Electricité : les renouvelables françaises confirment leur dynamisme

 |   |  786  mots
L'éolien a notamment été soutenu par l'avancée du financement participatif, qui a rendu les projets plus acceptables par les riverains, mais aussi permis l'éclosion d'une participation citoyenne plus large.
L'éolien a notamment été soutenu par l'avancée du financement participatif, qui a rendu les projets plus acceptables par les riverains, mais aussi permis l'éclosion d'une participation citoyenne plus large. (Crédits : STEPHANE MAHE)
L'éolien est notamment le champion de 2017, relève le dernier baromètre de l'organisme Observ'ER. Mais pour atteindre les objectifs de la programmation pluriannuelle de l'énergie à l'horizon 2023, il faut encore accélérer, notamment dans les énergies marines.

Les énergies renouvelables électriques continuent de se développer de manière dynamique en France mais, pour garder le cap, il va falloir accélérer le rythme. Tel est le message qui ressort du Baromètre 2017 publié mardi 9 janvier par l'organisme indépendant Observ'ER, avec le soutien de la Fédération nationale des collectivités concédantes et régies (FNCCR) et de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe).

Entre octobre 2016 et septembre 2017, malgré de mauvaises conditions météorologiques, ces renouvelables -qui en 2016 ont engendré 15,2 milliards d'euros d'activité pour 44.500 emplois directs- ont produit 8.7876 GWh d'électricité et couvert 19,4% de la consommation nationale. Pendant les trois premiers trimestres 2017, entre 2,3 et 2,4 GW de puissance ont été nouvellement raccordés, contre 2.277 MW sur la même période 2016, relève le rapport, qui se fonde sur des informations du Service de la donnée et des études statistiques (SDES), d'Enedis, d'EDF et du RTE. Le 30 septembre 2017, le parc total de la puissance électrique renouvelable française atteignait ainsi 48,9 GW (contre 46.540 MW fin 2016): à savoir 92% de l'objectif fixé par la programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE) pour 2018, et entre 62 et 68% de celui à l'horizon 2023.

4,5 milliards d'euros de chiffre d'affaires dans l'éolien

Soutenu par l'avancée du financement participatif, qui a rendu les projets plus acceptables par les riverains, mais aussi permis l'éclosion d'une participation citoyenne plus large, l'éolien terrestre fait figure de champion de l'année, avec 1.015 MW de capacité nouvellement raccordés au 30 septembre 2017, à savoir 23% de plus qu'à la même date en 2016. Au total, il atteint ainsi 12.908 MW de puissance, en se rapprochant de l'objectif PPE 2018, de 15 GW. En 2016, la filière comptait 15.990 emplois et un chiffre d'affaires de 4,5 milliards d'euros.

Porté pour sa part par l'affirmation de la dynamique d'autoconsommation, favorisée par la loi du 24 février 2017, le photovoltaïque, qui au 30 septembre 2016 affichait 5.700 emplois directs et un chiffre d'affaires de 3,9 milliards d'euros, a aussi continué de croître, bien que de manière moins spectaculaire que l'éolien. 484 MW ont été raccordés en 2017: 4 % de plus qu'en 2016. La capacité totale a ainsi atteint 7.686 MW. Si l'objectif fixé par la PPE pour fin 2018, de 10,2 GW, semble rester atteignable, le responsable des études d'Observ'ER, Frédéric Tuillé, regrette toutefois le frein représenté par le pourcentage élevé (jusqu'à 40% en capacité) de projets non réalisés parmi ceux retenus dans les appels d'offres de la Commission de régulation de l'énergie (CRE), souvent en raison de difficultés financières des entreprises choisies aggravées par la longueur des procédures.

 Lire aussi: Photovoltaïque : une puissance totale raccordée de 7,7 GW fin septembre

Les énergies marines, condition sine qua non des objectifs affichés

Tout en restant le pilier de la production électrique renouvelable française (en 2016, 64 TWh pour 25.781 MW de capacité installée, à savoir environ 12% de la production totale d'électricité), l'hydraulique évolue pour sa part peu, conformément aux objectifs de la PPE: un parc identique à fin 2018 et entre 25.800 et 26.050 MW de capacité fin 2023.

Les énergies marines, qui en 2016 ont engendré 592 millions d'euros de chiffre d'affaires en s'appuyant sur 2.090 emplois directs, représentent en revanche une condition sine qua non des objectifs de la PPE pour les renouvelables électriques à l'horizon 2020, met en garde Frédéric Tuillé. 3.000 MW de puissance ont déjà été raccordés, alors que les projets déjà engagés pourraient apporter entre 500 et 6.000 MW supplémentaires et que, malgré des retards annoncés, un programme a enfin été définitivement lancé pour l'éolien en mer.

"Au-delà des ambitions, trop souvent des projets portés par de grands groupes sont toutefois arrêtés pour des raisons de coûts", regrette néanmoins le responsable des études d'Observ'ER.

