles ben il cale parce qu'il ne peut tout simplement pas.

"Nous essayons de voir quelles aides nous pourrons obtenir."

Vous êtes gonflés.
a écrit le 28/03/2020 à 16:30 :
Encore un article qui veut faire croire que supprimer le nucléaire c’est bon pour le climat. Répétons encore, que remplacer du nucléaire par des enr ne sert à rien, fait dépenser de l’argent là où on n’en a pas besoin et empêche de s’occuper du reste des émissions carbonées: pétrole et gaz notamment. Ce monsieur travaille dans les Enr mais en France cela ne sert à rien.
a écrit le 28/03/2020 à 15:19 :
Il faut en effet un déclic dans la lutte contre le réchauffement climatique.
Mais pas celui que l'on croit.

Faut-il un déclic de prise de conscience qu'il faut lutter, fortement, contre le réchauffement climatique ? Non, c'est déjà fait, dans les pays développés.

Faut-il un déclic de prise de conscience qu'il faut développer les énergies renouvelables ? Non, c'est déjà fait, dans les pays développés.

Faut-il un déclic pour prendre conscience que les énergies renouvelables ne suffisent pas, qu'il faut développer TOUTES les énergies bas carbone, y compris donc l'énergie nucléaire ? OUI, dans un certain nombre de pays développés ; toutefois c'est déjà fait dans un certain nombre de pays émergents (Chine...).

Faut-il un déclic pour prendre conscience que le pouvoir d'achat global sur la planète est insoutenable, qu'il faut trouver des moyens de le réduire, en dépit de la nécessité d'augmenter la part des pays pauvres et émergents?OUI.

Bref il faut un déclic pour basculer vers une "écologie réaliste".
Réponse de le 28/03/2020 à 15:42 :
"Non, c'est déjà fait, dans les pays développés."

Les pays développés ne luttent en rien contre le réchauffement climatique. Si on prend la consommation par tête elle est l'une des plus élevé au monde.

Les pays développé ont juste produit ailleurs ce qu'il consomme. Nuance.

D'ailleurs en ce temps de crise sanitaire cette réalité se voit et se paye cash.
Réponse de le 29/03/2020 à 9:34 :
@ RetourVersLaRéalité 
"Les pays développés ne luttent en rien contre le réchauffement climatique."
Vous avez raison... et c'est ce que j'ai écrit.

J'ai écrit
1] que les pays développés ont pris conscience qu'il y a un problème de réchauffement climatique (les médias ne parlent (ne parlaient...) que de ça...).
2] Mais même en ayant pris conscience qu'il y a un problème, ils ne font rien de ce qui serait nécessaire pour s'y attaquer ; j'ai pris deux exemples : utiliser TOUTES les énergies bas carbone, y compris l'énergie nucléaire, et accepter une réduction des niveaux de vie (dans les pays développés).
a écrit le 28/03/2020 à 12:56 :
Et pk le virus Conona.C'est en virus Chinois ces chinois 1.5 milliards ils mangent tout des bats des rats des chiens etc...
a écrit le 28/03/2020 à 12:06 :
"De plus en plus, des parcs peuvent être construits et être rentables sans subventions."

Vous avez des exemples ? Les Pays-Bas comptent organiser un appel d'offre sans subvention en mars. Je suppose que l'on pourra juger si cela marche à ce moment là.

"Nous ne pouvons pas garder l'électricité que nous devons contractuellement acheter[...]"

Ne voulez-vous pas dire produire ? Ou n’êtes vous qu'un simple négociant, un intermédiaire ? Si oui, comment pouvez-vous commenter sur les investissements dans le renouvelable puisque vous n'en faites aucun vous-même !?

