Hydrogène, captage du CO2…, Air Liquide veut surfer sur le marché de la décarbonation
Juliette Raynal
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L'électrolyseur de Bécancour.
DR
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L'électrolyseur de Bécancour.
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L'invasion de l'Ukraine par la Russie et son impact sur les prix de l'énergie, n'ébranle pas Air Liquide. Loin de là. Confiant, le groupe tricolore a présenté, ce mardi 22 mars, un nouveau plan stratégique ambitieux pour les quatre années à venir (2022-2025) baptisé Advance. Il s'agit avant tout "d'inventer une croissance profitable bas carbone", a expliqué François Jackow, directeur général adjoint du géant des gaz industriels, appelé à prendre les rênes du groupe en juin prochain, tandis que l'actuel PDG, Benoît Potier, conservera uniquement la présidence du conseil d'administration.
Air Liquide vise une croissance annuelle de ses ventes de 5 à 6% jusqu'en 2025, contre une croissance annuelle moyenne de 4,5% observée lors du plan Neos, qui s'est étalé de 2016 à 2019. Le groupe, qui est sensible au gaz russe "à hauteur de 15% de ses approvisionnements", se montre ainsi optimiste dans sa capacité "à passer les périodes de prix de l'énergie élevés".
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Pour atteindre ses nouveaux objectifs, l'industriel prévoit d'investir quelque 16 milliards d'euros. "C'est 45% de plus que dans la phase précédente", a souligné François Jackow, en faisant référence au plan Neos, ajoutant que la moitié de ces investissements devra servir la transition énergétique.
Air Liquide mise avant tout sur la décarbonation de l'industrie et de la mobilité, qui représentent respectivement 18% et 25% des émissions de CO2 à l'échelle mondiale.
Juliette Raynal