Le biogaz ralentit

Quant à la biomasse solide, avec 590 MW raccordés fin septembre 2017 (dont 180 au cours des douze dernières mois), contre un objectif de 540 fin 2018, elle reste une filière "notable", estime Frédéric Tuillé. Freinée par la nécessité d'une gestion durable de la ressource bois, elle doit toutefois encore doubler la puissance installée pour atteindre l'objectif PPE 2023 (entre 790 et 1.040 MW).

Le biogaz ralentit par contre, avec 19 MW raccordés en 2017 contre 27 MW l'année précédente. L'accélération de la méthanisation (trois quarts des nouvelles capacités et plus d'un tiers de la puissance totale) pénalise d'ailleurs la valorisation électrique. Le baromètre souligne enfin la nécessité de tenir compte du potentiel d'export du savoir-faire national en matière de géothermie et de solaire thermique. Pourtant, aucun objectif n'est fixé pour ce dernier dans la dernière PPE, dont un nouveau chapitre doit être écrit en 2018 à l'horizon 2030.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 16/01/2019 à 9:54 :
@Polytech
Je corrige les nombreuses erreurs de vos propos :
- si éoliens et solaires étaient "au prix du marché" et même en dessous (!), pourquoi continueraient-ils à être subventionnés ? Car ils génèrent ainsi des taxes que nos concitoyens, habillés ou pas en jaune, ne peuvent plus supporter...
- la Cour des Comptes s'est émue (le terme est faible) des quelques 121 milliards d'euros de subventions que les machines déjà construites ont engendrées, à charge des consommateurs. Puisque vous affirmez que ces renouvelables n'ont plus besoin d'être (grassement) aidés, il faut couper dès maintenant ces subventions comme l'Espagne l'a fait et aider a minima les plus démunis d'entre nous à mieux s'équiper et isoler leur logement : avec cette somme il y a de quoi faire !
- votre pseudo est mal choisi car vous faites une erreur physique grossière : même si le nucléaire baissait un peu en disponibilité le temps de rénover les réacteurs les plus anciens, éolien et solaire n'apporteraient AUCUNE garantie contre les coupures : devinez pourquoi (je vous souffle : intermittence)
- sur le plan économique vous êtes aussi à la rue : la CSPE, jusqu'à 2017, plombait nos factures EDF de 17 % dont plus des deux tiers (pas 9 % : où avez vous pêché ce chiffre ???) allaient directement dans la poche des producteurs éolien et solaire !
- depuis 2017, les renouvelables ne sont OFFICIELLEMENT plus subventionnés par la CSPE. Et pourtant cette taxe est toujours présente dans nos factures EDF !! Chacun sait (surtout ceux qui s'habillent en jaune) qu'en complément on a créé la CCE (alias "taxe carbone") qui représente 12 centimes d'€ sur chaque litre de carburant, ce que nos concitoyens ont remarqué puis refusé fermement : la plupart ignorent par ailleurs qu'ils étaient les vaches à lait de ces énergies dites renouvelables, la transparence n'étant pas le point fort de nos dirigeants en matière d'écologie.
Vous voyez donc que je n'ai aucunement besoin de réviser pour un diplôme que je possède déjà. Mais je peux vous conseiller d'excellentes écoles si vous souhaitez vous recycler.
a écrit le 16/01/2019 à 8:51 :
Réponse à Polytech.

Excusez moi de le dire c'est malhonnête de dire que les énergies renouvelables seraient devenue moins chères que celles issues du charbon. Elles sont moins chères que le nucléaire certes. Mais vous dites vous même que le développement de ces énergies renouvelables fait l'objet de nombreuses subventions.
Et vous ne donnez aucune explication au fait que les investisseurs ne viennent pas plus massivement sur les énergies renouvelables et pourquoi les installations qui y correspondent ne sont pas plus rentables; Et rappelons que de plus en plus d'experts sonnent la sonnette d'alarme pour dire qu'il y a de plus en plus de risques pour que les objectifs de réduction des émissions de CO2 arrivent trop tard. Pour l'heure elles continuent de progresser! Cherchez l'erreur !
a écrit le 12/01/2018 à 12:47 :
je suis un professionnel dans le domaine, et je suis entrepreneur aussi, j'aimerais bien collaboré avec vous dans de un partenariat
a écrit le 11/01/2018 à 14:28 :
Tout ceci n'a aucun sens. Qui sait en effet que le développement des énergies dites "nouvelles" (éolien et solaire) n'est possible que grâce à d'énormes subventions pour les fournisseurs de ces énergies, en contrepartie de non moins énormes taxes sur nos factures EDF qui financent ces subventions ?
Dit autrement, nous surpayons tous, "à l'insu de notre plein gré" des revenus garantis aux industriels de ces énergies renouvelables.
Si au moins c'était utile pour la planète, en évitant des émissions de GES : mais ce n'est pas le cas, car en France, le nucléaire et l'hydraulique permettent de produire une électricité déjà décarbonée à plus de 90 %.
CE que se gardent bien d'expliquer les lobbies de ces énergies renouvelables et même les responsables politiques, englués qu'ils sont dans une idéologie Verte qui nous conduira dans l'impasse. L'Allemagne nous montre même le chemin.
Réponse de le 16/01/2019 à 1:11 :
@ Student : faux car le MWh éolien terrestre et solaire sont désormais en dessous des prix de marché (plus de 60 euros/MWh) dans les derniers appels d'offres sans subventions (55 et 52 euros/MWh). de plus les aides ont permis d'aider des filières en France (Plus de 900 entreprises et plus de 15.000 emplois dans le seul éolien terrestre) alors que les autres pays soutiennent à fonds leurs filières (dont Chine etc) comme vous semblez l'ignorer. Quant à la production électrique elle n'est pas perdue du tout mais intervient bien en décarbonant le réseau Entso-e. Enfin si vous avez lu le rapport de la cour des comptes, les excès d'aides aux renouvelables l'ont été sous le gouvernement Sarkozy jusqu'en 2011 mais ce n'est plus le cas et le bilan au niveau emplois et entreprises est positif comme elle le précise. La cour des comptes souligne aussi que les prix sont désormais dans les normes. Pour mémoire nous aurons un déficit de nucléaire à cause des rénovation de vieux réacteurs entre 2020 et 2025 avec des risques de coupures et les renouvelables sont très bienvenues. En outre la CSPE dont seulement 9% concerne les renouvelables, finance aussi les réseaux de chaleur, le biogaz etc. Et es réseaux de chaleur permettent une des énergies les moins chères et aide les plus défavorisés et le biogaz comme le solaire aident très fortement aussi les agriculteurs. Donc évitez de schématiser et étudiez mieux vos cours "Student" sinon vous n'aurez pas vos diplômes !
a écrit le 11/01/2018 à 14:23 :
Les progrès réalisés dans les installations des énergies renouvelables et pour la baisse des coûts de production des KWh c'est très bien mais malheureusement encore bien insuffisant pour contrer la concurrence et l'inertie des sources d'énergies nucléaires et plus classiques.

