Distribution d'énergie : Bulb s'est noyé avec la hausse des prix

Après Hydroption, c'est au tour de Bulb de couler avec la hausse des prix de l'énergie. La filiale d'un groupe britannique en faillite a perdu son autorisation de vente d'énergie.

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Bulb a annoncé la suspension de ses activités et averti ses clients qu'ils allaient être transférés à EDF au tarif réglementé à partir du 20 janvier.
Bulb a annoncé la suspension de ses activités et averti ses clients qu'ils allaient être transférés à EDF au tarif réglementé "à partir du 20 janvier". (Crédits : Pixabay / CC)

La société Bulb, filiale d'un groupe britannique en faillite, a perdu son autorisation de vente d'énergie en France, selon un arrêté publié dimanche au journal officiel, deux jours après que l'entreprise a annoncé suspendre ses activités "en raison des augmentations de prix spectaculaires de l'énergie de gros". Pour limiter l'impact sur les consommateurs de cette hausse des prix de l'électricité, le gouvernement a pourtant décidé de plafonner à 4% l'augmentation prévue en février du tarif réglementé de vente, via la réduction d'une taxe et la mise à contribution d'EDF. Sans ces mesures, le tarif réglementé aurait dû augmenter de 44,5%.

Suspension des activités de Bulb

L'autorisation obligatoire de Bulb "est suspendue", précise l'arrêté. La société a publié un communiqué vendredi annonçant la suspension de ses activités et signalant à ses clients qu'ils allaient être transférés à EDF au tarif réglementé "à partir du 20 janvier", sans risque de coupure. "En raison des augmentations spectaculaires de l'énergie de gros, il est apparu évident que la poursuite de l'activité en l'état n'était pas une option viable", a expliqué Bulb. La société était un acteur mineur en France, mais filiale du fournisseur d'énergie Simple Energy, 7e opérateur britannique, placé fin novembre sous administration judiciaire.

En Grande-Bretagne, selon l'Autorité britannique de l'Energie (Ofgem), au moins 28 sur la cinquantaine de fournisseurs d'électricité ont fait faillite en 2021 depuis le début de la crise générée par une envolée soudaine des cours du gaz suivie d'une flambée des prix de l'électricité.

Premières faillites et renoncements

L'arrêt de son activité témoigne des difficultés du secteur en France, qui compte une quarantaine de fournisseurs alternatifs à EDF, représentant une part du marché de 28,1% au 30 septembre 2021 sur le marché résidentiel, selon la Commission de régulation de l'énergie (CRE). E. Leclerc Energie a déjà arrêté de fournir de l'électricité à ses clients le 31 octobre. Hydroption s'était pour sa part vu retirer début décembre son autorisation d'exercer après que le tribunal de commerce de Toulon a prononcé sa liquidation judiciaire.

L'association de consommateurs CLCV a par ailleurs assigné fin novembre quatre opérateurs pour pratiques commerciales trompeuses, comme la transformation sans le consentement explicite du client d'une offre indexée sur le tarif réglementé de vente en offre indexée sur les fluctuations du marché de gros, ce qui rend l'offre bien plus risquée pour les consommateurs et fait augmenter les factures en cas d'envolée des prix de gros. Sont visées par cette action Ovo Energy, ekWateur, GreenYellow (Cdiscount), et Mint Energy.

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Commentaires 9
à écrit le 24/01/2022 à 19:13
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Nationalisation d'EDF et tarifs réglementés. Retour de l'EjP pour toute installation de PAC chauffage et Ecs ( Si possible en relève de chaudière....faut bien chauffer en période de délestage)

à écrit le 24/01/2022 à 12:45
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Y a t'il vraiment des problèmes de soudures dans nos centrale Nucléaires ? Pourquoi L'EPR est il tellement retardé ? il y a vraiment des questions à se poser ? Cordialement

à écrit le 24/01/2022 à 11:06
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Encore une brèche supplémentaire dans le bateau edf , le gouvernement coule EDF et les entreprises qui ne peuvent plus honorer leurs factures. Merci au gouvernement d'avoir complètement céder aux sirènes de l'Europe et surtout à L'Allemagne. Merci au...

à écrit le 24/01/2022 à 10:16
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Encore une bulle financière qui éclate. Assurer une fourniture par un jeu d'écriture sans produire quoi que ce soit, sans transporter et sans distribuer est un peu trop facile. Et quand on demande à EDF de financer ce métier d'épicier, c'est le watt...

à écrit le 24/01/2022 à 8:04
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Toutes ces compagnies reines dans le démarchage téléphonique pour traquer les petits vieux et les petites vieilles isolées n'ont déjà plus les épaules pour assurer ? Quel est l'institution qui doit vérifier leur solidité normalement ? Yen a pas à tou...

à écrit le 23/01/2022 à 19:56
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Et pendant ce temps là, Macron finit de pulvériser EDF.

le 24/01/2022 à 1:34
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Et les commentateurs continuent de dire n'importe quoi.

le 24/01/2022 à 6:06
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@Yo : ben voyons... demandez aux salariés d'EDF.

à écrit le 23/01/2022 à 16:49
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Un sain paléolibéralisme appliqué à soi même, quand on voit que ça passe pas, on insiste pas en trafiquant un prétendu marché libre loyal et non faussé

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