Ne faudrait-il pas interroger EDF pour connaitre l'impact du coronavirus sur le développement des renouvelables et du système électrique en général. C'est le leader de la production d'électricité renouvelable en Europe après tout.
a écrit le 28/03/2020 à 10:31 :
I Conséquences délétères des politiques anti-CO2 et de la « transition énergétique »

a) La lutte contre le Réchauffement Climatique : une croisade absurde, coûteuse et inutile.
« Réduire nos émissions de CO2, qui n’ont aucune influence sur le climat, ne sert à rien. La France n’a qu’un rôle mineur à jouer sur le plan technique : ses industries et automobiles sont plus propres que la moyenne mondiale, et sa production énergétique, essentiellement nucléaire, émet moins de CO2 que les autres. Pourtant, les dirigeants français veulent à toute force faire participer la France à cette croisade. Les pays présents au Protocole de Kyoto ne représentent que 15% des émissions de GES mondiales. Les mesures prises sont incohérentes et mal évaluées : Celles qui concernent les transports sont coûteuses et peu efficaces ; celles relatives à l’agriculture, mal ciblées, se concentrent sur la diminution du CO2 agricole qui représente seulement 10% des émissions totales du secteur. La France est prête à dépenser beaucoup d’argent pour réduire inutilement ses émissions, sans prendre en compte les délocalisations qui en résultent et nuisent gravement à l’emploi. Les seules mesures pertinentes sont des banalités, comme améliorer l’isolation des bâtiments. Mais, pour arriver à cette conclusion, il n’était pas nécessaire d’inventer le réchauffement climatique, une construction intellectuelle née dans le mysticisme et agonisant dans l’arbitraire. »
2015, SCM : La lutte contre le Réchauffement Climatique : une croisade absurde, coûteuse et inutile

b) La lutte contre le réchauffement climatique et ses conséquences économiques :
Pour éviter la combustion de houille qui produit du CO2,
_ on a développé des biocarburants. Ces derniers ont entraîné les émeutes de la faim, puisque des surfaces qui produisaient des aliments deviennent des terres arables dédiées à la production de composant de l’esseance. Du coup, le prix des aliments monte et certaines personnes ne peuvent plus s’acheter de nourritures.
_ les propriétaires de chaudères au fioul ou de vieilles voitures doivent payer un malus (impôt infondé), alors que ce sont justement souvent les plus démunis.
_ on encourage vivement la production d’électricité par des énergies renouvelables ; mais : « Des centrales à gaz en parfait état de marche sont fermées pour atteindre le mélange énergétique de production d’électricité visé par l’U.-E. Au total, l’équivalent de 51 GW en été mis en veilleuse en Europe, soit la somme des capacités belge, portugaise et tchèque. Pendant ce temps, les contribuables subvenvionnent l’énergie renouvelable qui coûte par ailleurs plus cher ». Le Monde (11 nov. 2013)
Par ailleurs, plus il y a d’éoliennes, plus il faut de centrales à gaz ou à charbon pour fonctionner quand il n’y a pas de vent. Quel est l’intérêt ?
L’échec annoncé de la politique éolienne (la Tribune 3 mars 2020)

c) L’impôt sur le carbone, la gabelle du 21ème siècle :
« En avril 2016, le coût de l’impôt carbone est de: 605 885 546 € ; ce qui correspond au salaire moyen brut de 7% des employés travaillant en France. » et
« L’impôt peut assurément avoir une influence très néfaste sur notre activité, mais il ne peut en aucune manière avoir une action quelconque sur la température du globe, sur laquelle nous ne pouvons agir en rien. »
2015, SCM, Le réchauffement climatique : L’impôt sur le carbone, la gabelle du 21ème siècle

d) La transition énergétique
Lors de la transition énergétique, l’analyse de l’impact sur la transmission & la distribution d’électricité et sur la continuité des services ainsi que la réalisation des travaux correspondants requis, sont prioritaires. Or aucun gouvernement ayant décidé de réduire drastiquement les émissions de gaz à effet de serre (GES), ne s’est soucié des conséquences de leurs décisions. Ceci explique les déboires des pays qui se sont précipités dans une stratégie de pénétration accélérée de production d’électricité renouvelable intermittente.

