Le leader mondial de la chimie BASF investit 2 milliards avec Gazprom

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Le leader mondial de la chimie veut renforcer sa coopération avec le géant gazier russe Gazprom afin de diversifier les sources d'énergie en Europe.
Le leader mondial de la chimie veut renforcer sa coopération avec le géant gazier russe Gazprom afin de diversifier les sources d'énergie en Europe. (Crédits : Reuters/Christian Hartmann)
Le PDG du géant allemand de la chimie veut mener des projets communs sur cinq ans avec le groupe gazier russe afin de permettre à l'Europe de diversifier ses sources d'approvisionnement.

Après plus de vingt ans de mariage, l'alchimie fonctionne toujours entre BASF, le leader mondial de la chimie, et Gazprom, le géant gazier russe. A l'occasion du 25ème anniversaire de la coopération entre les deux groupes, ce lundi 12 octobre, le PDG de BASF, Kurt Bock a annoncé que son groupe investirait deux milliards d'euros sur cinq ans pour mener de nouveaux projets communs avec son partenaire russe.

"Le montant total des investissements de BASF ces cinq prochaines années s'élèvera à environ deux milliards d'euros", notamment pour doubler les capacités du gazoduc Nord Stream via la Baltique, a déclaré Kurt Bock, le patron du numéro un mondial de la chimie lors d'une conférence de presse consacrée à la coopération entre les deux groupes.

"Pourquoi nous le faisons? D'abord parce que c'est intéressant économiquement: même avec des prix du pétrole et du gaz aussi bas qu'actuellement, nous pouvons extraire (du gaz) de manière rentable en Russie", a-t-il poursuivi.

Des sources d'énergies en échange de marchés

"En donnant un exemple de coopération fructueuse, nous envoyons un signal important: d'un côté, l'Europe a besoin de sources d'énergie à des prix accessibles, surtout dans un contexte de baisse de sa propre production, de l'autre, la Russie a besoin de marchés stables et de partenaires fiables", a souligné Kurt Bock.

Actuellement, près du tiers du gaz consommé en Europe vient de Russie mais Bruxelles cherche depuis plusieurs années à diversifier ses sources d'approvisionnements. Cet objectif s'est renforcé avec la crise ukrainienne, qui a retardé de plusieurs années la mise en oeuvre du vaste échange d'actifs que les deux groupes viennent de boucler. Ce lundi matin, le géant gazier a d'ailleurs annoncé avoir repris les livraisons de gaz à l'Ukraine, suspendues depuis le 1er juillet dans la foulée d'un accord conclu fin septembre -sous l'égide de l'Union européenne- entre Kiev et Moscou.

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L'opération porte sur la cession par le géant allemand au gazier russe de l'ensemble des activités de commercialisation et de stockage de gaz naturel que les deux groupes opèrent conjointement, tandis que BASF a reçu de Gazprom 25% d'une partie d'un gisement de gaz naturel et de condensat en Sibérie.

BASF s'est par ailleurs engagé avec d'autres groupes européens à participer au gazoduc Nord Stream 2, par lequel Gazprom compte renforcer ses capacités de livraisons de gaz en Europe en évitant l'Ukraine. En avril dernier, l'Union européenne avait accusé le groupe d'abuser de position dominante en Pologne et en Hongrie, notamment.

(Avec AFP)

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