Auchan met en vente 21 sites français, les syndicats fustigent l'enseigne qui a profité du CICE

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(Crédits : Eric Gaillard)
Edgard Bonte, le nouveau président d'Auchan Retail, a donc tranché. L'enseigne annonce la mise en vente de 21 sites jugés non rentables en France. Si aucun repreneur ne se présentait, un licenciement collectif (PSE) serait engagé. Après la perte de 2018, Auchan Holding évoquait le 8 mars dernier un grand plan de transformation de l'entreprise. Mais, aujourd'hui, après cette annonce choc, les syndicats demandent que l'enseigne rembourse à l'État les plus de 500 millions d'euros perçus au titre du CICE, censé "maintenir l'emploi".

[Article publié le 30.04.2019 à 11h, MàJ avec réactions 12h28 CFDT, 19h40 CGT]

Auchan France, engagé dans un vaste plan de réformes destiné à réduire ses pertes financières, a annoncé, ce mardi 30 avril, à ses partenaires sociaux la prochaine mise en vente de 21 sites, "sans perspective réaliste de retour à la rentabilité".

L'annonce a été faite aux partenaires sociaux réunis en comité central d'entreprise (CCE) à Marcq-en-Baroeul (Nord).

Dans un communiqué, le groupe nordiste de distribution précise que si ces sites (supermarché, hypermarché, entrepôt et drive) ne trouvaient pas preneur, "un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) sera donc ouvert". Pour mémoire, le PSE, successeur du "plan social" est le dispositif actuel (il succède au fameux "plan social" instauré par la loi Soisson de 1989 à 2002) qui encadre les licenciements collectifs.

La CFDT dénonce "des années d'errances stratégiques"

Selon la CFDT, qui dénonce un "PSE qui intervient après des années d'errances stratégiques", 723 salariés seraient concernés par cette cession.

"La CFDT est scandalisée d'apprendre que l'entreprise décide d'un PSE d'envergure en mode départ contraint sur les sites de production", souligne le syndicat dans un communiqué.

La CGT estime que les salariés ont été "trahis"

"On a été bernés. C'est près de 800 salariés demain qui vont être dans des grandes difficultés d'ordre psychologique, sociale, financière et donc c'est une vraie catastrophe sociale", s'est indigné Gérald Villeroy, délégué syndical central CGT.

Gilles Martin, délégué syndical central CFDT pour les hypermarchés, renchérissait :

"On se sent trahis parce qu'aujourd'hui, on a une enseigne qui (...) dégage des bénéfices et a touché au niveau du groupe plus de 500 millions d'euros de CICE."

Il ajoutait:

"C'est de l'argent public, un vrai scandale financier parce qu'à l'origine le CICE était fait pour maintenir l'emploi".

Sur ce sujet du CICE, le député La France insoumise du Nord Adrien Quatennens twittait :

"Peut-on savoir où sont passés les millions du CICE après que les dividendes de la famille Mulliez aient été multipliés par trois entre 2014 et 2015?"

"L'État doit être ferme et demander le remboursement !" a aussi tweeté le secrétaire national du PCF Fabien Roussel.

L'entreprise assure qu'elle accompagnera les salariés

Dans son communiqué mardi, Auchan Retail France liste ces 21 sites : 13 supermarchés, 4 "drives", 2 "Halles", 1 hypermarché et 1 centre de préparation de commandes.

"Le choix de la cession répond à une triple volonté de l'entreprise: préserver l'emploi des collaborateurs concernés, assurer la continuité commerciale aux habitants et garantir le dynamisme économique des territoires", affirme le distributeur.

Dans le cas où ces certains de ces sites ne seraient pas repris, la direction s'engagera à "accompagner tous les collaborateurs concernés", via l'ouverture et la négociation d'un PSE avec les partenaires sociaux. "Leur nombre précis ne pourra être déterminé qu'à l'issue des cessions", précise encore Auchan.