La commission européenne prévoit une Union-Européenne décarbonnée pour 2050, car, « si nous investissons entre 175 et 290 milliards d’euros, nous aurons un réchauffement limité à 1,5°C » (Les Européens ne produisent pourtant que 10 % du CO2 émis mondialement _ Comprenne qui pourra).
Cependant, une transition rapide vers une économie décarbonée est impossible et indésirable (Vincent Bénard, économiste et ingénieur en aménagement du territoire). D’ailleurs elle vaudrait 100 milliards de dollars par an à partir de 2020 pour les pays industrialisés selon Al Gore ou 90 mille milliards de dollars d’ici 2030 selon la banque mondiale. Quel État sera prêt à participer sans savoir qu’il suicide ?

La Présidence de l’Assemblée nationale française a enregistré le 25 juillet 2019 le rapport fait au nom de la Commission d’enquête sur l’impact économique, industriel et environnemental des énergies renouvelables, sur la transparence des financements et sur l’acceptabilité sociale des politiques de transition énergétique. En résumé :
La transition du nucléaire vers les énergies électriques intermittentes n’a aucun impact sur le CO2 et ne permet donc pas de lutter contre le réchauffement climatique. Elle coûte près de 80 milliards d’euros. Elle ne sera pas acceptée socialement : Pour remplacer un réacteur nucléaire de 1 GW, il faut couvrir 5200 hectares de panneaux solaires, soit la moitié de Paris. Enfin, en substituant l’énergie renouvelable à l’énergie nucléaire, l’Europe connaîtra des pannes électriques de très grande ampleur qui ne pourra qu’être dévastatrice en matière économique mais aussi en termes d’ordre public. À titre de comparaison, la panne électrique survenue en 2003 aux États-Unis, qui a duré 24 heures, a coûté six milliards de dollars.
En outre, la cour des comptes fustige l’impréparation de l’État lors de la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim. Cela coûte très cher au contribuable et la production d’électricité n’est que prévue pour 15 ans.
À propos : Transition énergétique allemande, le fantasme fait place à la gueule de bois : En Allemagne et ailleurs, l’enthousiasme écolo des dix années passées est suivi d’un examen rationnel du rapport coût-avantage de chaque énergie et du bien-fondé de la « transition ». Celui-ci est bien plus douteux qu’on pensait…


II Le non-réchauffement climatique par le CO2 en cinq preuves

Introduction : On constate que depuis le début des années 2000, la terre ne se réchauffe pas (Lettre d’info.) comme l’ont prévu les modèles climatiques antérieurs.

a) La chaleur retenue par la vapeur d’eau
Considérons une nuit en Europe et une nuit au Sahara. La nuit en Europe est plus chaude alors qu’il y faisait plus froid pendant la journée précédente ; pourtant les teneurs en CO2 sont semblables aux deux endroits (412 ppm). Par ailleurs, une nuit aux tropiques est presque aussi chaude que la journée précédente. C’est parce que c’est la vapeur d’eau (soit l’humidité dont la teneur autrement plus importante est de l’ordre de 3 000 ppm) et bien moins le CO2 qui retient la chaleur.

b) Description méthodique de l’histoire du réchauffement contemporain climatique (Le lecteur pourra sauter les 26 lignes d’introduction sans intérêt)
_ XXème siècle, la grande explosion ?
_ Que se passe-t-il ?
_ Le CO2, un poison ?
_ Mais alors, quel mécanisme ?
_ Quel état du débat ?
_ Quelles conséquences ça aurait ?

c) La fable (4 pages d’Alain Bonnier) du consensus de « 97 % des scientifiques »
L’examen de l’article en question montre que le « consensus » en accord avec le GIEC est de 0,5 % et non 97% des 11 944 études.
Par ailleurs, cette idée-même que la science procède par consensus est une insulte à la science en soi. « L’unanimité des opinions n’est preuve qui vaille », nous prévenait Descartes, il y a 400 ans. Les connaissances scientifiques ne sont jamais adoptées par « consensus ». Cette idée ne peut provenir que de quelqu’un qui n’a rien compris à la science. Elle ne sert pas la science. Elle ne sert que ceux qui mentent quand ils prétendent parler « au nom de la science ».

