Coup d'envoi de l'ultime conférence environnementale du quinquennat de Hollande

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François Hollande donne lundi 25 avril le coup d'envoi de la 4e conférence environnementale, la dernière de son quinquennat. Près d'un millier de participants - ONG, élus, ministres, syndicats et patronat - se retrouvent durant une journée et demie à l'Elysée puis au ministère de l'Environnement pour des discussions déjà jugées inutiles par certains, comme la CGT ou les députés Michèle Rivasi (EELV) et Bertrand Pancher (UDI), qui ont décidé de les boycotter.
Après une ouverture par Ségolène Royal et l'allocution de François Hollande, les participants à la conférence plancheront sur des sujets tels que le prix du carbone, la gestion des aires marines protégées, l'amélioration de la qualité de l'eau, l'exposition des populations aux "substances chimiques préoccupantes" (pesticides, perturbateurs endocriniens, nanomatériaux).
A un an de la présidentielle, "le compte n'y est pas", résume le Réseau Action Climat, mais "il reste quelques mois pour redresser la barre". "On est loin de l'excellence environnementale", objectif affiché par le président de la République à la 1ère conférence environnementale en 2012, renchérit Denez L'Hostis, président de France Nature Environnement (FNE).
A la tribune de l'ONU vendredi lors de la cérémonie de signature de l'accord de Paris sur le climat, François Hollande a appelé le monde à traduire ce texte en "actes", lançant: "il faut aller vite, encore plus vite" pour faire face à l'"urgence". Les ONG, qui réclament "du concret", ne manqueront pas de le prendre au mot.
Tout comme les Verts, qui ont appelé vendredi le gouvernement à "passer des discours aux actes". Outre l'accord de Paris, deux textes phares, la loi de transition énergétique (votée l'été dernier mais dont on attend toujours la plupart des décrets d'application) et la loi sur la biodiversité (toujours pas votée) "doivent devenir effectifs ", soulignent-ils.
Chaque semaine, les enjeux clés de la transition écologique.

"On craint que la signature de l'accord de la COP21 ne soit qu'un chèque en bois", explique Denis Voisin, de la Fondation Nicolas Hulot. Car "l'outil de mise en oeuvre de la loi sur la transition énergétique, la programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE), est sans cesse reporté". La ministre de l'Environnement Ségolène Royal a récemment promis une "feuille de route" pour le 1er juillet au plus tard.
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La PPE doit normalement détailler la part des différentes énergies (nucléaire, renouvelables, etc.) dans les prochaines années pour que les objectifs de la loi de transition énergétique (réduction de la consommation d'énergie et des émissions de gaz à effet de serre, baisse de la part des énergies fossiles et nucléaire) ne restent pas lettre morte.
Les ONG attendent "des gages sur le contenu de la PPE", souligne Denis Voisin, afin de "concrétiser enfin la transition énergétique". Sur le nucléaire en particulier, elles réclament "un scénario de fermetures" de centrales pour réduire comme prévu à 50% d'ici à 2025 la part du nucléaire dans la production d'électricité.
Le délicat dossier de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes (Loire-atlantique) devrait aussi être évoqué. Le projet est jugé inutile, coûteux et néfaste pour l'environnement par les ONG et les Verts, et selon les termes de Denez L'Hostis, marque "un rendez-vous manqué entre cette mandature et l'environnement".
Pour les ONG, son abandon aurait "dû être la première décision prise par le gouvernement à la sortie de la COP21" en décembre. François Hollande "doit saisir l'opportunité" de la conférence environnementale pour reconnaître que le projet est "surdimensionné", comme le jugeait récemment un rapport d'experts remis à Ségolène Royal, "et donc caduc", estiment-elles.
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Pour l'heure, le gouvernement a annoncé un référendum local en juin, dont les opposants contestent le périmètre, limité à la Loire-Atlantique, et dont les modalités doivent être précisées par décret dans les prochains jours.
(Avec AFP)
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