Le premier actionnaire d'Eramet veut le départ de la PDG Christel Bories

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Le mandat de Christel Bories, qui a pris les commandes d'Eramet au printemps 2017, arrive à échéance lors de l'Assemblée générale du 28 mai prochain.
Le mandat de Christel Bories, qui a pris les commandes d'Eramet au printemps 2017, arrive à échéance lors de l'Assemblée générale du 28 mai prochain. (Crédits : Eramet)
Augmentation de la dette, division par deux des capitaux propres, grandes difficultés de Société Le Nickel et Aubert & Duval, deux filiales d'Eramet... la famille Duval a interpellé l'État sur la gestion du groupe minier français, selon notre confrère "L'Agefi".

La famille Duval, première actionnaire du groupe minier français Eramet, a écrit à l'État actionnaire pour demander le départ de la PDG, Christel Bories, dévoile mercredi le quotidien financier "L'Agefi" dans son édition en ligne.

"La famille Duval, premier actionnaire d'Eramet devant l'État, pousse pour le départ de Christel Bories, la PDG du groupe minier", écrit L'Agefi, qui cite plusieurs sources non identifiées.

Selon celles-ci, les Duval ont écrit à l'Agence des participations de l'Etat (APE) pour appuyer leur demande.

Société Le Nickel et Aubert & Duval, deux filiales en grande difficulté

"Détentrice d'un peu plus de 36% du capital via les sociétés Sorame et Ceir, la famille Duval est remontée contre la gestion des dossiers de la Société Le Nickel et d'Aubert & Duval, deux filiales d'Eramet en grandes difficultés", souligne l'Agefi.

Lire aussi : L'avenir d'Aubert & Duval se joue dans les prochaines semaines

La forte progression de la dette du groupe, passée en quatre ans de 376 millions d'euros à 1,33 milliard d'euros (chiffre à fin 2020), et la division par deux dans le même temps des capitaux propres du groupe à 997 millions fin 2020, font aussi partie des éléments à charge de la famille Duval contre Christel Bories, ajoute le quotidien.

"Avec ses droits de vote double, l'actionnaire familial dispose de près de 45% des droits de vote exerçables en assemblée générale", souligne l'Agefi. "Ce qui, compte tenu du quorum habituel lors des AG du groupe minier, lui assure la majorité."

Le mandat de Christel Bories, qui a pris les commandes d'Eramet au printemps 2017, arrive à échéance lors de l'Assemblée générale du 28 mai prochain.

L'État détient pour sa part un peu plus de 25% du capital et 30% des droits de vote.

Une porte-parole d'Eramet a refusé de commenter ces informations.

Lire aussi : Le nickel sera-t-il otage d'un troisième référendum en Nouvelle-Calédonie ?

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Commentaires
a écrit le 03/03/2021 à 20:38 :
Dehors ! Gestion calamiteuse de cette fonctionnaire. ça serait risible si on ne parlait pas des usines Aubert-Duval, seuls en France, pour le savoir faire de pièces d'aluminium et d'alliages divers, des clients de Airbus, EDF et navale groupe et de la grosse casse sociale qui se profile.

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