L’éolien flottant : une condition sine qua non pour atteindre la neutralité carbone en France
Juliette Raynal
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Ideol BW
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Pour atteindre la neutralité carbone, la France ne veut pas mettre tous ses œufs dans le même panier en ne misant que sur le nucléaire. Elle table ainsi sur une montée en puissance de l'éolien en mer. Un choix réaffirmé, lundi 10 mai, par la ministre de la Transition écologique Barbara Pompili, en déplacement à Dunkerque, malgré les récentes vives contestations des pêcheurs dans la baie de Saint-Brieuc.
Alors que la France affiche encore un retard important par rapport à ses voisins européens sur ce terrain là, le développement de l'éolien en mer flottant, une technologie émergente qui se distingue de l'éolien en mer posé plus mature, devrait jouer, dans les années à venir, un rôle déterminant dans sa transition énergétique.
L'éolien flottant désigne des turbines fixées sur une structure flottante sur l'eau et reliées au fond marin par différentes technologies d'ancrage pour en limiter les mouvements. Elles se distinguent ainsi des éoliennes directement posées sur le plancher océanique grâce à des fondations.
Historiquement, l'éolien en mer, dont le berceau se situe en mer du Nord, s'est développé grâce à la technologie de l'éolien posé, adaptée aux fonds marins de ce bassin. Mais, "les fonds spécifiques de la mer du Nord se ne retrouvent pas ailleurs dans le monde, notamment en Asie ou aux Etats-Unis. Le marché mondial de l'éolien offshore est à 80% flottant", rappelle Régis Boigegrain.
En France, cette technologie émergente est notamment indispensable pour couvrir les façades atlantiques et méditerranéennes car la profondeur des fonds, qui s'accentue très rapidement, ne permet pas d'installer des éoliennes posées, dont l'équation économique n'est pas tenable au-delà de 50 mètres de profondeur.
Chaque semaine, les enjeux clés de la transition écologique.

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Aujourd'hui, quatre fermes pilotes ont été sélectionnées (Faraman, Gruissan, Leucate, Groix-Belle-Ile) et doivent être installées en 2023 pour un total de 24 mégawatts (MW). "Cela reste petit mais cela va permettre d'identifier les défis technologiques et économiques à surmonter", expliquait récemment Jean-Louis Bal, le président du syndicat des énergies renouvelables, dans la Tribune.
Juliette Raynal