Ce qui est par contre plus que surprenant, c'est que dans les milieux officiels et ceux des exploitants, on ne s'intéresse visiblement pas beaucoup aux moyens concrets (qui pourtant bel et bien existent) avec lesquels on peut faire encore massivement baisser les coûts de production des KWh d'origine renouvelable.

On ne fait dans l'ensemble qu'attendre que les solutions arrivent "toutes seules" sur les marchés et on ne veut pas souvent en gérer leur émergence plus rapide bien que l'exclusivité de leur utilisation puisse-t-être du plus grand profit financier et industriel concret et quasi immédiat dans la compétition internationale. Ce n'est pas une histoire de rêve scientiste ou écologiste ou de tirage au Lotto et pour commencer il faudrait davantage décloisonner les spécialités politiques, industrielles, technologiques, financières et technicocommerciales respectives.

Sans compter le fait que ce serait aussi le plus sûr moyen d'arriver à temps pour assurer une transition énergétique suffisante avant que les catastrophes climatiques et écologiques ne deviennent irréversibles.

Ce ne seront pas les managers de l'industrie, des administrations et des milieux financiers qui tous seuls sauront le faire, même s'ils sortent des écoles les plus prestigieuses. Une coopération beaucoup plus étroite pluridisciplinaire et polyvalente et moins technocratique entre les divers mondes concernés incluant les recherches technologiques les plus avancés s'imposent ici. Il existent même certains business modèles pour y parvenir, qui sont utilisés de longue date par certains des plus riches groupes technologiques internationaux sur d'autres sujets, qui permettent de faire du profit avec une recherche appliquée à vocation commerciale pragmatique.
Réponse de le 16/01/2019 à 1:17 :
@ SN : les renouvelables sont au contraire les moins chères et remportent tous les appels d'offres dans le monde et ce sont elles qui progressent le plus vite devant toutes les autres énergies. Regardez les divers rapports sur le sujet. Cà concerne l'éolien terrestre, le solaire PV et dans beaucoup de cas CSP. Le MWh nucléaire EPR est à 92 £ pour 35 ans (104 euros) pour Hinkley Point et sans doute plus en france avec les retards. L'éolien terrestre devrait prochainement passer sous les 30 euros le MWh en Europe selon le n°1 mondial Siemens et les solaire PV entre 17 et 25 euros le MWh en Europe. de plus il n'a pas besoin d'importants stockage sur le réseau Entso-e de 41 opérateurs et 39 pays et le Power to gas (P2G) atteint désormais près de 85% de rendement en phase industrielle et concerne déjà plus d'une centaine de sites en Europe.
a écrit le 10/01/2018 à 22:36 :
"ont produit 8.7876 GWh d'électricité et couvert 19,4% de la consommation nationale" ...
Par honnêteté intellectuelle, vous ne pouvez pas écrire cela ... vous mélangez l'hydraulique et les énergies intermittentes ... vous occultez les problèmes majeures des enjeux de la production électrique.
a écrit le 10/01/2018 à 18:15 :
Le nucléaire n'est plus du tout compétitif comme on le constate par l'endettement des groupes concernés et le niveau très faible d'exportation, ses risques élevés et ses problèmes de déchets de plus de 100.000 ans de durée de vie ne seront jamais résolus sans une combinaison de réacteurs encore plus coûteuse. Dans le même temps les renouvelables et le stockage battent régulièrement des records à la baisse : Prix des énergies renouvelables avec stockage aux Etats-Unis : 36$ (30€) par MWh pour les batteries solaires, et 21$ (17€) par MWh pour le stockage éolien à comparer à l'EPR 125 à 135 euros le MWh. https://www.greenunivers.com/2018/01/enr-stockage-prix-records-colorado-a-baisse-174247/ . Les renouvelables ont besoin de peu de stockage sur le réseau Entso-e de 34 pays et 41 opérateurs quels que soient les conditions climatiques extrêmes confirmées par des données de plus de 30 pour l'éolien. Elles sont moins émettrices que le nucléaire. RTE a publié les scénarii 2035 dont Ampère 46% de nucléaire et 50% de renouvelables et confirme clairement das tous les cas l'intérêt économique de réduire la part de nucléaire qui se traduire par une baisse accentuée des émissions de C02. Pour info également l'électrolyse atteint des rendements de plus de 90% pour ceux qui sont en retard dans les connaissances scientifiques et techniques et plus de 80% dans le sens méthanation. Il existe plus de 10 unités hydrogène/méthanation qui vont ouvrir entre 2018 et 2022 en France (délais Seveso) dont à Dunkerque pour l'injection réseau et plus d'une vingtaine en Allemagne car la compétitivité de cette technologie de stockage massive qui a bien évolué est attendu dans environ 5 ans maxi. De plus il existe des technologies de stockage solaire très simple par forages sur 37 m comme à Drake Landing dans l'Alberta au Canada ou le solaire estival+ ponctuel hivernal couvre à 100% les besoins de chauffage et d'ECS des habitants sous climat froid et dans les pires des cas à 98%. Et ce depuis plus de 10 ans à un coût hyper compétitif. En France la culture de l'énergie fait défaut.
Réponse de le 10/01/2018 à 22:13 :
- "déchets de plus de 100.000 ans de durée de vie" : en volume, c'est rien du tout. Arrêtez avec ça !
- rappel: il existe déjà des panneaux solaire avec 60% de rendement : ceux qui sont dans l'espace sur les satellites. Mais .... .... ça coute un bras, et c'est plein de métaux rares !
- "renouvelables peu de stockage" ? Faut savoir. Il existe des prix négatifs sur l'éolien, c'est justement parce que ça n'est pas foisonnable sur tout le réseau. Sinon, va falloir en construire, des lignes électriques ...vous ne pouvez rien conclure avec l'ENTSOE, car le réseau n'a pas (encore) été dimensionné pour gérer le foisonnement des ENRi. Sinon, l'Allemagne ou le Danemark n'aurait pas des pointes aussi importantes sur les centrales à Charbon lorsque les Enri sont à l'arrêt forcé.
- Quid de la recyclabilité et des bilans environnementaux des moyens de stockages ? Car déporter les problèmes, ça, tout le monde peut le faire !
- Pourquoi la Chine ou l'inde se mettrait-elle au nucl pour sa production en base si c'était dépassé et sans risque ? Bizarre, non ?
- Que se passera-t-il avec les productions météo-dépendantes dans le cas d' événement volcanique majeur (avec obscurcissement solaire ) ? durant le dernier millénaire, il y en a eu quelques uns.

