Fermeture des centrales à charbon en 2022 : RTE remet sa copie au gouvernement

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La centrale de Cordemais (Loire-Atlantique) devra rester en veille jusqu'à la mise en service de l'EPR de Flamanville
La centrale de Cordemais (Loire-Atlantique) devra rester en veille jusqu'à la mise en service de l'EPR de Flamanville (Crédits : V. Joncheray / EDF)
Le gouvernement avait demandé en janvier à l’opérateur du réseau de transport d’électricité, garant de la sécurité d’approvisionnement sur le territoire français, de compléter son analyse de novembre par l’étude de « configurations particulièrement dégradées. » Convenant que Cordemais (Loire-Atlantique) devra rester en veille jusqu’au démarrage de l’EPR de Flamanville, RTE insiste sur des mesures d’efficacité énergétique et un calendrier mieux étudié des arrêts de tranches nucléaires.

Devant la fronde sociale provoquée par la perspective d'une fermeture en 2022 des quatre centrales à charbon encore en activité en France, le ministère de la Transition écologique et solidaire avait demandé à RTE d'affiner les analyses publiées dans son bilan prévisionnel annuel de novembre dernier. C'est ce rapport dont les résultats ont été dévoilés ce 3 avril par François de Rugy.

Un retard non seulement de l'EPR de Flamanville (Manche), mais aussi de la centrale à gaz de Landivisiau (Finistère) et des parcs éoliens offshore de l'Atlantique et de la Manche, mais aussi, l'annulation de l'interconnexion avec l'Angleterre... Ce sont, en effet, des « configurations particulièrement dégradées ». Si l'on y ajoute des visites décennales de centrales nucléaires plus longues que prévu et venant empiéter sur la période hivernale, on atteint en effet une situation critique. Les scénarios les plus défavorables impliqueraient soit d'exploiter le système électrique selon des standards dégradés par rapport à la réglementation, soit de devoir prolonger l'exploitation de certaines centrales au charbon. Leur fermeture progressive prévue d'ici à 2022 représente une puissance cumulée d'environ 5 gigawatts (GW).

Soulignant que de tels reports « vont bien au-delà des échéances indiquées à RTE par les exploitants ou discutées lors de la consultation publique précédant l'élaboration de son bilan prévisionnel annuel publié en novembre 2018 », l'opérateur propose néanmoins plusieurs pistes pour surmonter ce cap, qui, selon lui, devrait n'être que saisonnier (uniquement l'hiver) et transitoire (au plus tard jusqu'en 2024).

Fonctionnement de quelque dizaines d'heures par an

En outre, dans le cas de prolongation de certaines centrales à charbon, leur fonctionnement pourrait être limité à quelque dizaines d'heures par an, sans dépasser 250 heures maximum en cas d'hiver particulièrement froid. Un chiffre à mettre en regard des plans d'EDF qui, pour sa centrale de Cordemais (Loire-Atlantique), point névralgique d'approvisionnement de la Bretagne, construit le business plan de son projet Ecocombust de conversion à la biomasse sur la base de 800 heures de fonctionnement sur appel de RTE... Un fonctionnement limité aux réels besoins évalués par l'opérateur de réseau serait compatible avec une forte réduction des émissions de CO2, qu'on y brûle du charbon ou de la biomasse.

RTE privilégie des « actions sans regret », autrement dit, qui « dans le cas où ces configurations dégradées ne se produiraient pas, permettraient d'améliorer la sécurité d'alimentation et de gagner des marges de capacités. » La première concerne une mise en œuvre d'actions (aussi bien structurelles que ponctuelles) permettant une meilleure maîtrise de la consommation à la pointe. Autre piste à étudier de près : l'optimisation des arrêts de réacteurs nucléaires sur la période 2021-2023, dans l'objectif de limiter au minimum leur indisponibilité en période hivernale.

RTE confirme en revanche que les deux tranches de Cordemais devront demeurer en veille jusqu'au démarrage de l'EPR de Flamanville, officiellement prévu à la fin de cette année, mais dont un énième report ne surprendrait guère...