d) Critique d’un réchauffement climatique causé par le CO2
Un documentaire (52 min.) explique l’histoire du « réchauffement climatique » :
_ les températures actuelles ne sont pas extraordinaires,
_ le climat a toujours changé et
_ aucune preuve scientifique ne démontre que le climat est déterminé par la teneur en CO2, généré par l’homme ou non.

e) Les océans montent dangereusement, sauf autour des îles (30 p. par Jacques Corbin, retraité de l’enseignement supérieur & de l’industrie).
_ La peur, un puissant moyen de pouvoir ; inventer la notion de réfugiés climatiques, la chiffrer à 250 millions et taire la diminution de la facture de chauffage l’hiver. La montée des eaux, la terreur ultime,
_ La montée des eaux, apparente autour des îles de l’AOSIS, le lobby au sein de l’ONU,
_ La fable des coraux menacés de disparition, car les coraux s’adaptent aux températures plus élevées
_ Mesures du niveau de la mer autour de 33 îles pendant les quarantes dernières années. Les niveaux n’ont guère varié.

f) Les rapports biaisés du GIEC
Introduction : Le GIEC produit des rapports d’évaluations se référant éventuellement à de la littérature non-scientifique.
Le mot « expert » a curieusement été ajouté dans toutes les traductions, car il s’appelle à l’origine IPCC (Intergovernmental Panel For Climate Change). Les rapports sont écrits par des rapporteurs, fonctionnaires comme l’indique « intergouvernemental ».
Dans ses statuts, on demande au GIEC de travailler sur le réchauffement climatique anthropique :
1

Évaluer sans parti pris et de façon méthodique, claire et objective, les informations d’ordre scientifique, technique et socio-économique qui nous sont nécessaires pour mieux comprendre les fondements scientifiques des risques liés au changement climatique d’origine humaine, cerner plus précisément les conséquences possibles de ce changement et envisager d’éventuelles stratégies d’adaptation et d’atténuation.

Donc, avant même que le GIEC n’ait commencé ses travaux, le problème est imposé : il y a réchauffement et il est anthropique.

Par ailleurs :
« Sur les plans de la méthodologie fondamentale et de l’acquisition des données, le travail du GIEC prête à la critique, puisqu’il
_ ignore les variations naturelles de la température, des précipitations, de la teneur en CO2, etc. Le GIEC raisonne comme si la terre était naturellement dans un état permanent et stable, que seules les activités humaines viendraient perturber.
_ privilégie les données qui soutiennent ses thèses. ».
2015, SCM : La lutte contre le Réchauffement Climatique : une croisade absurde, coûteuse et inutile

Que font les décideurs du GIEC ?
En postulant que la teneur en CO2 dans l’atmosphère détermine la température, ils sélectionnent des modèles de prévision alarmistes et tentent sans grand succès de reproduire les mesures passées et récentes. Ils invoquent par ailleurs la notion de rétroaction entre la température et la teneur en CO2 pour tenter de justifier leur raisonnement. Cette rétroaction est de la poudre de perlinpinpin (cf. II g).

Enfin, le GIEC a été créé par des gouvernements ultralibéraux qui voulaient justifier de nouvelles politiques énergétiques. Sa mission, ses pressions officielles, ses méthodes de travail, son importance pour les gouvernements et les grandes multinationales confirment que cette organisation profite à de nombreux intérêts et n’a pas la moindre indépendance. Le GIEC tient le discours qu’on lui a dit de tenir. S’il déclarait aujourd’hui s’être trompé, les conséquences économiques seraient incalculables. Comment dès lors lui faire confiance ?

g) Invalidation du réchauffement climatique anthropique

Explications (59 min.) de François Gervais (Chercheur)
_ L’Occident réduit ses émissions de CO2 pendant que la Chine et l’Inde les décuplent.
_ La banquise antartique n’a jamais été aussi grande et aussi froide (N.D.L.R. Sa surface croissait tandis que celle de la banquise arctique diminuait, puis sa surface a brutalement chutée à partir de 2015. La somme des surfaces des banquises demeure constante, cf. p. 35 du lien en I E 1).
_ Les prévisions du GIEC, qui ignore les critiques internes, sont des plus imprécises et ne reflètent pas les mesures récentes.
_ Les plantes poussent bien mieux avec plus de CO2.
(N.D.L.R.: M. Gervais et le GIEC trouvent que la température de la stratosphère est constante, alors qu‘elle aurait baissé entre 1980 et 2000 [thèse, p.89], ce qui de toutes les façons renforce le propos de M. Gervais)

