La fin du charbon, promesse intenable ?

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En 2017, la consommation de charbon s'est élevée à 3131,5 Mtep, en hausse de 0,7% sur un an.
En 2017, la consommation de charbon s'est élevée à 3131,5 Mtep, en hausse de 0,7% sur un an. (Crédits : Infographie La Tribune / Source BP Statistical Review of World Energy)
Depuis 2015, la construction de centrales ralentit, sauf en Chine. Sous la pression de l’Accord de Paris, industriels et investisseurs se détournent du secteur, mais fermer un site est un casse-tête, comme l’illustre le cas français.

Et si on arrêtait le charbon ? Facile à dire, plus difficile à réaliser. D'après les travaux du Giec, le groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat, respecter l'Accord de Paris négocié en décembre 2015 (une hausse des températures plafonnée à + 2°C), impliquerait de laisser sous terre 55% des réserves existantes et de cesser toute exploitation d'ici à 2050.

Et pourtant, le charbon est toujours la deuxième source mondiale d'énergie, après le pétrole, et le premier fournisseur d'électricité. L'an dernier, il représentait encore 40% du mix énergétique mondial. Cette part n'a guère varié en vingt ans : en 2018, elle représentait à peine 2% de moins qu'en 2010. Et pourtant, le charbon reste le premier responsable des émissions mondiales de gaz à effet de serre.

Dans nombre de pays, et pas seulement les émergents qui y voient la source d'énergie la plus abondante et meilleur marché, le charbon occupe encore une place prépondérante. À eux trois, la Chine, l'Inde et les États-Unis représentent 85% de la consommation mondiale. Dans l'Union européenne, où il pèse encore pour 21% du mix énergétique, l'électricité polonaise en dépend à 80%. L'Allemagne, pourtant en...

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a écrit le 08/04/2019 à 6:40 :
Il faut prendre le problème à l'envers. Transformer le CO2 de l'air en autre chose. On ne parviendra pas à réduire les émissions.
a écrit le 07/04/2019 à 10:03 :
Si on ne croit pas au réchauffement climatique, il faut respecter les lois élémentaires de l'économie, en particulier la relation entre cout du travail et prix de l'énergie. Voir la note n°6 du CAE. Mais qui serait capable de le comprendre?? La Tribune devrait permettre à ceux qui sont favorables à cette note de s'exprimer.
Réponse de le 07/04/2019 à 19:38 :
Le gros problème, c'est que cette fameuse note numéro 6 du CAE est truffée d'approximations, d'a-prioris idéologiques -
respectables en soit mais totalement indémontrables -, et surtout d'énormes erreurs techniques et économiques factuelles. Bref, en l'état, elle est inutilisable. Du brassage d'air de haut fonctionnaires empâtés, ronronnants et content d'eux-mêmes. Mais qui sera capable de le comprendre ?
Réponse de le 08/04/2019 à 8:30 :
Merci Gege pour votre commentaire.
a écrit le 06/04/2019 à 20:44 :
La sidérurgie consomme plus de charbon que les centrales thermiques. A-t-on trouvé un autre moyen de faire fonctionner les hauts fourneaux? Quant au clergé écolo-théologique, sa prétention à exiger 500 milliards pour la transition énergétique fait saillir des dents qui rayent le parquet
a écrit le 05/04/2019 à 12:45 :
Le réchauffement climatique c'est du pipo .. une arnaque inventée par green peace et Amnesty international
Réponse de le 06/04/2019 à 1:34 :
troll spotted
Réponse de le 07/04/2019 à 19:48 :
Non: le réchauffement climatique est un phénomène global parfaitement démontré scientifiquement, tout comme la simultanéité de son commencement avec le début de l'ère industrielle démontre un lien certain - bien que pas forcément unique - avec l'activité humaine. Cela étant, les questions à se poser sont: 1) est-il encore temps de ralentir le phénomène (pas sûr) ? 2) les sommes faramineuses qui devront être dépensées pour que l'Europe diminue ses GES - ce qui sera une goutte d'eau au niveau mondial, l'Europe étant déjà
un modèle de sobriété par rapport aux USA, à l'Inde et à la Chine - ne seraient-elles pas mieux investies dans des moyens d'adaptation à ce réchauffement hélas inéluctable ? 3) en étant la seule à plomber sa compétitivité économique, l'Europe ne va-t'elle pas sacrifier ses habitants par rapport aux chinois, aux indiens et aux américains qui n'ont aucune intention de changer se mode de vie ?
a écrit le 05/04/2019 à 9:27 :
L'arrêt de l'utilisation du charbon est un voeux pieux. Si on regarde les réserves de combustibles fossiles, au rythme de consommation actuel sans charbon nous en avons pour à peu près une trentaine d'années.Nous ne voyons par ailleurs année après année aucune diminution des consommations qui semblent être proportionnelle à la population. En d'autres termes sans charbon le prix des combustibles fossiles connaîtrait d'ici vingt à trente ans une hausse brutale(nouveau choc pétrolier). Le charbon permet seul de satisfaire nos besoins pour une centaine d'années. Il faut donc faire autrement et ce n'est pas très compliqué, à moins que vous préfériez le nucléaire.
a écrit le 05/04/2019 à 8:36 :
Les riches du monde ont paupérisé les citoyens des pays développés afin d'alimenter le dumping social chinois, pays qui devenu ainsi l'usine du monde et dictature pratique pour l'esclavagisme salarial, est devenu également le premier pollueur du monde et de très loin.

"Seuls les esprits éclairés devraient posséder autrement la fortune est un véritable danger public" Nietzsche

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