Cette mauvaise nouvelle fait suite aux mauvais résultats et au plan de redressement annoncés le 8 mars dernier. Et à la dégradation de la note de l'enseigne par l'agence de notation Standard and Poor's de 'BBB' à 'BB-', et de 'A-3" à A-2', avec une perspective négative.

Une perte de plus de 1 milliard d'euros en 2018

On se souvient que, le 8 mars dernier, le groupe français Auchan Holding, qui a accusé une perte nette de 1,145 milliard d'euros en 2018, avait annoncé un plan de "redressement" de son pôle distribution, qui passera par une réforme en profondeur de ses hypermarchés et des coupes financières.

Pôle distribution de la holding, qui possède également la banque Oney et la foncière Ceetrus, Auchan Retail a obtenu des résultats "très insuffisants" l'an dernier, a reconnu Edgard Bonte, le nouveau (*) président du directoire de la société, non cotée en Bourse et propriété de l'Association familiale Mulliez (AFM).

Le produit de ses activités ordinaires - l'équivalent de son chiffre d'affaires - s'est ainsi établi en baisse de 3,3% à changes courants, à 50,269 milliards d'euros hors taxes, avec "une bonne résistance de l'Asie", a souligné Edgar Bonte lors d'une conférence de presse.

Quant à son excédent brut d'exploitation (Ebitda), il a perdu 20,5% à 1,518 milliard d'euros, avec une France en chute de 44,1%, en raison notamment "de l'impact du mouvement des +gilets jaunes+, à hauteur de 35 millions d'euros, et de la prime Macron (11 millions)".

Edgard Bonte, de la famille Mulliez, en redresseur d'entreprise

Ces mauvais résultats, qui étaient pressentis en fin d'année dernière, avaient conduit l'AFM à "un changement de gouvernance" et à la nomination de M. Bonte, 45 ans.

Président de Kiabi, une enseigne de la galaxie Mulliez qu'il a contribué à redresser, il a été nommé à la tête d'Auchan Retail (*) en tant que "redresseur d'entreprises sans a priori", selon ses propres mots.

"Je suis de la famille [il est le gendre de Patrick Mulliez, le frère de Gérard Mulliez, fondateur de l'empire, NDLR), ce qui me permet d'être libre de mes actes et de mes prises de position", a-t-il souligné.

"Renaissance" un plan d'action qui prévoyait des réductions de surface

Son "plan d'action", intitulé "Renaissance", sera centré sur l'hypermarché, le format-phare de l'enseigne, en lequel il "croit" mais qui doit "se métamorphoser" pour ne pas perdre en "attractivité".

Cette révolution passera par des "réductions" de surface, non chiffrées, l'arrivée de "nouveaux métiers" comme la restauration, ainsi que des "concessions" passées avec d'autres entreprises de la galaxie Mulliez (Decathlon, Boulanger, Leroy Merlin, Norauto ou Kiabi).

"On va faire +l'hyper plateforme+ mais en allant plus loin" que les concurrents, qui ont déjà ouvert des "corners d'enseignes" au sein de leurs grandes surfaces (Darty chez Carrefour, Cdiscount chez Géant Casino), a assuré M. Bonte.

Concrètement, ces partenariats, qui donneront accès aux "meilleurs spécialistes" du non-alimentaire aux clients de l'enseigne, seront testés dans cinq magasins au second semestre en France.

En mars, Edgard Bonte n'envisageait pas de réductions d'effectif

Ce plan doit également permettre "une identification de tous les foyers de pertes sans a priori" et, selon un principe de réalité, de "soit redresser les magasins, soit de les réformer", a expliqué Edgard Bonte.

Il est également prévu de baisser "de moitié" les investissements, ce qui génèrera "plusieurs centaines de millions d'économies en année pleine". Aucun plan de réduction d'effectifs, notamment en France, n'est en revanche programmé, a assuré le dirigeant ce 8 mars 2019.

Un "cadre financier strict", qui passera par une "maîtrise de l'endettement et des ratios financiers", sera donc mis en place en 2019, pour encadrer les trois entités de Auchan Holding, "avec des améliorations significatives attendues dès 2019". Il faut dire qu'avec plus de 1 milliard d'euros de perte nette en 2018, il y a de quoi vouloir serrer les boulons.

