TotalEnergies livre à la Chine du GNL payé en yuans, une première
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Mercredi, Pékin et Brasilia ont scellé un accord pour ne régler leurs échanges internationaux que dans leurs propres monnaies, yuans et réais.
LEE JAE-WON
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Mercredi, Pékin et Brasilia ont scellé un accord pour ne régler leurs échanges internationaux que dans leurs propres monnaies, yuans et réais.
LEE JAE-WON
TotalEnergies a complété sa première transaction de GNL libellée yuans avec le géant des hydrocarbures chinois CNOOC mardi. Au total, 65.000 tonnes de GNL sont exportées depuis les Emirats arabes unis vers la Chine dans le cadre de ce contrat, comme l'a confirmé TotalEnergies. Contacté par La Tribune, l'énergéticien a simplement expliqué que cette transaction inédite en yuans était « une demande de CNOOC » sur un marché des hydrocarbures où les achats se règlent de longue date en dollars.
Le contrat en yuans s'est conclu à travers la plateforme Shanghai Petroleum and Natural Gas Exchange (SHPGX), spécialement créée par la Chine pour développer l'import-export d'hydrocarbures payés en yuans, avec une branche spécialement dédiée au GNL depuis 2020.
Lors d'une visite en décembre à Riyad en Arabie Saoudite, le président Xi Jinping avait appelé les pays du Golfe à passer par cette plateforme pour vendre leurs hydrocarbures en yuans à la Chine. Plus largement, Pékin est résolu à contester l'hégémonie du dollar dans les échanges internationaux et à imposer le recours à sa propre monnaie, au minimum dans ses propres opérations d'import-export.
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Mercredi, la Chine, premier partenaire économique de Brasilia, et le Brésil ont dévoilé un accord pour que le commerce entre les deux pays se fassent exclusivement en yuans et réais, sans aucun dollar. Pour réduire sa dépendance au billet vert, Pékin a déjà noué des accords similaires avec des pays comme la Russie et l'Argentine.
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