Dans l'ordre, de gauche à droite : Jean-Pierre Clamadieu, président du conseil d'administration d'Engie, Bertrand Camus, patron de Suez et Antoine Frérot, PDG de Veolia.
C'est le feuilleton de la rentrée. En annonçant son intention d'acquérir son concurrent historique Suez, le leader mondial des services à l'environnement Veolia espère créer un futur "super-champion français" de la transition écologique. Y parviendra-t-il ? Retour, en sept points clés, sur cette tentative d'OPA, qualifiée de « particulièrement hostile » par le groupe visé.
[Article publié le 22/09/20, mis à jour le 01/10/20]
Veolia a donné jusqu'à fin septembre à Engie pour répondre à son offre.
Acte II : la contre-offensive de Suez
Acte II : la contre-offensive de Suez
Seulement voilà : Suez n'entend pas se laisser faire. Dans une lettre adressée début septembre aux 90.000 salariés du groupe, son directeur général, Bertrand Camus, n'a pas mâché ses mots, qualifiant l'offre de Veolia de « particulièrement hostile ».
« Cette démarche n'est ni amicale, ni pertinente. Elle nie la spécificité de nos valeurs, de notre culture et de notre projet stratégique », détaille-t-il dans ce message.
Jeudi 3 septembre, lors d'une conférence de presse, le chef du gouvernement a listé un certain nombre de conditions au rapprochement entre les deux géants, dont celle de la « logique industrielle ». De ce point de vue, « il me semble que l'opération en question fait sens », a estimé Jean Castex.