Les dépréciations d'actifs jugées responsables du mauvais résultat

Même si, pour le secrétaire général de la Holding, Xavier de Mézerac, le résultat est surtout grevé par "des dépréciations d'actifs", d'une valeur de 1,1 milliard d'euros, situés principalement en Italie, en France et en Russie, mais "purement comptables".

Quant au produit des activités ordinaires de la holding, il s'est établi en 2018 à 50,986 milliards d'euros, en baisse de 3,2% à changes courants, en raison notamment d'un "effet négatif de l'évolution des cours de change, principalement du rouble russe et du yuan chinois", selon le communiqué.

En raison de ces résultats, Auchan Holding ne versera pas de dividende au titre de l'exercice 2018, illustrant le "soutien" des actionnaires.

S&P abaisse les notes d'Auchan (et de Carrefour)

Le vendredi 22 mars, l'agence de notation Standard and Poor's avait abaissé les notes des deux groupes français de distribution Carrefour et Auchan, pointant des performances plus faibles que prévu et la concurrence féroce entre acteurs qui pèse sur les marges.

Concernant Auchan, l'agence de notation abaissait la note à long et court terme, respectivement de 'BBB' à 'BB-', et de 'A-3" à A-2', avec une perspective négative.

Elle anticipait le fait que le plan de transformation du groupe "prendra plus de temps et entraînera des coûts de restructuration plus importants que nous anticipions".

Standard and Poor's soulignait également que "la diversification plutôt forte des revenus, avec 65% du chiffre d'affaires généré à l'étranger, est moins bénéfique qu'il y a quelques années", mais dit s'attendre à ce que le groupe prenne "des mesures supplémentaires de réduction de coûts en France en 2019 et en 2020 pour retrouver une rentabilité plus durable".

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(*) Selon le communiqué diffusé le 8 octobre 2018 par Auchan Retail, "l'Association Familiale Mulliez a nommé Edgard Bonte comme Président d'Auchan Retail suite au départ concerté de Régis Degelcke. Cette nomination s'accompagne d'une évolution à venir dans l'organisation et le fonctionnement de l'entreprise. Elle conduira notamment à la suppression de la fonction de directeur général d'Auchan Retail, poste occupé jusqu'à maintenant par Wilhem Hubner. Edgard Bonte a également été nommé président du directoire d'Auchan Holding par le conseil de surveillance d'Auchan Holding."

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Commentaires
a écrit le 03/05/2019 à 7:42 :
Je trouve les produits Hauchan en rayons, chères pour une grande enseigne.
a écrit le 03/05/2019 à 0:30 :
Dépréciation d'actif, esbrouffe comptable pour licencier tranquille.
a écrit le 02/05/2019 à 19:50 :
Espérons que ce groupe reste français, ils sont déjà très belges.
S'ils on perçu des fonds publics sans tenir leur engagement, ils doivent les rendre bien évidemment.
a écrit le 02/05/2019 à 19:15 :
Auchan a bénéficié de millions d'aide du gouvernement, donc des citoyens français...il y a une responsabilité sociale de l'entreprise vis à vis des citoyens et employés...
Si Auchan persiste à licencier, il faut que Auchan remboursse le CICE....
Les citoyens consommateurs peuvent se révolter et agir concrètement en boycottant Auchan...
a écrit le 02/05/2019 à 11:26 :
Les entreprises n'ont pas vocation a faire du "social" mais a dégager des profits.Alors bravo a la famille Auchan qui a le courage de restructurer son groupe pendant qu'il en est encore temps.Rappelons aux haters que la famille Auchan paye beaucoup d'impots,c'est un des plus gros contribuables de notre pays.
Réponse de le 02/05/2019 à 17:09 :
Une leçon d'économie
Si Auchan paye de l'impots c'est parce que tous les jours des consommateurs font des achats chez eux
Morale de l'histoire:on a besoin des uns est des autres
a écrit le 01/05/2019 à 19:37 :
La CGT a tout faux;Les clients ont déserté les hypermarchés Auchan dans ces régions et c'est tout.
Trop de concurrence (Carrefour,Casino, Intermarché etc Leader Price,Lidl,Aldi) etc
Dans les régions où il ya peu de concurrence comme l'Hypermarché Auchan à Fontenay Sous Bois,Auchan est quasi le seul donc ne risque pas de fermer.
Toutes les entreprises françaises sont saignées à blanc en prélèvement sociaux et patronaux donc le CICE n'est qu'un réequilibrage modeste du ponctionnement de l'Etat.Une caissière coute combien en global par mois? Au moins 2000 euros alors qu'elle ne gagne pas grand chose.
Réponse de le 02/05/2019 à 14:10 :
"La CGT a tout faux"

