La ruée vers le GNL fait les affaires du fabricant normand de pipelines ITP
Nathalie Jourdan
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

ITP s'est taillée une réputation en acier trempé dans la technologie du « pipe-in-pipe ».
ITP
Nathalie Jourdan
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

ITP s'est taillée une réputation en acier trempé dans la technologie du « pipe-in-pipe ».
ITP
Sagement rangés sur une esplanade, des dizaines de tubes faits d'un alliage à base de nickel attendent l'intervention des soudeurs. Dans l'atelier, une équipe entoure d'une feuille de métal d'autres tuyaux de plus petit diamètre. Bienvenue dans la seule usine française de la PME francilienne ITP sur le port de Caen-Ouistreham (Calvados).
Ici, l'on fabrique la Rolls du pipeline ou, plus précisément, ce que les spécialistes appellent le pipe-in-pipe. Autrement dit, un tuyau en renfermant un autre à la manière d'un thermos. Entre les deux couches, une barrière isolante à toute épreuve. De quoi acheminer des fluides à des températures comprises entre -250 °C (moins 250 degrés Celsius) et +500 °C.
La qualité se paie. Pour douze mètres de conduite sur mesure exclusivement, comptez environ 50.000 euros. Pour ce prix, ITP -qui ne communique pas son chiffre d'affaires- est le seul dans sa spécialité à garantir zéro maintenance tout au long de la vie. « Nos produits ont vocation à être installés là où il y a des besoins d'isolation critique sur des distances de quelques kilomètres dans les ports ou les aéroports par exemple », détaille son directeur général, Pierre Ollier.
Spécialisée à l'origine dans le transport de pétrole, la PME fondée en 1992 a pris le virage du gaz liquéfié ces dernières années. Bien lui en a pris. Depuis la fermeture des robinets du gaz russe, elle engrange les commandes pour des pipelines de GNL. Conçus pour transporter du gaz liquide à -100 °C, ceux-ci sont fabriquées pour une moitié à l'étranger à proximité des sites de liquéfaction, et pour l'autre, dans son usine normande.
À lire également
Cette dernière tourne à plein régime en ce moment pour fournir un client en Louisiane (dont on ne saura pas l'identité, secret industriel oblige). D'une moyenne de 25 salariés à la création du site en 2008, les effectifs tournent à plus de 200 personnes, intérimaires compris.
Chaque semaine, les enjeux clés de la transition écologique.

Nathalie Jourdan
Forêts : « Plusieurs réglementations européennes très lourdes posent problème à la Suède »
Vins de Bordeaux : les prix des vignes s'effondrent en Gironde
Climat : en Suède, la forêt est devenue une industrie du futur
Projet de loi d’urgence agricole : un premier succès à l’Assemblée, de nouveaux risques au Sénat