Le PDG d'EDF appelle à un « plan Marshall » pour relancer le nucléaire
Paul Marion
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Jean-Bernard Lévy, PDG d'EDF.
Reuters
Paul Marion
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Jean-Bernard Lévy, PDG d'EDF.
Reuters
L'audition ce mercredi à l'Assemblée nationale de Jean-Bernard Lévy, le PDG d'EDF, était très attendue. D'abord pour avoir de la visibilité sur la situation énergétique de la France à la veille d'un hiver qui s'annonce compliqué en raison de l'arrêt de plusieurs réacteurs nucléaires. Ensuite, pour écouter un grand patron au soir de sa carrière, en théorie plus libre de s'exprimer qu'à l'accoutumée, même si les violentes critiques exprimées récemment par le chef de l'Etat à son égard avaient de quoi le pousser à la jouer profil bas. La semaine dernière en effet, Emmanuel Macron a publiquement pointé la responsabilité de Jean-Bernard Levy dans les déboires actuels du nucléaire français.
Priorité oblige : les députés l'ont d'entrée interrogé sur l'approvisionnement en électricité des ménages et des entreprises cet hiver. Le PDG d'EDF s'est voulu rassurant. A écouter Jean-Bernard Lévy, la production d'électricité devrait s'avérer suffisante. « L'objectif est d'avoir à peu près la même production d'électricité que l'hiver précédent, où les choses s'étaient bien passées. Chaque Français avait eu l'électricité dont il avait besoin », a expliqué celui qui s'apprête à quitter ses fonctions qu'il occupe depuis 2015 dès que l'Etat aura tranché sur le choix de son successeur.
À lire également
La solution à la crise énergétique réside notamment dans le bon fonctionnement du parc nucléaire français, actuellement plombé par la faible disponibilité des réacteurs. Jean-Bernard Lévy et les cadres dirigeants d'EDF présents à ses côtés au Palais Bourbon se sont montrés rassurants. A ce jour, 30 réacteurs se trouvent en état de marche (dont 27 déjà connectés au réseau électrique, 3 autres disponibles à tout moment) et 25 à l'arrêt. Parmi ces 25 réacteurs sur pause, certains arrêts forcés étaient prévus pour des travaux de maintenance dits de « grand carénage ».
Paul Marion