Il me semble que la CFDT dit la même chose dans l'article, surement un oubli de ta part.
a écrit le 01/05/2019 à 15:08 :
Le phénomène qui se passe pour les hypermarchés vient :

1) taxation inéquitable entre commerces et gafas

2) les changements d’habitudes des consommateurs ne produisent pas ce genre de faillite

Il est «  urgent » au niveau mondiale de trouver une solution entre les anciennes économies et la nouvelle courbe d’économies numériques qui va créer des «  chômeurs de masse » et des guerres ... c’est une sonnette d’alarme .

Il faut taxer les Gafas à la proportionnelle des ressources gagnées dans chaque pays européen et pays non européen.
Il faut une équité entre toutes les entreprises ( de fiscalité )
Bercy doit s’adapter à ce facteur en réduisant la charge de ces entreprises pour éviter la banqueroute.
a écrit le 01/05/2019 à 11:50 :
Le CICE n'aurait jamais du servir à ce genre d'entreprise, seule les "manufacturières" devraient être concernées : PMI, ETI, artisans, agri-agroindustries, seules potentiellement créatrices d'emplois et d'exportation éventuelle, cela nécessite un peu plus de temps mais c'est là le véritable avenir !
Réponse de le 01/05/2019 à 22:38 :
Vous avez bien raison, c'est totalement idiot d'aider des revendeurs de marchandises, c'est de l'argent gaspillé en pure perte, A la limite ça va même fermer des petits commerces avec un déséquilibre structurel.
a écrit le 01/05/2019 à 11:13 :
La CGT s'indigne du fait qu'Auchan ait reçu 500 millions d'euros au titre du CICE et demande à l'Etat de récupérer cette somme. En matière de démagogie on est au sommet mais comme ce genre d'imbécilité est cru par les gens non informés sur le sujet, c'est à dire une immense part de la population, il s'agit de propos indignes.
Le CICE correspond à une baisse de charges très exagérées et n'a pas le caractère de subvention. D'ailleurs, le CICE a été remplacé par une baisse des charges en 2019, ce qui aurait du être fait dès l'origine.
Il faut dire qu'en matière de démagogie, le gouvernement fait ce qu'il faut pour brouiller les cartes également de façon indigne, repris en cela par tous les médias, en assimilant le CICE, la TVA à 10 % sur les travaux aux particuliers, les allègements de charges Fillon ... à des niches fiscales (sous-entendu des cadeaux aux entreprises).
Réponse de le 01/05/2019 à 18:23 :
Ce sont pourtant bien des cadeaux faits aux entreprises puisque de l’argent public vient remplacer ce qu’elles devaient auparavant payer.

Prenons le CICE : une baisse de cotisations (pas de charge !) équivaut à une baisse de salaire. La cotisation fait PARTIE du salaire et permet de financer CAF/Retraite/Sécu.

