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EDF lève trois milliards d'euros de dette

latribune.fr

Publié le 06 octobre 2022 à 06:07 - Mis à jour le 06 octobre 2022 à 06:11

Le siege d'edf dans le quartier financier de la defense a paris

L'Etat-actionnaire espère obtenir, à la clôture de l'OPA, 90% du capital d'EDF, seuil à partir duquel une procédure de retrait obligatoire de la Bourse peut être lancé pour récupérer des titres.

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EDF a levé trois milliards euros de dette au lendemain du lancement officiel de la renationalisation par l'Etat français. Le groupe a émis au total deux obligations classiques, de 750 millions et 1 milliard d'euros, ainsi qu'une obligation verte de 1,25 milliard d'euros.

Déjà fortement endettée, EDF a levé trois milliards d'euros de dette par le biais d'une émission de deux obligations classiques, de 750 millions et 1 milliard d'euros, ainsi qu'une obligation verte de 1,25 milliard d'euros. Les fonds récoltés serviront au financement « des investissements dans la distribution d'électricité », explique le groupe. Pour rappel, la dette du groupe devrait atteindre un montant record de 60 milliards d'euros à la fin de l'année.

L'annonce intervient après celle par l'Etat du lancement du processus de renationalisation de l'énergéticien, une opération à 9,7 milliards d'euros voulue par le gouvernement pour relancer un vaste programme nucléaire.

Le processus de renationalisation a pris du retard

L'État, qui possède aujourd'hui 84% d'EDF, a déposé mardi son projet d'offre publique d'achat (OPA) simplifiée auprès de l'Autorité des marchés financiers (AMF), la première marche du processus pour retirer EDF du marché boursier, 17 ans après son ouverture du capital. « Cette évolution permettra à EDF de renforcer sa capacité à mener dans les meilleurs délais des projets ambitieux et indispensables pour l'avenir énergétique de la France », a déclaré le ministère de l'Economie dans un communiqué. Le gouvernement avait officialisé mi-juillet sa volonté de contrôler à 100% l'énergéticien français, un processus qui devait commencer début septembre mais qui a pris du retard. L'opération vise à racheter aux autres actionnaires les 16% du capital que l'Etat ne détient pas, au prix de 12 euros par action. Un prix jugé « clairement insuffisant » par l'association des actionnaires salariés et anciens salariés « Energie en actions ».

Cette renationalisation constitue une étape symbolique et un « préalable » pour l'Etat qui veut construire six réacteurs nucléaires de nouvelle génération EPR, avec une option pour huit autres, alors qu'un nouveau PDG a été choisi par Emmanuel Macron pour diriger et redresser le groupe, Luc Rémont, dont la nomination doit encore être approuvée par le Parlement.

La renationalisation doit désormais être approuvée par le régulateur boursier, l'AMF, après notamment l'avis d'un expert indépendant, qui a 20 jours minimum pour se prononcer. Sauf recours, la décision de l'AMF est attendue le 8 novembre, pour une ouverture de l'offre le 10 novembre avant une clôture attendue le 8 décembre. L'Etat-actionnaire espère obtenir, à la clôture de l'OPA, 90% du capital, seuil à partir duquel une procédure de retrait obligatoire de la Bourse peut être lancé pour récupérer des titres.

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Trois réacteurs réparés

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En attendant, EDF est au travail.  « Les travaux de réparation des circuits concernés par l'examen de la corrosion sous contrainte sur les réacteurs de Bugey 4, Chinon B3 et Cattenom 4 sont terminés », a annoncé l'énergéticien dans un communiqué mis en ligne mardi sur son site. Entre opérations de maintenance prévues et arrêts liés à ce sujet de corrosion, EDF a vécu une année noire sur le plan de la production d'électricité, laquelle devrait chuter pour 2022 à un plus bas historique de 280 TWh. La moitié des 56 réacteurs du parc nucléaire français étaient encore à l'arrêt ces derniers jours.

(Avec AFP)

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