Multiples mesures de maîtrise de la consommation

Les ONG craignent que les résultats présentés ce mercredi 3 avril ne serve de prétexte au gouvernement pour repousser la fermeture des centrales à charbon, évitant ainsi de devoir en gérer l'impact social.

« Cette étude de RTE ne doit pas être l'occasion pour le gouvernement de prendre des décisions contraires à la transition énergétique », écrit ainsi le réseau action climat (RAC) dans un communiqué.

« Plutôt que d'investir dans une reconversion des centrales à charbon dont on sait dorénavant qu'elle ne serait pas rentable ou de revenir sur l'engagement de sortie du charbon, il est urgent d'agir pour réduire de manière pérenne les gaspillages d'électricité », a ainsi réagi Anne Bringault, coordinatrice transition énergétique pour le CLER et le Réseau Action Climat.

Et de citer les mesures qui pourraient être mises en oeuvre pour faire baisser les consommations d'électricité et libérer de la puissance à la pointe : rénovation des logements, plan d'action dans le secteur du tertiaire et, exceptionnellement en cas de pics de la demande, actions sur l'éclairage public et les panneaux publicitaires lumineux, incitation à limiter la température dans les logements et les bureaux à 19°C, etc.

La conversion biomasse, une fausse solution ?

Pour Clément Sénéchal, chargé de campagne sur les questions climatiques pour Greenpeace France, « à force de s'entêter dans le nucléaire avec le fiasco de Flamanville dont le calendrier pourrait encore glisser de plusieurs années selon les propos du ministre, à force de reporter le développement des renouvelables et de ne pas tenir ses objectifs sur l'efficacité énergétique, le gouvernement français se retrouve aujourd'hui complètement en porte-à-faux sur sa politique climat-énergie ».

Qualifiant la reconversion biomasse des centrales à charbon envisagée par EDF et mentionnée dans le rapport de RTE de « fausse solution, coûteuse et aux conséquences écologiques probablement néfastes », soulignant pour la centrale de Cordemais un projet « surdimensionné par rapport aux besoins chiffrés par RTE », l'ONG Les Amis de la Terre appelle le gouvernement à

« inscrire la sortie du charbon une bonne fois pour toute dans la loi et mettre des moyens pour accompagner les travailleurs et territoires impactés. »

On devrait bientôt savoir ce qu'il en est lors de la publication de la "petite loi énergie" dont la présentation, initialement prévue pour le conseil des ministres du 11 mars, a été repoussée, officiellement pour "renforcer l'ambition du texte"...

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a écrit le 04/04/2019 à 19:48 :
Il n'y a ps 36 solutions, mais seulement 2 :
A l'Allemande ! On remplace toutes les centrales au charbon et les centrales nucléaires qui ne doivent plus représenter que 50 % du "Mix", par des centrales au...lignite ! Comme en Allemagne de l'Est, dans les Lusaces ou maintenant en Rhénanie-Westphalie ou on sacrifie des forêts primaires pour ce bon proto-charbon, puant et polluant, mais qui ne ...coûte pas cher. Et qui remplace allègrement les 23 % du nucléaire Allemand.
A la Latine ! On introduit un réseau de centrales nucléaires de moyenne puissance au Thorium, qui ne donne pas de déchets radioactifs. Et chaque centrale au Thorium est associée à une unité de production...d'Hydrogène pour la propulsion automobile, qui a beaucoup plus d'avenir que l'électrique !
a écrit le 04/04/2019 à 13:49 :
@ Bachoubouzouc : Le nucléaire n'a jamais été mis en place pour "décarboner" mais dans le cadre d'une politique tout nucléaire très centralisée à courte vue mais inconvénients très durables plus de 100.000 ans pour même pas 1 siècle de production (avec part seulement électrique très réduite) comme les documents historiques le confirment, au dépend des autres secteurs énergétiques, solutions, approches et diversifications.