Ces baisses de cotisations sont compensées par l’état, donc, par nos impôts. Dit autrement, l’entreprise vers moins de salaire, et moi, salarié, je vais payer plus d’impôts pour payer ce cadeau. Dit encore autrement, je paye mon propre salaire. Malin, non ?
Réponse de le 02/05/2019 à 9:10 :
Faut pas croire ce que disent les hommes.
Pour les filles elles risquent d'être enceintes, pour les syndicalistes ils risquent de croire que les sont sujettes ´contreparties.
Oui nos énarques ont bien dit dans les journaux que le CICE était lá pour maintenir l'emploi, mais ce n'est dans aucune convention. C'est á ce moment là qu'il fallait être vigilant pas maintenant que l'omelette est faite et les oeufs cassés.
Franchement sur ce sujet nous avons toute la gabegie francaise:
-Un état qui écoute les promesses du MEDEF (Nous allons créer un million d'emploi) alors que l'on sait depuis la suppression administrative du licenciement que le comité des forges ne tient jamais ses promesses.
-Des hommes politiques qui sont bien content d'avoir un paravent pour cacher qu'ils refinancent les bénéfices des grands groupes avec lesquels la consanguinité est totale.
-Un patronat incapable de développer son business qui accuse les charges sur le travail de tous les maux.
-Des syndicats qui se font une représentation du monde dans la presse au lieu de lire les conventions.
Bref bienvennue dans le pays de Pangloss.
a écrit le 01/05/2019 à 9:38 :
Bruno LEMAIRE du coup va faire la promo du commerce en ligne ? Ha, mince moins de recette pour les radars. Moins de CO2, il s'en fout . Peut être G.MULLIEZ va créer l'enseigne " Reste dans ta Zone " ?
a écrit le 30/04/2019 à 18:40 :
Déprime pour les uns, primes pour les autres :

Ils sont récompensés pour leurs bonnes pratiques. Dans le cadre de la rémunération sur objectifs de santé publique (Rosp), plus de 61.000 praticiens se verront gratifier d’une prime de 4.705 euros en moyenne, comme le rappelle France 5. Pour obtenir cet avantage distribué par l’Assurance maladie, ces médecins ont faiblement prescrit des antibiotiques à leurs patients. Ils ont aussi augmenté leurs prescriptions de médicaments génériques et effectuer des actes de prévention (vaccinations, dépistages de cancer…).

Mise en place en 2012, la Rosp incite les médecins à effectuer plus d’actes de prévention, susceptibles d’anticiper des lourds problèmes de santé chez les patients. Et les bons comportements s’améliorent ! L’an dernier, ils étaient 52.939 médecins à bénéficier de la Rosp, contre 55.102 praticiens cette année. La prime a également augmenté d’environ 10% par rapport à 2017. Si les généralistes sont les plus gratifiés, certains spécialistes tirent leur épingle du jeu. C’est le cas des cardiologues, dont les 4.326 bénéficiaires se partageront une somme de 9,3 millions d’euros. Plus de 2.000 gastro-entérologues sont aussi éligibles cette année à la Rosp.
a écrit le 30/04/2019 à 16:25 :
On peut rappeler qu'Auchan et le groupe Mulliez ont perçu au titre du CICE (crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi), 500 millions d'euros sur les six dernières années.
Réponse de le 30/04/2019 à 18:09 :
donc auchan licencie avec l argent du contribuable ! elle est pas belle la vie
Réponse de le 30/04/2019 à 18:12 :
donc auchan licencie avec l argent du contribuable ! elle est pas belle la vie
Réponse de le 01/05/2019 à 11:18 :
Le CICE correspond à une baisse de charges sociales pour compenser le niveau démentiel qu'ont atteint les charges sociales à la charge des entreprises. D'ailleurs, au 1er janvier 2019 le CICE n'existe plus, remplacé par une baisse directe des charges.
Ce n'est et cela n'a jamais été un cadeau pour les entreprises mais la contrepartie d'un rackett des organismes sociaux sur les entreprises.
Le CICE institué par Hollande aurait du dès le départ ne pas exister en tant que tel. On aurait du baisser les charges sociales comme c'est maintenant le cas depuis le 1er janvier 2019.
Réponse de le 01/05/2019 à 17:41 :
@pierrot59