Conférence sur le « réchauffement climatique » (25 min.) de Vincent Courtillot (Chercheur).
_ La terre se réchauffe, comme elle l’a déjà fait en 750, en 1000, en 1400 et en 1750.
_ La courbe, qui montre une très grande future température sur terre, dite en crosse de hockey de Mann, est fausse comme certaines du GIEC.
_ À court terme, la température moyenne de la terre est proportionnelle aux nombres de tâches du soleil.
_ Le niveau de la mer est monté au XXème siècle indépendemment de la teneur en CO2.
_ Depuis 400 mille années et jusqu’à la révolution industrielle, la teneur en CO2 suit la température avec un peu moins de 1000 ans de retard, puisqu’il sort doucement des océans qui chauffent et dont la solvabilité du CO2 décroît. Ces derniers contiennent environ 60 fois plus de CO2 que l’atmosphère.
Première preuve : Examen logique des évolutions de la température, de la teneur en CO2 et de la constellation astrale
Courbe a : teneur en dioxyde de carbone (CO2) ; courbe b : température ; courbe c : teneur en méthane (CH4) ;
courbe d : rapport δ18 valant [18O] / [16O] (il permet de calculer la température des précipitations passées) ;
courbe e : insolation à 65°N ; échelle supérieure : profondeur de la carotte de glace de Vostok.
Elles proviennent de la carotte de Vostok des alarmistes et sont à lire de droite à gauche.

Les courbes montrant les teneurs en CO2 et CH4 (méthane, autrement dénommé gaz des vaches) et la température croissent en même temps, les membres du GIEC clament sans preuve que c’est la première qui entraîne la seconde.
Pourtant on sait depuis une centaine d’années que les orbites et révolutions de la terre ont déterminé les rythmes des glaciations et déglaciation puisque les premiers ont les mêmes périodes que les seconds (95, 125 & 400 kiloannées [ka] pour l’eccentricité, 41 ka pour l’obliquité et 19, 22 & 24 ka pour la précession). Ce sont eux qui définissaient la distance entre la terre et le soleil et en particulier l’endroit le plus éclairé de la terre. Ils définissait donc la température terrestre. Par conséquence, les teneurs en CO2 et CH4 évoluant parallèlement à la température, c’est la température qui définissait les teneurs en CO2 et CH4. Cette dernière ne contribuait que négligeablement à la température. C’est donc toujours le cas, car les lois de la physique ne changent pas.

L’auteur vulgarisateur de Science étonnante explique (12 Min.) bien les cycles de Mylankovitch et le lien entre température et teneur en CO2 dans le passé (Ce réchaufiste signale en particulier qu’Al Gore se trompe dans son film apocalyptique de 2006) ; mais il se trompe lui-même à la fin en expliquant pour le présent que la teneur en CO2 fait monter la température par rétroaction, car cette dernière est négligeable (cf. II f).
Première preuve bis :
R.B. Bacastow puis O. Humlum & co-auteurs avaient effectué des analyses minutieuses des courbes de la température et de la teneur en CO2 et montré que l’évolution de la première précède l’évolution de la seconde d’environ 800 ans.

Deuxième preuve : Saturation de l’absorption du CO2
Écologie et réchauffement climatique (18 min.) Vulgarisation très poussée
Accusé CO2, levez-vous ! 1 (18 min.) Explication
Accusé CO2, levez-vous ! 2 (17 min.) Évaluation de la théorie alarmiste selon laquelle les rayons sont transmis par couches dans l’atmosphère.
Accusé CO2, levez-vous ! 3 (23 min.) Explications du phénomène :
_ Le soleil et les planètes sont responsables des variations de températures.
_ La démocratie (pas forcément compatible avec l’Islam) est une religion provenant du christianisme qui a hérité du pêché originel. Ce dernier plait aux alarmistes.