Toutes les formes de solaire thermique jusqu'au CSP, les réseaux de chaleur, le bois, le biogaz, la gazéification, toutes les formes de biométhane, l'hydraulique, le fluvial, les multiples chutes d'eaux, la géothermie, les pompes à chaleur, les agrocarburants, à bases d'algues et autres, les échangeurs de chaleurs, l'efficacité énergétique, l'isolation etc étaient bien d'autres options qui se sont fait évincer avec de nombreuses équipes de recherches en pointe et entreprises qui n'ont pu que rarement survivre dans ce contexte au cours des années 70, 80, 90 et suivantes. Et à présent l'ensemble de ces technologies se développe principalement ailleurs.

Une approche décentralisée et variée permettait de traiter bien plus d'aspects énergétiques, aurait permis une largement plus grande adaptation à l'indépendance énergétique des bâtiments, de l'industrie, de l'urbanisme etc. Et dans les secteurs énergétiques bien plus d'innovations qui était bien parties, et une avance dans l'ouverture à des marchés internationaux bien plus vastes que le nucléaire désormais sous domination russe et chinoise et avec seulement en moyenne 5% des énergies primaire d'ici à 2050, alors loin derrière les renouvelables.

Si vous estimez bien isolés les logements d'avant 2012 vous êtes loin des possibilités techniques qu'une véritable approche d'indépendance énergétique permettait, comme pas loin d'une centaine de milliers de bâtiments dans le monde le prouvent.

Il n'y a eu quasiment aucune préoccupation d'efficacité énergétique et on ne voit guère d'évolution avant la RT 2012, elle-même bien modeste et le secteur électrique a été compté avec un coefficient de 2,53 dans les classements énergétiques des bâtiments alors qu'il aurait dû être de 3 et pire encore pour le solaire thermique qui peut faire en moyenne 70% de l'eau chaude et plus de 50% du chauffage et 100% avec les techniques actuelles et plus de 50% dans l'apport aux réseaux de chaleur avec stockage.

Les renouvelables sont de plus en plus "pas subventionnées du tout" dans le monde comme en Europe et même désormais pour partie d'entre-elles en France. Par contre le nucléaire s'adosse pleinement aux Etats (en Russie, Chine et bientôt à 100% en France si l'on suivait la demande de l'opérateur) et demande des achats garantis sur 40 ans aux Etats-Unis alors que c'est une énergie implantée dès la dernière guerre. Quel progrès ! Et toute centrale est désormais militairement indéfendable dans le moindre conflit ou ciblage donc nous avons 58 Tchernobyl voire plus en puissance répartis en France.

Le nucléaire a généré une très forte consommation énergétique et une médiocre efficacité énergétique d'où notre consommation très élevée pour le seul aspect "électrique". Et quand des extrémistes rentiers du nucléaire viennent retarder par de multiples procédures la plupart injustifiée depuis plus d'une décennie le développement raisonnable de l'éolien, çà entraîne d'importants surcoûts.

Ce n'est pas quelques 2 semaines par an en moyenne depuis plus de 10 ans avec peu de vent en France mais souvent du solaire qui pose problème à un mix 100% renouvelables bien diversifié et une part de stockage massif qui techniquement existe depuis longtemps (2 mois de potentiel de stockage en l'état actuel en France pour le seul hydrogène dans des mines salines voire autre biométhane P2G et autres cavités en plus du réseau et plus) mais n'a de raison de se déployer qu'avec un essor suffisant des renouvelables entre autres usages, comme les plusieurs dizaines d'études et modélisations confirmées, française et étrangères, publiques et privées etc le démontrent régulièrement y compris sur des pas de 3 secondes de consommation/production et sur plus de 10 ans de météo, y compris événements climatiques extrêmes jamais connus.

Le modèle tout nucléaire est par contre unique au monde et personne n'a voulu s'aventurer à le reproduire, par contre 197 pays font des renouvelables et leurs graphiques de progression sont en pente raide à contrario de la pente plate du nucléaire. Mais sûrement le monde entier se trompe et nos rentiers du nucléaire des années 68, les mêmes qui réclament de l'argent mais ne proposent aucune solution pour en trouver, ont raison... !
a écrit le 04/04/2019 à 13:49 :
@ Bachoubouzouc : Le nucléaire n'a jamais été mis en place pour "décarboner" mais dans le cadre d'une politique tout nucléaire très centralisée à courte vue mais inconvénients très durables plus de 100.000 ans pour même pas 1 siècle de production (avec part seulement électrique très réduite) comme les documents historiques le confirment, au dépend des autres secteurs énergétiques, solutions, approches et diversifications.