Oui aux ENR, mais attention à l'opposition nucl/ENR, qui n'est que de l'idéologie
Réponse de le 11/01/2018 à 14:47 :
Quel tissu de mensonges, sous couvert de la prestigieuse école des Mines (qui ne doit probablement pas cautionner) !
Il serait trop long de tout passer en revue, mais les plus honteux concernent :
- l'affirmation qu'un mix avec des renouvelables intermittents nécessite peu de stockage : c'est totalement faux. Les énergies pilotables comme le charbon (voué à disparaître) et le nucléaire peuvent compenser une partie de l'intermittence, à condition de les rémunérer. Mais au delà de 30% à 40% d'énergies intermittentes dans le mix de production annuel (valeur établie par la R&D d'EDF, la plus compétente dans le domaine) c'est le risque de blackout permanent en Europe.
- en comparant les prix du nucléaire et des renouvelables, on compare donc des choux et des navets, l'énergie intermittente ne répondant pas au besoin des consommateurs.
- dire que les émissions de CO2 des renouvelables sont inférieures à celles du nucléaire est scandaleux ! De manière brute, allez donc consulter dans Wikipédia les valeurs d'émissions fournies par l'ADEME elle-même. Et comme dit précédemment, la compensation de l'intermittence nécessite d'installer des backups au charbon (cf. l'Allemagne) ou au gaz, à mettre au passif du bilan des énergies dites renouvelables.
- quant aux élucubrations sur le rendement de 90% de la méthanation, lisez les documents scientifiques qui analysent ce procédé encore à l'état d'essais de laboratoire : si on dépasse 20%, ce sera excellent. Et à ce taux il faudra stocker 5 kWh pour pouvoir en utiliser 1 seul. Calculez vous-mêmes le prix final du kWh renouvelable !!
Réponse de le 11/01/2018 à 14:50 :
Quel tissu de mensonges, sous couvert de la prestigieuse école des Mines (qui ne doit probablement pas cautionner) !
Il serait trop long de tout passer en revue, mais les plus honteux concernent :
- l'affirmation qu'un mix avec des renouvelables intermittents nécessite peu de stockage : c'est totalement faux. Les énergies pilotables comme le charbon (voué à disparaître) et le nucléaire peuvent compenser une partie de l'intermittence, à condition de les rémunérer. Mais au delà de 30% à 40% d'énergies intermittentes dans le mix de production annuel (valeur établie par la R&D d'EDF, la plus compétente dans le domaine) c'est le risque de blackout permanent en Europe.
- en comparant les prix du nucléaire et des renouvelables, on compare donc des choux et des navets, l'énergie intermittente ne répondant pas au besoin des consommateurs.
- dire que les émissions de CO2 des renouvelables sont inférieures à celles du nucléaire est scandaleux ! De manière brute, allez donc consulter dans Wikipédia les valeurs d'émissions fournies par l'ADEME elle-même. Et comme dit précédemment, la compensation de l'intermittence nécessite d'installer des backups au charbon (cf. l'Allemagne) ou au gaz, à mettre au passif du bilan des énergies dites renouvelables.
- quant aux élucubrations sur le rendement de 90% de la méthanation, lisez les documents scientifiques qui analysent ce procédé encore à l'état d'essais de laboratoire : si on dépasse 20%, ce sera excellent. Et à ce taux il faudra stocker 5 kWh pour pouvoir en utiliser 1 seul. Calculez vous-mêmes le prix final du kWh renouvelable !!
Réponse de le 16/01/2019 à 1:41 :
@ bleubv et student : je réponds pour Mines Paris Tech qui a parfaitement raison et c'est vous qui ne connaissez strictement rien à ces secteurs car vous écrivez des tissus de bêtises alors que vous pouvez rechercher sur internet les vrais réponses. Helmeth (programme de Power to gas achevé en 2013) a bien un rendement de près de 85% en phase industrielle. Déchets de plus de 100.000 ans çà prends au delà de Cigéo pour la seule France et çà ne suffirait pas à l'avenir et çà coûte plus de 39 milliards d'euros selon l'ASN mais juste sur 1 siècle, après la prise en charge sera publique sur les 100.000 ans restant ! Vous oubliez tous les centres de retraitements, les piscines, les sites et les millions de tonnes de bétons contaminés après démantèlements que l'on ne peut transporter et que l'ASN confirme ne pas savoir qu'en faire actuellement et qui ne sont pas provisionnés. Le solaire se fait en hybride (PV + thermique donc le rendement dépasse 80% et il est déjà près de 35% en PV commercial (selon Alta Devices entres autres qui est