Quel avenir énergétique pour la France ? Les Français appelés à se prononcer
Juliette Raynal
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En février dernier, Emmanuel Macron a fait une promesse. Celle d'organiser une grande concertation publique pour solliciter l'avis des Français sur l'avenir énergétique du pays, au moment où il annonçait vouloir construire 6 nouveaux réacteurs de troisième génération (dits EPR), voire 14, et une cinquantaine de parcs éoliens en mer afin d'accélérer la décarbonation de notre économie.
Huit mois plus tard, le gouvernement donne enfin le coup d'envoi de cet exercice démocratique. Le ministère de la Transition énergétique espère « une appétence pour ce débat » alors que « l'énergie a rarement été autant au cœur de l'actualité depuis les années 1970 et le choc pétrolier ».
Cette concertation nationale s'inscrit dans le cadre de la révision de la stratégie de la France sur l'énergie et le climat, qui est en quelque sorte la feuille de route de notre pays pour parvenir à la neutralité carbone en 2050. Une échéance clef pour lutter contre le changement climatique.
Dans cette optique, la France entend à la fois diminuer sa consommation énergétique et décarboner son mix énergétique, c'est-à-dire les différentes sources d'énergies nécessaires pour répondre aux besoins de notre économie. Pour cela, elle mise sur le développement des énergies renouvelables et sur le nucléaire. « Pour atteindre ces objectifs, il faut opérer des changements structurels sur notre façon de consommer, de produire, de nous loger et de nous déplacer. Cela suppose un véritable débat de société », explique le ministère de la Transition énergétique.
Très concrètement, les Français sont invités à exprimer leurs avis sur trois grands thèmes :
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Juliette Raynal