Toutes les formes de solaire thermique jusqu'au CSP, les réseaux de chaleur, le bois, le biogaz, la gazéification, toutes les formes de biométhane, l'hydraulique, le fluvial, les multiples chutes d'eaux, la géothermie, les pompes à chaleur, les agrocarburants, à bases d'algues et autres, les échangeurs de chaleurs, l'efficacité énergétique, l'isolation etc étaient bien d'autres options qui se sont fait évincer avec de nombreuses équipes de recherches en pointe et entreprises qui n'ont pu que rarement survivre dans ce contexte au cours des années 70, 80, 90 et suivantes. Et à présent l'ensemble de ces technologies se développe principalement ailleurs.

Une approche décentralisée et variée permettait de traiter bien plus d'aspects énergétiques, aurait permis une largement plus grande adaptation à l'indépendance énergétique des bâtiments, de l'industrie, de l'urbanisme etc. Et dans les secteurs énergétiques bien plus d'innovations qui était bien parties, et une avance dans l'ouverture à des marchés internationaux bien plus vastes que le nucléaire désormais sous domination russe et chinoise et avec seulement en moyenne 5% des énergies primaire d'ici à 2050, alors loin derrière les renouvelables.

Si vous estimez bien isolés les logements d'avant 2012 vous êtes loin des possibilités techniques qu'une véritable approche d'indépendance énergétique permettait, comme pas loin d'une centaine de milliers de bâtiments dans le monde le prouvent.

Il n'y a eu quasiment aucune préoccupation d'efficacité énergétique et on ne voit guère d'évolution avant la RT 2012, elle-même bien modeste et le secteur électrique a été compté avec un coefficient de 2,53 dans les classements énergétiques des bâtiments alors qu'il aurait dû être de 3 et pire encore pour le solaire thermique qui peut faire en moyenne 70% de l'eau chaude et plus de 50% du chauffage et 100% avec les techniques actuelles et plus de 50% dans l'apport aux réseaux de chaleur avec stockage.

Les renouvelables sont de plus en plus "pas subventionnées du tout" dans le monde comme en Europe et même désormais pour partie d'entre-elles en France. Par contre le nucléaire s'adosse pleinement aux Etats (en Russie, Chine et bientôt à 100% en France si l'on suivait la demande de l'opérateur) et demande des achats garantis sur 40 ans aux Etats-Unis alors que c'est une énergie implantée dès la dernière guerre. Quel progrès ! Et toute centrale est désormais militairement indéfendable dans le moindre conflit ou ciblage donc nous avons 58 Tchernobyl voire plus en puissance répartis en France.

Le nucléaire a généré une très forte consommation énergétique et une médiocre efficacité énergétique d'où notre consommation très élevée pour le seul aspect "électrique". Et quand des extrémistes rentiers du nucléaire viennent retarder par de multiples procédures la plupart injustifiée depuis plus d'une décennie le développement raisonnable de l'éolien, çà entraîne d'importants surcoûts.

Ce n'est pas quelques 2 semaines par an en moyenne depuis plus de 10 ans avec peu de vent en France mais souvent du solaire qui pose problème à un mix 100% renouvelables bien diversifié et une part de stockage massif qui techniquement existe depuis longtemps (2 mois de potentiel de stockage en l'état actuel en France pour le seul hydrogène dans des mines salines voire autre biométhane P2G et autres cavités en plus du réseau et plus) mais n'a de raison de se déployer qu'avec un essor suffisant des renouvelables entre autres usages, comme les plusieurs dizaines d'études et modélisations confirmées, française et étrangères, publiques et privées etc le démontrent régulièrement y compris sur des pas de 3 secondes de consommation/production et sur plus de 10 ans de météo, y compris événements climatiques extrêmes jamais connus.