à 32% actuellement). Lignes électriques en Europe elle sont en cours de liaisons sur un programme de 12 ans déjà commencé depuis plusieurs années et qui va permettre d'économiser plus de 500 TWh (plus que la consommation française) donc l'économie sera durablement énorme et sans stockage (exemples liaisons avec Espagne et Portugal, Irlande, GB Pays Bas etc). RTE est le mieux placé pour sa responsabilité et fiabilité réseau et son programme Ampère évoque l'intégration de 56% de renouvelables avec baisse des prix et des émissions (lisez leur rapport). Le Danemark arrive jusqu'à plus de 70% de renouvelables et permet à la Norvège d'évacuer ses excédents hydrauliques qui seraient sinon perdus en échange de ses excédents éoliens dans le cadre très profitable de ces 2 pays dans le cadre de Nord Pool. Le bilan du stockage électrolyse et Power to gas est excellent et permet même de réduire les émissions de C02. Le nucléaire en Chine représente moins de 4% et ne va pas représenter plus de 8% à terme et un récent article du MIT souligne les problèmes qu'il pose à la Chine et les raisons pour lesquelles le programme a été en veille depuis 2016 (recherchez MIT technolgy review et nucléaire Chine). Que se passera- t-il avec les missiles hypersoniques que beaucoup de pays développent et que l'on ne peut arrêter sur des centrales nucléaires ? En moins de 60 secondes la France est KO. Un obscurcissement solaire aurait de bien plus graves conséquences l'agriculture etc et n'impacterait pas le solaire puisqu'il n'a pas été total au cours des épisodes précédents (notamment celui avant la révolution française)
Réponse de le 16/01/2019 à 4:06 :
Student et bleubv suivez mieux vos cours car tout ce que vous dîtes à quelques 20 ans de retard et est erroné, c'est plus affligeant. L'énergie n'est décidément pas votre domaine. Pour la méthanation P2G voyez le programme européen Helmeth achevé en 2013 avec plus de 85% de rendement en phase industrielle. Pour le réseau et la part de 56% de renouvelables avec baisse des émissions et des coûts voyez le programme Ampère RTE. Pour les excédents de renouvelables aucun problème bien au contraire avec le P2G à qui c'est favorable avec la baisse des prix ou mieux encore les prix négatifs. Les déchets nucléaires de plus de 100.000 ans Cigéo qui coûte déjà plus de 39 milliards d'euros selon l'ASN ne suffira pas si on continue et les 100.000 ans ne sont pas provisionnés. Le réseau Entso-e est en cours de dimensionnement mais surtout rénovation car il était ancien (sur seulement 12 ans) et fait économiser plus de 500 TWh par an (plus que la conso française). L'obscurcissement solaire lié a des volcans n'a jamais touché l'ensemble du territoire ou spectre solaire et si c'était la cas ce serait la famine totale. Les autres renouvelables ne seraient pas concernées. Par contre les missiles hypersoniques sur les centrales nucléaires ne peuvent être arrêtées et mettent un pays comme la France a genoux en moins de 60 secondes à cause du nucléaire et dans le même temps l'Europe avec la chute du réseau français. On n'installe pas de back-up au charbon en Allemagne mais au contraire on en ferme. Le Danemark est à plus de 70% de renouvelables et coopère très bien avec la Norvège qui a besoin d'utiliser ses stockages hydrauliques et le Danemark d'écouler ses excédents d'éolien. Les 2 en profitent très favorablement dans le cadre de Nord Pool.
a écrit le 10/01/2018 à 13:46 :
L'Allemagne est peut-être assez riche pour se permettre de gérer son système énergétique en dépit du bon sens, mais est-ce notre cas ? Sommes nous obligés de suivre un modèle qui donne des résultats catastrophiques dans tous les domaines ?
a écrit le 10/01/2018 à 13:43 :
Bonjour. A la place d énergie renouvelable , il vaut mieux dire énergie intermittente. Des q un champ d éoliennes est installé il faut construire une centrale a gaz pour pallier l intermittence . les fournisseurs de gaz se frottent les mains. Ces éoliennes sont branchées sur le réseau fixe et constant . sans ce réseau , elles ne Fonctionnent pas. C est une escroquerie intellectuelle de comparer une énergie fixe et stable (nucléaire gaz charbon pétrole ) avec une énergie intermittente pas fixe et pas du tout stable ( éolienne photovoltaïque ).
Réponse de le 10/01/2018 à 16:52 :
Oui et non car les réacteurs nucléaires sont maintenant pilotables à l'heure. Mais il n'en reste pas moins qu'il y a 2 limites majeures au développement des énergies intermittentes :
