Suez/Veolia: le ton monte lors des auditions devant les députés
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"Un plus un ne feront même pas deux", est convaincu le DG de Suez, Bertrand Camus.
Reuters
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"Un plus un ne feront même pas deux", est convaincu le DG de Suez, Bertrand Camus.
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Par médias interposés, la passe d'armes entre Veolia, qui fin août a lancé a lancé une OPA sur Suez, et sa proie potentielle, se poursuit depuis des semaines. Mais mercredi 23 septembre, c'est devant les commissions Affaires économiques et Finances de l'Assemblée nationale que les quatre principaux protagonistes du feuilleton de la rentrée ont dû exposer leurs arguments. Objectif des députés via ces auditions très attendues: "mieux comprendre la stratégie des des groupes", face à un "dossier qui rentre dans le débat public", a expliqué le président de la commission Finances Eric Woerth.
Les effets d'une éventuelle fusion sur l'emploi, sur la concurrence, sur les services de l'eau et des déchets et sur le rayonnement de la France à l'international, ainsi que la structure et les délais de l'offre de Veolia, ont été les sujets le plus abordés lors de cette matinée inédite. Quatre déclarations clé peuvent la résumer.
Grâce à la visibilité assurée par les dernières données présentée par Suez sur son plan stratégique, plutôt positives, Philippe Varin s'est dit "convaincu" de pouvoir proposer une solution alternative à l'offre de Veolia -comme d'ailleurs selon lui cela avait été convenu avec Engie avant l'été. Mais il faut "plus de temps pour proposer des solutions alternatives respectueuses de toutes les parties prenantes", a-t-il expliqué: au moins "quelques semaines pour concourir sereinement".
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Plusieurs contraintes rendent en effet la tâche de Suez, qui se démène depuis des semaines afin de retrouver des investisseurs désireux de reprendre au moins la participation d'Engie, particulièrement difficile dans les délai fixé unilatéralement par Veolia au 30 septembre: la nécessité d'égaler au moins le prix proposé à Engie par le groupe rival, mais aussi l'exigence fixée par l'Etat -principal actionnaire d'Engie- d'avoir un actionnariat à majorité français, ainsi que la volonté "d'optimiser l'intérêt de l'ensemble des parties prenantes". Suez mise surtout sur des investisseurs institutionnels français, mais n'exclut pas de compléter un tel panel par des investisseurs étrangers, a expliqué Philippe Varin.
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