Le modèle tout nucléaire est par contre unique au monde et personne n'a voulu s'aventurer à le reproduire, par contre 197 pays font des renouvelables et leurs graphiques de progression sont en pente raide à contrario de la pente plate du nucléaire. Mais sûrement le monde entier se trompe et nos rentiers du nucléaire des années 68, les mêmes qui réclament de l'argent mais ne proposent aucune solution pour en trouver, ont raison... !
a écrit le 04/04/2019 à 8:40 :
Il faudrait arrêter de se moquer de nous surtout, la Chine génère plus de la moitié de la pollution mondiale à elle toute seule et ne pensant pas change de cap, et il faudrait nous imposer de fermer de suite nos seules quatre centrales à charbon ?

Cette gestion décrite dans cet article est je trouve plus que pertinente.
Réponse de le 05/04/2019 à 18:01 :
Il y aura toujours plus pollueur que soit.. Voila bon un levier pour l'inaction.
a écrit le 04/04/2019 à 8:33 :
C'est l'énorme thermosensibilité liée au nucléaire qui pose problème en France avec des pics de 2,4 GWh par degré de température en moins l'hiver. On a voulu écouler l'électricité via des chauffages et chauffes-eau de type grilles pain et c'est une gabegie énergétique avec une importante précarité énergétique, héritage du nucléaire propice aux gaspillages. Alors que les renouvelables reviennent désormais moins chères avec stockage. On est à 120 euros le MWh nucléaire à Flamanville contre 55 et 52 euros pour l'éolien et le solaire qui sont entièrement recyclable et n'ont pas des déchets à hauts-risques de plus de 100.000 ans de durée de vie.
Réponse de le 04/04/2019 à 10:28 :
Si nous n'avions pas déployé du chauffage électrique, nous nous serions chauffés au gaz. Donc la "gabegie énergétique" aurait juste été alors deux à trois fois plus émettrice de CO2, et aurait accru notre dépendance envers les russes.

Par ailleurs, "gabegie énergétique", pas tant que ça, puisque l'électricité est plus chère que le gaz et de ce fait, les logements chauffés à l'électricité sont en général beaucoup mieux isolés que ceux chauffés au gaz.

Enfin, si les ENR avec stockage sont moins chères que le nucléaire, on se demande pourquoi de plus en plus de pays pensent installer du nucléaire, et pourquoi les ENR ont encore besoin d'être massivement subventionnées ?

La réponse est simple : Parce qu'elles ne rendent pas le même service.

En tant qu'énergie décarbonée et surtout pilotable, le nucléaire est indispensable pour efficacement décarboner un mix électrique.

Tandis que le PV et l'éolien sont intermittents, on ne peut pas compter dessus pour produire au moment où on en a besoin. Donc on en installe en plus, pour se donner bonne conscience, mais en vrai elles ne servent pas à grand chose.

Et les technologies de stockage massif d'électricité n'existent pas aux échelles suffisantes pour absorber une production fortement intermittente.
Réponse de le 04/04/2019 à 11:49 :
La facture de gaz flambe en Allemagne, le pays modèle pour les énergies renouvelable

En 2018, les importations de gaz en Allemagne ont augmenté de 9,7%.

Ces importations ont coûté 23,7 milliards d'euros, en hausse de 23,4% par rapport à 2017.

De plus, cette consommation de gaz en hausse risque aussi d'augmenter en amont les émissions de gaz à effet de serre.

Un fuite de 1 m3 de gaz naturel émet environ 80 fois plus de gaz à effet de serre que la combustion d'1 m3 de gaz.