Les cotisations sociales, souvent appelées de manière impropre charges sociales.Les cotisations sociales correspondent donc à une part socialisée du salaire, c'est-à-dire collectée par des organismes appelés caisses afin d'être redistribuée. Les cotisants bénéficient en contrepartie d’une couverture partielle ou totale de frais divers, engendrés par l'un des grands « risques » que sont le chômage, la vieillesse, la famille, la maladie et les accidents du travail et maladies professionnelles. Cette contrepartie peut être immédiate (risque immédiat), ou différée : le salarié touche une pension à l'âge de la retraite.Et bien sur, le seul qui ne va rien percevoir ce sera notre Pierrot.Toi pas malade ,pas de retraite,pas de chômage ,rien incassable notre Pierrot.
Réponse de le 02/05/2019 à 23:01 :
500 millions sur 5 ans soit 80 par an. Malgré ça Auchan a perdu 1 milliard sur une seule année, ça prouve bien que le CICE est largement sous-dimensionné. De toutes façons le CICE c'est fini et va fort heureusement être remplacé par des baisses de cotisations patronales plus difficiles à remettre en cause.
Réponse de le 02/05/2019 à 23:06 :
@lachose : cette part socialisée du salaire, son bénéfice est-il réservé aux salariés cotisants ? Bien évidemment non. Il faut donc en finir avec les cotisations sociales, et financer la protection sociale par l'impôt. Par exemple une TVA sociale.
a écrit le 30/04/2019 à 16:05 :
Le souci n'est conjoncturel, mais structurel .... les éléphants de la GMS n'ont pas vu amazon et consorts venir. Avec l'État qui se gave de taxes sur le carburant. Le seul qui a vu le truc venir, c'est Serge PAPIN de chez U (en retraite). Le modèle semble des "commerçants" (des magasins, en fait dans le magasin) dans ces structures hors normes, histoire de redonner un coté humain. Également de piéger amazon. Le truc qui me semble le plus navrant de l'histoire, Bruno LEMAIRE n'a rien compris. Il est fort probable que les artisans disparaissent dans les 10, 15 ans qui viennent, sauf les niches. Pierre tombale pour Michel Édouard. J'attends de lire que c'est la faute de GJ, chose que je ne crois pas. Un truc me fait tristement marrer, la petite ville proche, se plain de ne plus avoir de commerçants, ces c... là vous obligent à payer un parcmètre pour stationner ! Leurs faire comprendre que l'eau coulent vers la bas... vaste programme . Plus de radars, la recette idéale pour le net . Il doivent se marrer chez amazon. Une médaille d'or pour M.Macron ?
a écrit le 30/04/2019 à 15:40 :
Avec les concurrents du hard discount aldi lidl et leclerc c’est très dur pour les deux grands du marché depuis des années maintenant les clients vont vraiment au moins cher possible
a écrit le 30/04/2019 à 15:36 :
Les Agriculteurs sont abusés ainsi que les PME Agro alimentaires,

alors ces rapaces et requins Grande Distrib, VRAIMENT PAS A PLEURER.


Le personnel est exploité et mal payé.
Réponse de le 30/04/2019 à 16:19 :
Marge sur pot de Nutella proche de 0%, 1kg de pommes 30%. Nos fins limiers de l'économie n'ont rien compris, bref un coup d'épée dans l'eau. L'équilibre des marges c'est urgent !!!!!!!!
Réponse de le 02/05/2019 à 19:24 :
Très juste...je propose de réagir activement:
1) Réclamer le remboursement par Auchan du CICE car c'est de l'argent public: faisons pression sur nos députés et sénateurs (leurs adresses mails sont sur le site de l'Assemblée et du Sénat
2) Boycotter les magasins Auchan: ils exploitent les travailleurs et travailleuses, etc...faire des pétitions et exiger le réemplois des salariés..
3) On pourrait généraliser cela à toutes les grandes entreprises qui font de l'évasion et de l'optimisation fiscale...
a écrit le 30/04/2019 à 14:20 :
du pipo du pipo
a écrit le 30/04/2019 à 11:38 :
Faut bien utiliser le CICE à quelque chose

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