Le texte de Jean-Marc Bonnamy (ingénieur, climatologue, consultant) résumant le premier film, explique que le CO2 absorbe une partie du rayonnement émis par la terre (dans la partie droite et bleue de la figure ci-dessous). Une couche de 8 m absorbe 99,9 % du rayonnement que ce gaz peut absorber. L’énergie est ensuite transmise aux molécules voisines sous forme d’énergie cinétique l’air est chauffé d’au plus 0,065 °C. Donc la capacité du CO2 à absorber est saturée depuis des lustres. En conséquence, quelle que soit la quantité de CO2 ajoutée, il n’y a pas plus de rayonnement absorbé. Ainsi, la terre n’est pas plus chauffée.
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Troisième preuve : Émission négligeable d’un rayon par une molécule de CO2
Georges Geuskens montre (Partie 1) que :
Une molécule de CO2 acquiert une énergie de vibration (s’active) après un choc avec une molécule environnante dont il ôte de l’énergie cinétique. Inversement, elle fournit de l’énergie cinétique à une molécule environnante en baissant son énergie de vibration (en se désactivant). Or, la proportion de molécules activées reste constante et vaut 40 %. Elle ne change pas si le CO2 absorbe, éventuellement en plus, des rayons infrarouges, car cette molécule n’a pas le temps d’émettre ensuite un rayon infrarouge à la pression atmosphérique. L’énergie qu’elle a acquise est aussitôt cédée en énergie(s) cinétique(s) aux mélocules environnantes . Comme le CO2 ne peut pas émettre de rayons infrarouge lors de sa désactivation, son effet de serre est impossible théoriquement à la pression atmosphèrique.
À 100 km d’altitude, le faible nombre de collisions avec les molécules environnantes est suffisamment faible pour laisser le temps à la molécule de CO2 d’émettre un rayon infrarouge, après en avoir absorbé un ou avoir reçu de l’énergie cinétique. Il émet alors un rayon de 15 micromètre. L’intensité de ce rayonnement observée autour de la terre est si faible qu’on ne peut pas parler d’effet de serre.

Quatrième preuve : Considérations de transfert d’énergies au sein de la terre
Georges Geuskens montre (Partie 2) que :
Selon les auteurs, la proportion maximale d’énergie absorbée par le CO2 sous forme de rayons émis par la terre est entre 0,4 et 2 % de l’énergie totale fournie par le soleil. Cette proportion d’énergie est toujours aussitôt retransmise aux molécules environnantes du CO2 sous forme d’énergie cinétique. Donc au plus entre 0,4 et 2 % de l’énergie solaire est transformée en énergie cinétique moléculaire. Or, l’énergie solaire est
_ renvoyée par la terre sous forme de rayons thermiques,
_ utilisée lors de l’évaporation de l’eau de mer et
_ transformée en convection d’air.
Une variation de la teneur en CO2 ne pourra donc qu’influer sur la proportion d’énergie des rayons thermiques transformée en énergie de convection d’air.

Cinquième preuve : thermodynamique
G. Gerlich & R. D. Tscheuschner montrent dans Falsification OfThe Atmospheric CO2 Greenhouse Effects Within The Frame Of Physics (p.75, 2009) que la chaleur provenant de la stratosphère ne peut pas être transférée à la terre qui est plus chaude sans contrevenir au 2ème principe de la thermodynamique. Il y a beaucoup de critiques de cette preuve, mais elles mélangent chaleur et énergie.

k) Explication scientifique, (pour plus tard, d’ici octobre 2020), actuellement en impression, donc pas encore protégée.
Résumé succinct de la troisième preuve : Les relevés de température et de concentration en CO2 & CH4 effectuées sur la carotte de glace de Vostok (celle sur laquelle se fondent les alarmistes) montrent que depuis les 400 mille dernières années l’évolution de la température a lieu avant celles des teneurs en CO2 et CH4, et qu’une rétroaction mesurable ne peut exister.
Quant aux variations de température, elles sont principalement déterminées par les changements réguliers de l’orbite terrestre et de la rotation de la terre, par les changements de régime des réactions physiques dans le soleil (mal connues), et par les éruptions volcaniques (éventuellement sous-marines).