Source
REUTERS Germany imported 9.7 percent more gas in 2018, value up 23.4 pct
Réponse de le 05/04/2019 à 18:05 :
Pour faire une éolienne ou un panneau solaire, il faut des terres rares.
Pour avoir des terres rares, il faut bcp d'énergie (en gros, on trie, on concasse de la pierraille pour en extraire des %)
Cette énergie est essentiellement liée à la combustion du charbon (made in china)
. En brulant le charbon émet du CO2 qui met des 100 de milliers d'années à disparaitre de l'atmosphère.
Nucléaire - probabilité du risque faible, une région condamnée en cas d'accident.
CO2 - probabilité du risque très élevée, la terre condamnée en cas d'abus.
Réfléchissez et choisissez.
a écrit le 03/04/2019 à 20:16 :
Greenpeace passe son temps à vouloir faire appliquer à la France des solutions écologiquement stupides. Ces centrales sont faites pour passer les pointes de consommation contrairement à celles en Allemagne qui produisent en base. Elles n’ont Aucun impact réel sur le réchauffement. Par contre les avions oui...pourquoi Greenpeace ne demande pas l’arret Du transport aérien ?
a écrit le 03/04/2019 à 20:01 :
Je note surtout qu'il y a un projet de Direct Energie de construire une centrale à gaz, gaz russe bien sur. (Question d'indépendance énergétique et de géopolitique, il est apparement important que la France devienne dependante des russes.)

Centrale à gaz qui émettra 400g de CO2 par kw/h produit.

Dans le même temps, on parle de fermer Fessenheim, émettant 3g de CO2 par kw/h (80% des émissions des centrales nucléaires (12g CO2 par kw/h) sont due à la construction).
a écrit le 03/04/2019 à 19:06 :
C’est bizarre : on a construit 23GW de PV et d’éolien, et on n’arrive pas à fermer 5 malheureux GW de charbon...

Y aurait-il des contraintes techniques que tous les tenants d’une transition énergétique « à l’allemande » auraient volontairement ignoré ?

Les allemands qui annoncent d’ailleurs ne pas fermer leur charbon avant 20 ans alors qu’ils ont déjà construit près de 100GW d’éolien+PV.

Plus sérieusement : si on veut fermer ces 5GW de charbon, on peut. Il suffit juste de construire du nucléaire à la place.
Réponse de le 04/04/2019 à 11:45 :
100GW d’éolien+PV tout ça c'est théorique, pas de vent, 0 GW, pas de soleil 0 GW ou comment voir les œufs dans le cul de la poule. Et, quand ça marche, surtout pas trop de vent et pas trop de nuages.
a écrit le 03/04/2019 à 18:30 :
Pour illustrer le propos de "niches" d'économies en terme d'électricité , il suffit de regarder les rampes électriques dans les gares en hiver ou au dessus des Terrasses parisiennes qui chauffent les oiseaux et qui justifient un peu plus la gabgie énergétique actuelle et justifient l'entêtement nucléaire.
On pourrait également parler de certains monuments illuminés la nuit ou des trottoirs en pleine nuit ... où il n'y a personne !
Pour ma part et conscient des enjeux , j'ai depuis longtemps réduit ma consommation avec 1150 kW par an (3 personnes) et ce sans renoncer au confort.
a écrit le 03/04/2019 à 17:28 :
"il est urgent d'agir pour réduire de manière pérenne les gaspillages d'électricité », a ainsi réagi ---- -------,". Si je comprends bien c'est parce que les autres gaspillent que l'on ne fait pas de progrès sur l'efficacité énergétique. Et cette personne qu'est-ce qu'elle a fait comme réduction de sa consommation? Moins que beaucoup de français qui compte -tenu du cout de l'énergie ne gaspillent pas. De toute façon tant que l'on ne donne pas de chiffres on peut baratiner des jours et des jours sans problème.
a écrit le 03/04/2019 à 17:27 :
Il y a une solution beaucoup plus simple. Remplacer 100% du charbon utilisé dans nos centrales thermiques par du charbon économisé chez nos voisins.

Les centrales françaises consomment 1 million de TEP (tonne équivalent pétrole) de charbon par an.

En Europe, 30 millions de TEP de charbon sont utilisées par an pour la production de chaleur basse température.

Avec le chauffage solaire, l'isolation de batiments publiques et une meilleure utilisation des déchets verts, la France pourrait sans problème aider nos voisins à économiser 1 million de TEP (tonne équivalent pétrole) de charbon.

De plus ces 30 millions de TEP de charbon sont en plus souvent utilisées dans des chaudières où les fumées sont souvent peu ou pas filtrées.

A l'inverse, toutes nos centrales sont équipées de puissants filtres.

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