Apollo et le FSI rachètent Alcan EP dont des sites de l'ex Pechiney
latribune.fr (avec Reuters)
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Le groupe minier anglo-australien Rio Tinto annonce ce jeudi avoir reçu une offre contraignante pour 61% d'Alcan EP qui comprend des actifs industriels venus de l'ex géant français de l'aluminium et de l'emballage Pechiney, racheté par le canadien Alcan qui sera ensuite lui-même repris par Rio Tinto.
Le fonds Apollo détiendra 51% d'alcan EP et le Fonds stratégique d'investissement (FSI) 10%. Le solde du capital d'Alcan EP, soit 39%, restera aux mains de Rio Tinto, qui continuera à être un partenaire majeur de l'entreprise en tant, notamment, que fournisseur. Les termes financiers de la transaction n'ont pas été communiqués.
Cette vente permet la création d'un nouveau champion français de l'aluminum, six ans après le traumatisme créé par la disparition de Pechiney, tombé lors d'une bataille boursière avec son rival canadien. Alcan EP fournit des pièces pour les TGV d'Alstom, des voitures Peugeot ou encore pour les avions d'Airbus.
Apollo, qui possède d'autres actifs dans l' aluminium comme Metals USA, n'utilisera pas un montage par effet de levier, ce qui épargnera à l'entreprise une dette trop élevée pour ses débuts.
Alcan EP ne devrait pas retrouver le nom de Pechiney, l'entreprise n'ayant plus le même positionnement ni le même périmètre qu'avant son rachat par Alcan.
Elle se positionne maintenant exclusivement sur l'aval du secteur de l' aluminium , c'est-à-dire sur des produits semi-finis à destination de l'industrie.
Alcan EP, dont le rachat était en discussion depuis plus de deux ans, employait environ 1.0000 personnes fin 2009 et affichait un chiffre d'affaires de 3,8 milliards de dollars. L'entreprise devrait être dirigée par sa direction actuelle menée par la PDG Christel Bories.
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La chute de Pechiney aux mains du canadien Alcan en 2003 reste interprétée par certains hommes politiques comme le symbole d'une politique libérale qui a eu des conséquences néfastes sur la puissance industrielle française. Intégré au groupe Alcan après une OPA hostile, Pechiney a été en partie démantelé lorsque Rio Tinto a racheté à son tour Alcan en 2007, le géant minier souhaitant se développer plutôt en amont qu'en aval.
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Fondé au XIXe, nationalisé sous le premier septennat de François Mitterrand - avec les affaires de délits d'initiés liées au rachat de l'américain Triangle - puis privatisé en 1995, Pechiney a accompagné l'histoire industrielle de la France depuis la deuxième révolution industrielle.
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