III D’où nous vient cette impression de chaleur et pourquoi n’est-elle pas forcément justifiée

D’une part, la température semble toujours monter ; d’autre part, les médias prêchent le « bon » futur malheureux.

a) Les médias en cause et aux ordres du pouvoir
Le but d’un média est d’être vu, écouté ou lu et moins de donner à chacun les moyens de se faire sa propre opinion. Après s’être alarmée dans les années 70 d’un possible retour à un âge glaciaire, la presse internationale signale désormais que le réchauffement climatique est en des régions du globe les plus diverses beaucoup plus important que partout ailleurs. Il y a là des incohérences majeures qui ne semble pas avoir retenu l’attention.
Enfin, le renvoi en 2015 du responsable de Météo France à France 2, Philippe Verdier, est rappelé. Il avait refusé d’obéir à Laurent Fabius lui demandant d’associer réchauffement climatique et catastrophes naturelles juste avant la COP21.

b) Les chutes de pans de glaces en arctique et antarctique
Les médias montrent inlassablement des chutes de pans de neige ou de glace près des cercles arctiques ou antarctique. Ils signalent que c’est le « réchauffement climatique » qui est à l’œuvre en faisant fondre la glace. C’est cependant normal ; il neige dans ces cercles et la neige éventuellement transformée en glace est continuellement évacuée vers la mer, sauf aux endroits où elle est accumulée ; de même elle est évacuée des monts enneigés vers la vallée par un glacier.
Par ailleurs, des durées d’observation beaucoup plus longues que quelques décennies sont nécessaires pour déterminer la nature anormale ou non de phénomènes naturels peu fréquents liés au climat.
Enfin que signifient des dates de disparition de la banquise arctique aussi diverses présentées par les médias ?

c) Les métamorphoses du vocabulaire des médias
Les médias changent de vocabulaire selon le temps qu’il fait.
1. Lors du premier hiver très froid depuis le début du « réchauffement climatique », on a expliqué (article) qu’il est justement dû à ce réchauffement climatique.
D’autres, refusant d’expliquer ainsi que les températures diminuent parce qu’elles augmentent, modifièrent alors leur conviction et introduisirent le terme de « dérèglement climatique ».

2. Quand la température ne monte pas comme prédit, les médias changent de sujet et s’alarment (article) donc de l’augmentation de la teneur en CO2.

3. Les médias mentionnent « les dix années les plus chaudes », mais qu’entendent-ils par là et depuis quand ? Dix années les plus chaudes à la suite ou la moyenne la plus chaude pendant dix ans ? Une moyenne géographico-temporelle d’une variable intensive comme la température n’a guère de signification physique. Une moyenne temporelle d’une telle moyenne en a encore moins.
Il faut par ailleurs préciser : Il s’agit du temps le plus chaud depuis qu’on mesure partout précisémment par satélite, soit depuis environ 30 ans.

d) Prédir un futur menaçant
Doit-on comprendre que la population est menacée de catastrophes pour le cas où elle se moquerait du « changement climatique » ? Toute innondation, tremblement de terre, canicule ou ouragan est attribué au réchauffement climatique.
L’argument de loin le plus couramment invoqué par les médias pour attester un réchauffement climatique est une augmention importante de la fréquence des phénomènes « extrêmes », à savoir ouragans et cyclones, inondations, sécheresses, canicules ou incendies (phénomène ajouté récemment suite aux incendies australiens) d’intensité exceptionnelle. Ces assertions sont fermement contredites par les recensions existantes de ces phénomènes :
1) Concernée en premier chef par la question, la compagnie d’assurances AON le signale p. 16 – 17 & 73 – 78 dans son rapport, par exemple celui de 2018, où aucune augmentation de fréquence n’est visibles pour les divers types de phénomènes « extrêmes ».