-le réseau qui doit être capable d'écouler la production maximale de renouvelables intermittents (et doit donc être surdimensionné d'un rapport 4 ou 5 par rapport à l'écoulement moyen... on en est loin).
-et si on veut faire du 100% renouvelable, développer des moyens de stockage.
3 possibilités :
-batteries (mais a-t-on au niveau mondial les matières premières nécessaires pour en produire suffisamment ?).
-production et stockage d'hydrogène (mais rendement médiocre de la double conversion d'énergie nécessaire)
-le plus efficace est de faire des barrages réversibles mais il faut à chaque barrage créer 2 retenues d'eau, 1 haute où stocker l'eau turbinée et 1 basse où stocker de l'eau qu'on pourra remonter dans le barrage en période de surproduction de renouvelables pour pallier aux périodes de sous-production de renouvelables. Bref, des travaux pharaoniques qui créeront inéluctablement des dizaines de ZAD façon Sivens vu les étendues à noyer.
Réponse de le 10/01/2018 à 18:58 :
@ Macca et Bruno-bd : pas besoin de centrale gaz on travaille sur le réseau Entso-e de 34 pays. Démarrer du gaz ou du charbon pour de l'intermittence c'est absurde en terme de réponse, rendement et coûts. Différentes formes de stockage répondent bien mieux (volants d'inertie parfaits pour 48 h, batteries notamment de flux (sans pertes de charges) etc ensuite pr quelques semaines et entre autres step, hydrogène puis méthanation pour longue durée. Mais pas besoin de plus de 22% de stockage en France y compris sous climats extrêmes et moins sur Entso-e en moyenne. Il y aussi des progrès à faire en pointe de conso absurdes et efficacité énergétique ou les allemands son leaders mondiaux et nous à la traîne à cause du monopole nucléaire. Le nucléaire ou le thermique quand il y a un problème a bien plus de conséquences sur le réseau et peut entraîner des délestages complets mettant en péril une vaste zone (en plus des très importantes hausse des prix lors des arrêts de centrales thermiques ou nucléaires comme vérifiables dernièrement). Ce n'est pas le cas des renouvelables. Les pays dont le réseau est le plus sûr sont Danemark et Allemagne notamment. Le stockage est de plus en plus en plus inclus dans les appels d'offres solaires/éoliens. Voir plus haut les très bas prix de stockage et production entre autres aux Etats-Unis, Australie etc Pour l'électrolyse on atteint plus de 90% de rendement et pour la phase méthanation plus de 80% on est donc proche de 70% rendement complet et on progresse encore. Cà n'a rien de médiocre pour une énergie de sources gratuites et non polluantes. De plus on a des périodes de prix négatifs faute d'adaptation des centrales nucléaires et thermiques. Ce qui fait le malheur de ces derniers fournisseurs leur profite au plan du stockage qui en bénéficie largement (près de 110 épisodes de prix négatifs en Allemagne en 2017 et plusieurs en France encore récemment. Ils s'adaptent donc comme vous pouvez en juger via les investissements dans le stockage et entreprises concernées et les perspectives de marchés en très forte hausse. Cà accroît la vitesse de compétitivité de la méthanation en plus de la hausse du gaz et du prix du C02 à 89 euros sous peu. Donc méthanation compétitive plus rapidement que prévu grâce à cela, aux volumes envisagés via divers marchés et la nette amélioration des techniques vue le monde qui travaille sur ce sujet dans des alliances internationales. Il faut donc suivre mieux le sujet, vous risquez de vous faire surprendre comme pour la rapide baisse des prix des renouvelables.
Réponse de le 10/01/2018 à 22:22 :
@Mines Paris Tech : "De plus on a des périodes de prix négatifs faute d'adaptation des centrales nucléaires et thermiques" ... j'espère que vous blaguez !!!!! C'est uniquement parce que ce sont des productions fatales ...
a écrit le 10/01/2018 à 13:20 :
On va tout de suite couper l'herbe sous le pied des nucléocrates : le 2 EPR de Hinkley Point (3 200 MW) ont besoin d'un tarif garanti de 10 c€ / kWh pendant 35 ans pour etre rentables, le dernier appel d'offre solaire est sorti à 8,5 c€ / kWh pour les projets selectionnés : le solaire est moins cher et la difference permet meme de financer des batteries en supplement, sachant que le nuke lui aussi est intermittent avec a consommation et c'est bien pour cela que les stations de pompage-turbinage existent.

