Aviation : Airbus met la pression pour changer d'échelle sur les carburants durables
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Airbus pousse pour une accélération du marché des SAF.
Denis Balibouse
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Airbus pousse pour une accélération du marché des SAF.
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Airbus le sait : sans une massification des carburants d'aviation durables (SAF), le transport aérien ne sera pas en mesure d'atteindre son objectif de zéro émission nette en 2050. Au cours de son « Summit » annuel, qui se déroulait ces lundi et mardi à Toulouse, Airbus a donc mis la pression à plusieurs reprises pour que les États et leurs gouvernements se saisissent davantage du sujet.
Accompagné du « pionnier » Bertrand Piccard, le président exécutif d'Airbus, Guillaume Faury, plante le décor en ouverture des débats : « L'élément difficile à résoudre avec les SAF est le prix. [...] Lorsque la bonne échelle sera atteinte, le prix baissera. » S'il reconnaît que les carburants durables resteront plus chers que le kérosène, il est persuadé que l'écart va se réduire. Pour l'instant, les biocarburants sont trois à cinq fois plus coûteux que le kérosène, et encore davantage pour les carburants synthétiques.
Vient ensuite le moment de planter une première banderille. Pour le patron d'Airbus, le constat est clair : pour que « les choses s'accélèrent avec un changement d'échelle, la régulation a un rôle à jouer ». Il appelle notamment à mettre en place une approche plus unifiée entre les différentes régions du monde, à commencer par la Chine, l'Europe et les États-Unis. Davantage enthousiasmé par la vision américaine et les incitations de l'Inflation reduction Act (IRA), que par les obligations d'incorporation de SAF européennes, le patron d'Airbus a profité de l'occasion pour laisser poindre une certaine inquiétude quant à la pérennité de ce système sous la nouvelle administration Trump.
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Le relais est pris par Julie Kitcher, directrice du développement durable d'Airbus. « Nous devons trouver une voie pour trouver le bon modèle économique viable pour les compagnies, les producteurs et les investisseurs », a-t-elle martelé, estimant ainsi qu'il faut combiner la visibilité offerte par les mandats européens pour soutenir la demande et les incitations américaines pour stimuler la production. Comme le dit plus directement encore Vanessa Hudson, directrice générale de Qantas - avec qui Airbus a lancé un fonds pour amorcer des projets locaux de production - « les gouvernements doivent jouer un rôle très important pour stimuler la demande et l'offre, en offrant des incitations pour aider à commercialiser les SAF ».
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