2) « Il en résulte (données) en particulier clairement que, contrairement à ce qu’on lit partout, il n’y a aucune augmentation de la fréquence des cyclones depuis 40 ans. » selon la SCM.

3) Il est en revanche vrai que les dégâts des catastrophes naturelles devienennt toujours plus coûteux. La raison en est simplement que la valeur des biens affectés croît à la fois avec la population et son niveau de vie. En dépit de sa nature exceptionnelle, l’inondation de Paris lors de la crue de la Seine en 1910 a causé des dégâts relativement mineurs dans des caves qui renfermaient principalement du charbon et du vin. La même inondation aurait bien entendu aujourd’hui un coût phénoménal en raison des multiples infrastructures souterraines qui ont depuis été installées en sous-sol et des automobiles qui y sont garées.

4) L’histoire montre que sécheresses et canicules existent (§ Ia) depuis au moins l’an 627. Par ailleurs, Mme de Sévigné parlait déjà dans la seconde moitié du XVIIème siècle de « dérèglement climatique ».

5) Les glaciers avancent et reculent (site sur les glaciers en 7 parties de Robert Vivian, glaciologue & professeur) depuis toujours. Les avancées et reculs relevés ci-dessous montrent que les glaciers ont déjà été plus petits, et que leur taille n’a pas de rapport avec la teneur en CO2, puisque la taille de quatre grands glaciers français était minimale entre 1950 et 1970.
(document L.Reynaud ; Glaciologie CNRS)

En outre, selon C. Schlüchter & U. Jorin, les phases de retrait maximales des glaciers se sont produites (14 p. 2004) entre 7 300 et 6800 ans avant aujourd’hui (dates confirmées par S. Coutterand & François Amelot dans 12 000 ans d’histoire de la mer de glace). À cette époque, les glaciers alpins avaient complètement disparu ou étaient réduits à l’état de vestiges. Aussi affirment-ils que la taille des glaciers dépend du soleil.

Par ailleurs on a trouvé des traces, des objets et des constructions témoignant de très anciennes occupations humaines bien avant la révolution industrielle et la forte teneur en CO2 associée. Cela montre encore que cette teneur n’est pas associée à la taille du glacier.
Réponse de le 28/03/2020 à 12:01 :
Merci pour toutes ces bêtises. Vous avez raison la Terre ne se réchauffe et les activités fossiles et leurs rejets atmosphériques ne contribuent en rien au réchauffement de la planète. Continuons comme ça. Le covid est une mise en garde de la nature à notre égard. Sans changement les prochaines crises seront bien pires
Réponse de le 28/03/2020 à 14:37 :
Excellente démonstration qui montre que le remède est souvent bien pire que le mal. À l'image de Tesla, véritable désastre écologique quand on voit la colossale dépense énergétique qu'il faut pour faire avancer chacune de ces voitures-plaisir aux batteries répulsives pour l'environnement.
Réponse de le 29/03/2020 à 18:27 :
Un bel amalgame de conneries climatosceptiques fondé sur des études pseudo-scientifiques partisanes.
Trouvez une meilleure occupation que de véhiculer le discours d'incultes ou allez réchauffer les commentaires du Figaro avec ce genre de vomi.

Et votre avis sur le méthane bloqué (mais plus très longtemps) dans le permafrost dans tout ça ? Et votre avis sur l'acidification des océans lié au gaz carbonique piégé dans l'eau et qui menace la biodiversité marine (cf barrière de corail qui blanchit, c'est pour le fun ?) ? Au 7e siècle on n'avait pas encore déboisé toutes les forêts primaires qui capturent le CO2, c'est dans votre calcul ca aussi ?

Bref, continuez de mettre la tête dans le sable mais éviter de ressasser des théories complotistes sur la webosphère. En tant qu'individu d'une espèce de plus en plus rare dans le domaine du climatoscepticisme (espèce pour laquelle je n'ai aucune compassion quant à son extinction), je vous suggère d'aller vous cacher au plus profond de votre caverne pour éviter de faire face à la réalité d'un monde en déclin, réalité à laquelle votre santé mentale, quelque peu affaiblie, ne saurait s'en remettre.

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