Crise de l’énergie : l’Etat va se porter garant des entreprises, mais sans plafonner les prix d'achat
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... ariés.
Alors que les prix de l'énergie continuent de crever le plafond, le gouvernement le martèle : le bouclier tarifaire « protège les consommateurs français », bien moins soumis à la volatilité des cours de l'électricité et du gaz que leurs voisins européens. Et pourtant, dans cette stratégie d'aide massive aux ménages, un immense trou dans la raquette demeure : l'accompagnement des entreprises, confrontées à un marché devenu fou.
« Beaucoup d'entre elles se retrouvent sans aucune offre de la part des fournisseurs, ou face à des propositions impossibles. Par exemple, une société d'une cinquantaine de salariés qui déboursait jusqu'alors 72 euros par mégawattheure (MWh) et dont le contrat de fourniture s'arrête fin septembre doit maintenant s'engager sur 3 mois pour 1.875 euros le MWh, ou sur 3 ans pour 900 euros le MWh, sinon rien ! », s'alarme le secrétaire général de la confédération des petites et moyennes entreprises (CPME), Jean-Eudes du Mesnil. De quoi, selon l'organisation patronale, « mettre en danger de mort » 150.000 PME dans le pays, incapables de payer l'énergie dont elles auraient besoin pour fonctionner.
« Nous ne vous laisserons pas tomber », a tenté de les rassurer ce mercredi le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire. Et d'annoncer la mise en place d'un dispositif « fondamental » et « totalement novateur », selon ses termes : l'Etat prendra à sa charge les garanties financières demandées par les fournisseurs aux entreprises, lesquelles sont censées couvrir le risque d'un défaut de paiement en cas de faillite. Le but : que chaque société puisse souscrire à une offre de gaz ou d'électricité quel que soit son bilan, sans devoir pour autant consentir à d'onéreuses cautions bancaires.
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Et pour cause, cette assurance demandée par les fournisseurs aux entreprises charge la barque pour les PME, notamment celles qui se trouvent déjà en difficulté. « Beaucoup font face à des risques de défauts considérables ; on refuse donc de leur proposer un contrat, car on se dit c'est trop risqué. Résultat : l'entreprise ferme ! », a illustré mercredi Bruno Le Maire. Surtout, même lorsqu'une offre est proposée, les contreparties s'avèrent très coûteuses :