Et avec les EnR, pas de dechets à stocker sous 600m de terre pendant les 100 000 ans dont a besoin de plutonium pour cesser d'etre un poisons. Mais avec les EnR, pas de demantelement non provisionné, pas de gendarmes payés par nous pour protéger les sites, pas de Rafales en alerte, pas de risque d'accident non couvert par les assurances.
Réponse de le 10/01/2018 à 14:44 :
"et c'est bien pour cela que les stations de pompage-turbinage existent"

5GW de STEP en France pour 63GW de nucléaire...

"Mais avec les EnR, pas de demantelement non provisionné, pas de gendarmes payés par nous pour protéger les sites, pas de Rafales en alerte, pas de risque d'accident non couvert par les assurances."

... et pas d'électricité les soirs sans vent.
Réponse de le 10/01/2018 à 14:49 :
Peut-on vraiment financer les batteries?

La batterie géante que vient de construire TESLA en Australie a coûté 50 millions de dollars. Elle peut fournir 100 MW pendant environ 1 heure 30.

Même en été, sans chauffage électrique, la France a besoin d'un minimun de 40 000 MW.

Pour stocker l'électrcité nécessaire à la France pendant 1 heure 30, il faudrait au minimun de 400 batteries géantes identiques à celle construite par TESLA. Pour un coût de 20 milliards de d'euros.

Alors pour stocker une seule journée...........
Réponse de le 10/01/2018 à 14:51 :
"Mais avec les EnR, pas de demantelement non provisionné"

Vous pouvez m'expliquer comment le socle béton de 800 tonnes d'une éolienne est démantelé avec un budget total de 50k€ (tel qu'exigé par la réglementation) ?

Et rien de nouveau ici, on en a déjà discuté.
Réponse de le 10/01/2018 à 14:59 :
"et la difference permet meme de financer des batteries en supplement"

En prenant vos chiffres (càd une éolienne après 15 ans de déploiement et un EPR tête de série), ça fait un différentiel à 1.5c€/kWh, ou encore 15€/MWh. Elon Musk vient de mettre en service une batterie de 100MWh en Australie dont le coût de stockage tourne autour de 210€/MWh.

Autrement dit, un tel différentiel ne permet de stocker qu'un kWh sur 14 kWh qui sortent de l'éolienne.

Sachant que le facteur de charge d'une éolienne terrestre bien placée tourne autour de 20-22% (l'EPR tournera probablement autour de 90%), on est ici de l'ordre de la blague.
Réponse de le 10/01/2018 à 15:33 :
Vous comparez des choux et des carottes. Le prix moyen du nuc est effectivemetn supérieur au prix du solaire "qui produit quand on n'en a pas besoin". Le nuc est à 10 ct nuit, jour, hiver, été, le solaire est à 8.5 le jour en été seulement. LE 3 janvier minuit, le solaire vaut un prix.... infini... ou bien il est compensé par une production gaz/charbon émettrice de CO2.
Le solaire +batterie a un prix sans commune mesure, cf les commentaires ci dessous sur la batterie Tesla.
Le pompage turbinage permet de compenser l'intermittence de la CONSOMMATION, pas de la production. Les ENR sont une production intermittente avec des consommations intermittentes. Si il y a du vent aux heures de pointes, c'est nickel, mais si c'est le contraire, c'est double peine en termes de besoin de stockage.
Réponse de le 10/01/2018 à 17:01 :
Si vous ajoutez au prix du solaire ou de l'éolien les centaines de barrages réversibles à créer (avec à chaque fois 2 retenues d'eau, une basse et une haute à créer) sans même parler des milliers d'hectares à noyer pour ce faire (bonjour les ZAD en perspective quand on se souvient du raffut pour la petite flaque de Sivens) et les investissements nécessaires sur le réseau pour écouler les pics de production des renouvelables on arrive à un coût de sortie du kWh dans le scénario le plus favorable au renouvelable (principalement de l'éolien) 6 à 7 fois supérieur à celui d'un scénario tout nucléaire même en incluant le triplement du devis de l'EPR... et 11 fois supérieur dans le pire.
https://jancovici.com/transition-energetique/renouvelables/100-renouvelable-pour-pas-plus-cher-fastoche/
Réponse de le 10/01/2018 à 19:00 :
Il ne faut pas oublier que c est le charbon qui se développé le plus sur la planète. Les journalistes parlent du PV et de l éolien parce-que c est plus "vendeur". Le PV et éolien représente environ 1% de la production d énergie ( j ai bien dit énergie et oas électricité) d énergie totale sur la planète. Ça ne bougera pas beaucoup. Même en oubliantl intermittence de ces énergies , il faut beaucoup d énergie ( pétrole) pour la fabrication de ces modes d énergie. Le pic de Hubbert du pétrole va arriver , si ce n est déjà fait.
a écrit le 10/01/2018 à 12:18 :
2 études nous montrent le coté obscure des énergies vertes.

