Safra : l'unique constructeur français de bus à hydrogène au bord de la faillite
Pierrick Merlet
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Le constructeur français de bus à hydrogène, Safra, emploie 170 personnes à Albi (Tarn).
Rémi Benoit
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Le constructeur français de bus à hydrogène, Safra, emploie 170 personnes à Albi (Tarn).
Rémi Benoit
Le moment est à la fête en cette matinée du 17 avril 2024. Partenaires, salariés et dirigeants de la Safra inaugurent en grande pompe la mise en circulation du premier autocar rétrofité à l'hydrogène en France. Carole Delga, la présidente socialiste de la Région Occitanie, présente au sein de l'usine à Albi (Tarn) pour ces festivités, a le sourire. Elle vient de réussir ce pari technologique en soutenant financièrement cette entreprise, notamment grâce au premier plan hydrogène régional signé dans le pays, et remporte par la même occasion une bataille politique. Plusieurs régions sont à cette époque sur les rangs pour s'adjuger le titre de premier territoire à faire circuler un autocar à hydrogène sur les routes de l'Hexagone.
Le sourire du moment est-il forcé ? Quelques heures plus tôt, elle a échangé avec une délégation de salariés de cette entreprise majeure pour le territoire de l'Albigeois et les nouvelles ne sont pas au beau fixe.
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La situation financière de la Safra est critique et les salariés s'en sont aperçus depuis plusieurs semaines déjà. Ils craignent la faillite. Et par-dessus tout, ils craignent la disparition de l'activité de construction des bus à hydrogène, qui met en lumière la société ces dernières années, le rétrofit des autocars à hydrogène - qui fait l'actualité du jour - et l'activité de rénovation des rames de train et de métro qui a fait l'histoire de la Safra.
Pierrick Merlet