Nouvelle-Calédonie: la Société Le Nickel, filiale d'Eramet, n'aura plus de trésorerie en fin d'année
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Photo d'illustration
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La Société Le Nickel, filiale d'Eramet et premier employeur privé en Nouvelle-Calédonie, risque d'être en faillite d'ici début 2021, a alerté vendredi sa direction, qui se tourne vers ses actionnaires et réclame d'être autorisé à davantage exporter de minerai.
L'an dernier, l'entreprise a enregistré son huitième exercice déficitaire d'affilée, avec une perte de 9,6 milliards CFP (80 millions euros). L'accumulation de pertes va conduire à l'épuisement total en fin d'année ou début 2021 d'un prêt de trésorerie de 525 millions d'euros accordé en 2016 par la maison mère Eramet et par l'Etat.
Souffrant de coûts de production élevés, du faible niveau des cours du nickel, de conflits sociaux sur ses sites et plus récemment de la crise du coronavirus, la SLN a mis en oeuvre un plan de sauvetage en 2019.
Celui-ci, articulé autour d'une meilleure productivité, d'une réduction du coût de l'énergie et d'une augmentation des exportations de minerai en parallèle à la production de nickel raffiné, n'a pas apporté les résultats escomptés et l'entreprise souhaite le consolider.
Colin McGibbon a notamment sollicité "un effort" du gestionnaire du système électrique calédonien Enercal pour baisser ses coûts d'électricité. Il souhaite également augmenter de 4 à 6 millions de tonnes annuelles les autorisations d'exportations de minerai vers l'Asie.
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L'industriel envisage en outre d'exporter des minerais à faible teneur de son massif de Tiébaghi (nord), classé en "réserve métallurgique" par le code minier local, obligeant à un raffinage sur place.
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Faute de consensus politique, ces demandes d'exportation sont en panne. Les indépendantistes, qui dénoncent "un chantage à l'emploi", ont réaffirmé jeudi "leur opposition farouche" à ce qu'ils considèrent comme une "dilapidation du patrimoine calédonien".
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