1 - Le bilan des énergies renouvelables est très loin d'être vert.
La Fondation pour la recherche sur la biodiversité vient de publier les conclusions d'un colloque intitulé Biodiversité et transition énergétique: enquêtes sur des liaisons dangereuses. Ainsi, on apprend que les éoliennes tuent chaque année des centaines de milliers d’oiseaux, que l'énergie hydraulique est responsable de la disparition d’écosystèmes et que les bioénergies (biogaz et la biomasse) ont des effets négatis sur la biodiversité.

2 - L'utilisation intermittante des centrales à cycles combinés au gaz, pour répondre à l'intermittance des énergies renouvelables, augmente leurs émissions de CO2 comme le montre une étude de l'université de Loughborough, en Grande Bretagne.

Pour une centrale à cycles combinés de 800 MW, les émissions de CO2 sont les suivantes:
Puissance constante, autour de 780 MW, 350 grammes de CO2 par kWh
Démarrage rapide, 590 grammes de CO2 par kWh
Démarrage lent, 470 grammes de CO2 par kWh
Changement de puissance, 380-390 grammes de CO2 par kWh
a écrit le 10/01/2018 à 11:02 :
L'éolien, qui ne produit que du vent, est surtout le champion des subventions en tout genre. C'est également le pourvoyeur de gros bénéfices pour les industries allemandes (Siemmens) et danoises (Vestas) puisque l'on ne produit aucune de ces machines chez nous, tout est importé. Nous ne réalisons que l'assemblage et la mise en place. L'entreprise qui fabriquait les mats à fermé récemment.
a écrit le 10/01/2018 à 10:12 :
1,2 milliard d’euros de subventions à l’éolien en 2016 (rien qu’au titre de la CSPE), pour 16000 emplois. Soit environ 75k€ de subventions par emploi et par an.

C’est pas mal pour décarboner une électricité qui l’est déjà.

Pendant ce temps, on ne fait rien pour décarboner le chauffage de nos logements et de nos bureaux (le RT2012 incite même à l’installation du chauffage au gaz plutôt qu’électrique), alors que quelques millions de logements sont encore chauffés au fuel (!!).

Et on ne fait pas grand chose pour décarboner les transports (un rapport de un à dix entre les subventions aux VE et celui au PV et à l’éolien).

Et on décide de fermer Fessenheim alors qu’elle est parfaitement en état de fonctionner.

Pas surprenant que nos émissions de CO2 repartent à la hausse avec ce genre de politiques aberrantes.
a écrit le 10/01/2018 à 9:23 :
"trop souvent des projets portés par de grands groupes sont toutefois arrêtés pour des raisons de coûts","

Étonnant non ? Comment pourrait il y avoir des problèmes de financement alors que ce sont des grands groupes qui les portent ?

Si des multinationales ne veulent pas supporter ces coups qui peut le faire ???

Parce que c'est une énergie renouvelable, inépuisable et permanente l'éolien offshore ou l'énergie marée motrice.

Cela fait des décennies que nous avons la technologie pour, je pense qu'il est raisonnable d'y voir encore un monopole qui refuse le progrès technique et l'électricité moins chère pour tous seulement pour les intérêts de ses actionnaires.

Notre économie est une économie du moyen age.
Réponse de le 10/01/2018 à 15:37 :
Les multinationales sont peut être d'intenses prédateurs, mais sachez juste que si vous voulez l'électricité la moins chère, il faut bruler du charbon.
L'électricité ENR a un défaut majeur, c'est son cout, que personne ne paye aujourd'hui.
(Oui, le vent est gratuit mais pas l'éolienne)
a écrit le 10/01/2018 à 8:35 :
On oublie trop le solaire thermique et hybride (PV-T) et leur intégration dans la construction neuve et rénové, de même que leur apport sur les réseaux de chaleur, qui peuvent rapidement contribuer à diminuer la consommation d'énergie importée et polluante.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :