Chauffer un bâtiment grâce à un ordinateur.... Il y a dix ans, cette idée, à première vue loufoque, peinait à convaincre. Pourtant à force de persévérance, Qarnot computing, qui se décrit aujourd'hui comme une vieille greentech, est parvenue à se faire une place grâce à son modèle original qui vise à limiter le gaspillage énergétique. La start-up, fondée en 2010 par Paul Benoît, propose d'utiliser la chaleur émise (et habituellement perdue) par le fonctionnement des datacenters, ces grosses unités informatiques qui permettent d'effectuer des calculs complexes, pour chauffer directement des logements, des bureaux ou des entrepôts.
Aujourd'hui, la question de l'efficacité énergétique est au coeur des préoccupations et le gouvernement va consacrer 6,7 milliards d'euros à la rénovation énergétique des bâtiments dans le cadre du plan de relance. Un contexte porteur pour Qarnot Computing, dont le développement s'accélère sensiblement depuis sa dernière levée de fonds de 6 millions d'euros, finalisée en plein confinement, auprès de la Banque des Territoires, de la Caisse des Dépôts, d'Engie Rassembleurs d'Énergies, d'A/O Proptech, du groupe Casino et de ses investisseurs historiques.
Très concrètement, la start-up propose une alternative écologique aux centres de données centralisés très gourmands en énergie en raison de leur alimentation et de leurs besoins en refroidissement.