"Transition", le premier SPAC européen dédié à la transition énergétique, fait ses premiers pas en Bourse. Après avoir finalisé une levée de 215 millions d'euros auprès d'investisseurs professionnels et institutionnels (80% basés en Europe et 20% aux États-Unis) vendredi dernier, le véhicule d'investissement cote depuis 9 h ce mardi 22 juin sur le compartiment professionnel du marché réglementé d'Euronext.
Comme les autres SPAC, cette société ne détient aujourd'hui aucun actif. En revanche, sa promesse est de faire émerger un champion européen de la transition énergétique.
"Un SPACest souventassimiléà une coquille vide car, au moment où il est présenté à la cotation sur le marché, il n'a pas d'actif, ni d'activité. C'est une holding qui a vocation à prendre des participations dans d'autres sociétés. Les fonds levés surle marchéservent à financer ces futures acquisitions", explique Sylvain Clavé, avocat directeur au sein du cabinet Cornet Vincent Ségurel.
Le succès de l'introduction en Bourse d'un SPAC repose donc, en très grande partie, sur le "beau profil" de ses sponsors. Dans le cas de "Transition", son PDG Xavier Caïtucoli, fondateur du fournisseur Direct Energie, tient à souligner qu'il s'agit "d'un SPAC d'entrepreneurs et non de financiers". Pour mener à bien son projet, il s'est entouré d'Erik Maris, fondateur d'une banque d'affaires, et de Fabrice Dumonteil, du fonds Eiffel Essentiel SLP.
La promesse de Transition? Faire l'acquisition, dans un délai de 24 mois au maximum, d'une société européenne de la transition énergétique, puis financer son développement en lui donnant accès aux marchés financiers pour en faire un grand énergéticien. "L'idée est d'aller le plus vite possible. Nous avons identifié une série de cibles potentielles. Maintenant nous allons devoir travailler avec elles", explique Xavier Caïtucoli.