Le tourisme parisien plus affecté par les attentats en novembre qu'en janvier

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Des chiffres qui confirment une intuition. A la suite des attentats du 13 novembre, le taux d'occupation des hôtels parisiens a chuté plus fortement qu'après ceux des 7 janvier et 9 janvier selon L'Office du Tourisme de Paris et des Congrès de Paris.
Dans la semaine qui a suivi les premiers, la baisse de ce taux d'occupation était comprise entre 0,3 et 6,5 points selon les jours. Après les attaques de novembre, la chute était comprise entre 20 et 30 points de pourcentage par rapport aux mêmes périodes l'année précédente.
L'office du tourisme indique par ailleurs dans un communiqué publié ce mercredi 25 novembre que le temps de "retour" à un niveau d'activité touristique ex-ante fut de 6 mois après les attentats qui avait déjà endeuillée la capitale en 1995, de 1 an après la destruction des tours jumelles à New-York en 2001 et de 4 mois après les attentats de janvier 2015 à Paris.
Impossible bien sûr de prévoir la date d'un retour à la "normale" dans le cas présent. Pourtant le ministre de l'Economie lui-même dit avoir observé que "la situation s'améliore". Emmanuel Macron s'est exprimé lors d'un déplacement à la Défense, où deux des personnes impliquées préparaient des attentats selon le procureur François Molins.
L'office du tourisme observe également de son côté "un retournement de tendance [qui] semble s'esquisser depuis ce week-end". La baisse de taux d'occupation des hôtels dans l'agglomération semble en effet ralentir, passant de 28 points le 21 novembre à 16 les deux jours suivants.
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Mais cette évaluation à très court terme est à prendre avec des précautions. Car malgré l'annulation de plusieurs manifestations initialement prévues en marge de la Conférence de l'Onu sur le Climat (COP21), l'événement lui-même devrait tout de même attirer un nombre important de visiteurs dans la capitale. Et contribuer à remplir malgré tout des hôtels parisiens qui bénéficient en temps normal des taux d'occupation les plus élevés dans l'Hexagone tout en subissant la concurrence des nouveaux modèles d'hébergement comme Airbnb.
Reste que le secteur du tourisme est le premier concerné par l'impact économique du sentiment d'insécurité lié aux attentats. Mais tous les professionnels n'en subissent pas les conséquences de façon uniforme. Le cabinet Giri spécialisé dans la restauration indique que:
Il ajoute que les "nationalités les plus en retrait depuis une semaine sont les Chinois, les Américains, les Russes et les clients provenant du Moyen‑Orient."
Dans la restauration, les services du midi sont moins affectés que ceux du soir. Ainsi dans le premier cas, la restauration avec vente au comptoir voit sa fréquentation chuter de 10%, celle avec placement à table de 15%. Le soir, les chutes ont évaluées à 40% pour les gammes de prix intermédiaires et peuvent aller jusqu'à 70% pour la restauration gastronomique.
Il apparaît en outre que, malgré des opérations comme "Tous au Bistrot", les sorties sont restées limitées. La soirée annuelle de lancement du Beaujolais enregistre ainsi une baisse de fréquentation de 30% par rapport à l'an dernier.
Dans ce contexte, les messages appelant à des formes de consommation "solidaires" se multiplient qui n'ont d'ailleurs pas toujours l'effet escompté. Le Medef a réitéré le sien :
Une situation qui risque de compliquer la fin d'année des professionnels impliqués, surtout celle des indépendants ne disposant pas forcément des moyens de supporter de fortes baisses de fréquentations. Aussi, après plusieurs réunions de la cellule de continuité économique à Bercy, le gouvernement a entériné lors du Conseil des ministres ce mercredi plusieurs mesures visant à soutenir commerçants et professionnels du tourisme. Celles-ci prévoient:
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